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LANCEMENT DES PROCÉDURES DE LICENCIEMENT DES GRÉVISTES

Bras de fer Benghebrit-syndicats

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Elle reproche par ailleurs au Cnapeste le fait de demander l'ouverture d'un dialogue, mais de ne pas connaître les principesElle reproche par ailleurs au Cnapeste le fait de demander l'ouverture d'un dialogue, mais de ne pas connaître les principes

L'Algérie n'est pas en mesure d'augmenter les salaires. C'est une réalité. Et c'est cette réalité qui oblige Nouria Benghebrit et son gouvernement à ne pas reculer devant l'obstination des grévistes. Le gouvernement Ouyahia sait pertinemment qu'en lâchant du lest avec les enseignants ou encore les médecins résidents, il devra, juste après, faire de même avec les syndicats d'autres secteurs. Et ils sont nombreux.

Malgré la tempête syndicale qui risque de l'emporter, Benghebrit ne reculera pas. La Dame de fer algérienne est décidée à aller au bout de la logique imposée par la conjoncture économique actuelle du pays. Cependant, dans ce combat, la ministre de l'Education nationale n'est pas seule à faire face à la grogne. Il semble avéré que la décision de lancer l'application des procédures administratives relatives au licenciement des enseignants grévistes, ayant refusé de regagner leurs postes de travail après que la justice a qualifié d'«illégale» leur grève, est une décision prise après concertation. Elle traduit la volonté du gouvernement à préserver la maison Algérie car la baisse du prix du pétrole a mis le pays dans une situation financière des plus défavorables. «Nous n'avions pas de quoi payer les salaires de novembre» avait déclaré Ahmed Ouyahia, en septembre dernier devant les parlementaires. «Je n'ai rien à vous cacher. Au 31 août 2017, il n'y avait que 50 milliards de dinars dans les caisses publiques. Pas plus. Le pays a besoin de 200 milliards de dinars par mois», avait assuré le Premier ministre dans un discours alarmiste, mais réaliste. Selon le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, les réserves de changes de l'Algérie devraient baisser à 85,2 milliards de dollars à fin décembre 2018 et à 76,2 milliards de dollars à fin 2020. Est-ce qu' une telle situation permet réellement à l'Algérie de répondre favorablement à l'ensemble des besoins de ses citoyens et aux revendications des travailleurs? Le gouvernement a décidé de prendre des mesures pour réduire drastiquement les importations en écartant l'acquisition de produits superflus ou pour lesquels les besoins du marché national sont couverts par la production nationale. Des mesures qui confirment que l'Algérie racle les fonds de ses caisses. Comment est-il possible alors pour le pays de répondre aux revendications salariales des grévistes? L'Algérie n'est pas en mesure d'augmenter les salaires. C'est une réalité. Et c'est cette réalité qui oblige Nouria Benghebrit et son gouvernement à ne pas reculer devant l'obstination des grévistes du secteur de l'éducation. Et même ceux de la santé. Le risque de pourrissement n'est plus à écarter, sommes-nous tentés d'affirmer, cependant, le gouvernement Ouyahia sait pertinemment qu'en lâchant du lest avec les enseignants ou encore les médecins résidents, il devra, juste après, faire de même avec les syndicats d'autres secteurs. Et ils sont nombreux. Faut-il rappeler que l'intersyndicale qui compte en son sein au moins 11 syndicats, appelle à un débrayage à partir du 14 de ce mois.
Cinq autres syndicats du secteur de l'éducation ont l'intention d'observer un mouvement de protestation les 20 et 21 février prochains. Le principe de l'égalité a toujours primé et le gouvernement ne peut donc satisfaire les revendications d'un secteur au détriment d'un autre. En réalité, actuellement il ne peut satisfaire aucune demande. Il n'y a dans les caisses que 90 milliards de dollars, ce qui ne couvre pas deux années d'importation. Peut-on alors réellement se permettre des augmentations de salaire? Si cette option est choisie, l'Algérie se retrouvera très vite en train de «mendier» auprès du FMI. Elle perdra sa souveraineté étant dans l'obligation de se soumettre aux réajustements imposés par le Fonds monétaire international. Durant la période de l'opulence financière du pays, le gouvernement avait opéré une revalorisation conséquente des rémunérations de la fonction publique, assortie d'une période de rappel d'au moins quatre ans. Ce qui a induit à la valorisation du niveau de vie.
C'est dire que lorsqu'il y avait un gâteau, il a bien été partagé par l'ensemble du peuple. Or aujourd'hui, le gâteau a été consommé et il ne reste que des miettes à se partager! Et si le citoyen n'arrive pas à accepter les difficultés financières de l'Algérie, il continue d'exiger le «grignotage» des 90 milliards de réserves de changes et il ne restera plus alors qu'à fermer la «maison» Algérie et remettre les clés au FMI. Il est clair que la situation socio-économique du citoyen n'est pas reluisante. Cependant, il est attendu de ce dernier de retrouver son patriotisme social, un sentiment qui renforce l'unité et consolide le dévouement pour la patrie et la sauvegarde des intérêts du pays. L'Algérie a, aujourd'hui, plus que jamais besoin que ses enfants aient ce sentiment moral qui les pousse à se sacrifier pour préserver le pays.

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