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COURS DE JUSTICE

Journée bénéfique de l'inspecteur général dans l'Est

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L'inspection générale du ministère de la Justice est un outil de formation et de suivi des magistrats et ne sert plus qu'à matraquer...

L'inspecteur général du ministère de la Justice a effectué récemment une vaste tournée à l'est du pays (Jijel, Skikda et Annaba, trois cours de justice où les problèmes ne sont pas les mêmes et les besoins, aussi). La visite a été fructueuse, car les chefs de cours étaient à cheval sur les principes cardinaux de la magistrature. Cette tournée a été possible, histoire de tâter le pouls et la température des magistrats du coin. Hadj Tayeb Benhachem, l'inspecteur général, grâce à son sens d'homme de dialogue, sa courtoisie, et à l' appel de l'autre Tayeb Louh, qui, en 2014, avait proscrit la répression instaurée sous une ère révolue et qui ne reviendra pas de sitôt. Benhachem a le don de savoir parler aux magistrats, qui, il faut le préciser, ne manquent plus de rien ou presque! Des progrès considérables ont été enregistrés et l'ambiance est au top, même si on parle encore de magistrats «opprimés». Ah! Bon? Qu'ils se prononcent et leur cas sera vu dans la transparence la plus totale: ce qui est quasi certain, c'est que de nos jours, il n' y a plus de passe-droits ni de piétinements de lois ni de copinage ni même de visites étranges où les coquins dépassent les copains! Les réceptions se font dans un cadre organisé, le courrier est déposé à la réception où les hommes du sympathique, Mokhtar Fellioune, le directeur de l'administration pénitentiaire, sont d' une gentillesse sans égal, mais la fermeté avec, car ne l'oublions jamais, les citoyens qui viennent se plaindre ne se présentent jamais au siège, la fleur au canon! Et puis, trois visiteurs sur cinq veulent absolument voir l'inspecteur en personne! Allez leur expliquer que l'écrit prime sur l'oral! Il y a aussi des citoyens qui ne croient plus aux correspondances ni à d'éventuelles réponses... Un vrai casse-tête! Pour revenir aux magistrats qui connaissent des problèmes, il faut préciser que les portes du dialogue ont toujours été ouvertes, surtout que Louh sait mieux que quiconque combien fait mal une porte hermétique! Une porte ouverte, c'est généralement les bras ouverts au dialogue. Alors? «Il y a des collègues qui ont demandé à se rapprocher de leurs familles dans la mesure du possible: ça a été fait», commente un inspecteur écoeuré par tant d'ingratitude et révolté par des bavardages stériles et sans fondement qui ont de tout temps existé. D'ailleurs, les visites d'inspection sont faites pour évaluer les magistrats à leur juste valeur. «S'ils ne parlent pas au moment du passage de l'inspection, quand est-ce qu'ils vont le faire?», s'étonne un autre inspecteur qui a requis l'anonymat. C'est bizarre qu'il y ait encore des juges, des procureurs, des inspecteurs ou encore des cadres qui demeurent, cachottiers à l'extrême. «C'est insupportable, connaissant le ministre et ses vérités», estime un procureur général qui approche d'une retraite méritée mille fois et ébloui par l'action du ministre en fonctions, action qui consiste en un renforcement de la réforme initiée par le président de la République.
Au siège de l'inspection, sis Val d'Hydra, tout près de l'Ecole des magistrats, de la Cour suprême, du Conseil constitutionnel, de la Résidence des magistrats (en plein chantier de rénovation), du Conseil d' Etat et surtout du terrain où on va aménager le futur siège du ministère de la Justice qui remplacera au plateau des Annassers (Kouba) l' ex-chantier des années 1980, un supermarché avec toutes les commodités inhérentes à ce souk d'un autre âge, ainsi que le siège de la direction de l'administration pénitentiaire et du siège de l'Assemblée populaire de la wilaya d' Alger.Ainsi, voici, brièvement, une image d' un service «fort» et utile du ministère de la Justice, ministère oeil fixe sur les droits du citoyen qui en a fait l'ultime branche à laquelle il s'accroche en cas de désespoir né d'un contentieux que seule une justice sereine peut trancher!

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