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ALORS QUE LE MINISTRE PROMETTAIT UNE AUGMENTATION «SYMBOLIQUE»

Anarchie sur les prix des transports!

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Anarchie sur les prix des transports!

Non satisfaits par les «augmentations» officielles, certains transporteurs ont appliqué leur propre barème...

Anarchie! C'est le mot le plus adéquat pour qualifier l'augmentation des prix des transports publics. Le ministère des Transports a pourtant instruit les différentes directions des transports à travers le pays de rendre public le nouveau barème des tarifs qui est applicable depuis le 10 janvier dernier.
La tutelle avait cédé, en partie, aux doléances des syndicats qui, avec la hausse du prix des carburants, ont réclamé des augmentations dans les prix des transports.
A cet effet, le ministère a concédé aux transporteurs une hausse de 5 DA pour le transport urbain et de 10 à 15% pour l'inter- wilaya. Mais ne voilà-t-il pas que ce barème a été le début de l'anarchie! Non satisfaits par ces augmentations, certains transporteurs ont appliqué leur propre barème...En effet, les citoyens mécontents de ce diktat ont contacté l'Association de protection et d'orientation du consommateur et son environnement (Apoce) pour dénoncer ce qu'ils qualifient d'augmentations sauvages. Munis des anciens et des nouveaux titres de transport, ils ont prouvé que les transporteurs n'en font qu'à leur tête.
Par exemple, le plafond des 45 DA pour les transports-urbains a été largement dépassé dans certaines régions du pays pour atteindre les 50 DA! On cite l'exemple de Sidi Okba dans la wilaya de Biskra vers le chef-lieu de la wilaya distant de 21,3 km. Le nouveau tarif devrait être de 45 DA, mais selon les témoignages des consommateurs il est de 50 DA! Ou encore Aïn El Beïda-Oum El Bouaghi (26,7 km) à 50 DA au lieu des 45 prévus dans le barème officiel. Néanmoins, la grande jungle se trouve au niveau des transports suburbains. Des augmentations de prix qui dépassent l'entendement! Jusqu'à 30 DA, voire 40 DA d'augmentations sur certains billets, comme dans certaines lignes dans la wilaya de Khenchela. Dans cette catégorie de transports où subsiste une certaine ambiguïté, il est plus facile pour certains transporteurs d'arrondir les distances ou les tarifs à leur guise. Le 1,90 DA pour le km passe directement à 2 DA! Une grosse différence quand on parle de plusieurs dizaines de kilomètres, sachant que ce barème vise les distances entre 100 et 200 km. Ce n'est pas rien! De même pour les distances comprises entre 30 et 100 km où l'«arrondisseur» est passé par là! D'autres transporteurs par contre respectent à la lettre les tarifs «dictés» par le ministère des Transports. Ce qui irrite encore plus les voyageurs qui ne comprennent pas ces «barèmes». «Pour des trajets de centaines de kilomètres, on voit des augmentations de 20 DA et pour même pas 5 km on voit des transporteurs augmentés de plus de 5 DA. C'est quoi ce paradoxe?», dénonce un voyageur très en colère. En fait, c'est simple: aux augmentations officielles, il faut donc ajouter les «taxes» qu'appliquent les transporteurs eux-mêmes, comme le font les commerçants ou les prestataires de service qui adapteront leurs tarifs à la cherté de la vie...Il fallait s'attendre à cette situation «incontrôlable». La hausse des carburants à certes provoqué un effet domino avec une augmentation légitime des tarifs des transports, même si elle est loin d'être «symbolique», comme l'avait promis le ministre en charge du secteur, mais le manque de contrôle fait qu'on est face à une situation comparable à de la spéculation.
La tutelle est donc appelée à «serrer» les vis aux contrôleurs, particulièrement ceux des zones enclavées du pays, du fait qu'ils sont les plus touchés par cette anarchie. Car, ils profitent du manque de contrôleurs dans ces régions pour dicter leur loi! On n'est qu'au début de ces nouveaux barèmes, et comme avec chaque nouveauté, il y a une confusion qui profite à la spéculation. On peut donc espérer qu'avec le temps, la situation revienne vite à la normale. A condition bien sûr, qu'il y ait quelqu'un pour contrôler...

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