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ORAN

20% des écoles dans un état lamentable

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L'Education nationale est ce secteur aux infrastructures présentant autant de dangers pour les écoliers et constituant un véritable casse-tête chinois pour les responsables locaux ne sachant plus quoi faire que de se lamenter sur le sort incertain dudit secteur. C'est ce que l'on déduit des derniers rapports de la commission de l'enseignement et de la formation professionnelle près l'APW d'Oran. «Rien ne va donc bien», souligne t-on expliquant que «20% des écoles d'Oran sont dans un état lamentable, en dégradation».
A cela s'ajoutent plusieurs autres écoles nécessitant des travaux de réaménagement, de réhabilitation mais aussi des entretiens permanents.
La situation est vraisemblablement difficile à prendre en main de sitôt étant donné que la responsabilité d'une telle charge est partagée aussi bien par les municipalités devant assumer tous les travaux liés à l'entretien et de maintenance que la direction de l'éducation en charge de souligner ses besoins avant l'adoption, par la municipalité, du plan de prise en charge de ces écoles, dont plusieurs sont à l'abandon total si ce ne sont des maîtres et des professeurs qui continuent à dispenser des cours à leurs élèves dans des conditions plus ou moins draconiennes. Il s'agit très souvent de ces enseignants affectés dans des zones rurales. Ils souffrent le calvaire d'une situation facilement gérable. Que faire donc dans de pareils cas et à la lumière du constat fait par les membres de ladite commission en se rendant récemment dans plusieurs écoles? Faut-il procéder aux colmatages des lézardes relevées sur des murs et des plafonds des dizaines des classes pouvant être qualifiées de tous les noms sauf de classes? Pour plus d'un enseignant, ces classes se transforment en enclos à «B» à la moindre bourrasque hivernale, des élèves s'entassent pêle-mêle, évitant les eaux pluviales, s'infiltrant aussi bien par des plafonds que par les murs. Le constat de la commission éducation près l'APW d'Oran souligne également le froid glacial auquel sont livrés des enfants scolarisés.
L'absence de chauffage dans plusieurs autres écoles est, selon un membre de la commission, flagrant. Si d'aucuns n'ignorent une telle triste réalité, les parents d'élèves sont, eux, exaspérés par ce qu'ils appellent le «silence irresponsable» des responsables locaux. A qui se plaindre? Les membres de la commission de l'éducation prés l'APW d'Oran ne comptent pas camper le rôle d'observateurs.
Pour plus d'un, une telle situation doit être débattue au niveau de l'hémicycle d'Oran lors de la prochaine session-APW. Des mesures sont à même d'être proposées? Qu'à cela ne tienne! La même commission a, à plus d'un titre, soulevé auparavant une telle problématique. Les mesures que l'on cherche dans les temps actuels ont été également annoncées durant les mandats précédents.
Le suivi a, par contre, été renvoyé aux calendes grecques. Où réside au juste la défaillance? Localement, l'élu du peuple n'a, hormis dans de rares cas, jamais eu l'audace d'affronter la situation en se plaçant en tant que force de propositions. «L'élu local est, lui aussi, transformé en cadre gérant sa carrière», déplore un parent d'élève. Telle est la triste vérité qui est à relever chez plus d'un de ces représentants du peuple ayant très souvent la peur aux viscères dès la visite du wali.

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