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ILS ÉTAIENT DES CENTAINES HIER À LA GRANDE POSTE

Les médecins résidents bravent l'interdit

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Ils étaient des centaines à braver l'interdit et le froid...Ils étaient des centaines à braver l'interdit et le froid...

Des slogans tels que «toujours debout, résidents jusqu'au bout», «résidents toujours unis», ou encore, «monsieur le ministre nous n'avons pas peur», fusaient de toutes parts.

Ils ont bravé l'interdit. Les médecins résidents ont battu le pavé hier à Alger. En dépit d'un dispositif de police imposant, la marche initiée par les blouses blanches a été tant bien que mal ébranlée depuis la Grande Poste d'Alger en passant par la place Emir Abdelkader jusqu'au siège de l'Assemblée populaire nationale (APN) pour revenir enfin au point de départ. Pendant leur marche, un cordon de sécurité composé par les éléments de la police antiémeute a été dressé tout autour des manifestants pour contenir le mouvement de la foule.
Une fois revenus à la place où la marche avait été entamée, les forces de l'ordre, bouclier et matraque à la main, ont complètement bouclé le périmètre, formant une sorte de cercle sur les contestataires. Ces derniers qui se sont mobilisés en masse ont démontré une résolution sans faille quant à arracher ce qu'ils estiment être leurs droits les plus fondamentaux. Des slogans tels que «toujours debout, résidents jusqu'au bout», «résidents toujours unis», ou encore, «monsieur le ministre nous n'avons pas peur», fusaient de toutes parts.
Le docteur Taileb, représentant du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) rencontré sur place dans l'après-midi, a dénoncé l'arrestation de plusieurs de ses confrères qui ont manifesté à ses côtés. «Je n'ai pas le chiffre exact, mais tout ce que je peux dire c'est que de nombreux manifestants ont été embarqués dans des bus, je ne sais où par la police». Il nous a indiqué avoir prévu une autre marche censée débuter de la même place vers l'hôpital Mustapha Pacha, mais «les services d'ordre nous l'ont catégoriquement interdite».Il a par ailleurs exprimé sa profonde conviction concernant la légitimité de cette action. Une action, dit-il, qui a été décidée après les menaces proférées par le ministère de la Santé quant à la fermeture des portes du dialogue, si suspension de grève il n'y a pas. «C'est purement du chantage, comme si cela allait nous dissuader de continuer notre grève», a-t-il souligné. Il a par ailleurs tenu à faire comprendre que le Camra n'a nullement besoin d'une médiation de la part de tel ou tel parti politique notamment: «Nous avons été accostés ce matin à l'APN par deux députés du Parti des travailleurs (PT) et de celui du TAJ, mais nous ne voulons pas qu'un parti politique s'en mêle», insiste-t-il.
Le docteur Taileb a assuré en outre qu'il n'y a eu aucun écho de la part de la tutelle des suites de cette action: «Jusqu'à cette heure, silence radio de la part des autorités concernées». Revenant sur les revendications des médecins résidents, le même représentant estime que les conditions avec lesquelles évoluent les médecins résidents ne sont plus soutenables. «On voit des patients mourir quotidiennement à cause d'un manque criant de moyens, cela n'est plus concevable», a-t-il indiqué. Il pointera par ailleurs du doigt la politique de deux poids, deux mesures appliquée dans les hôpitaux concernant la prise en charge des patients les plus privilégiés pendant que le reste est livré à lui-même. Le docteur Taileb s'est également insurgé contre la mesure prise dans certains établissements de santé portant sur la ponction et le gel des salaires des médecins grévistes dans certains établissements de santé. Il expliquera à ce propos que «les mesures disciplinaires de la sorte ne peuvent être appliquées que sur des fonctionnaires, ce que nous ne sommes pas de toute évidence». Sachant que le statut du médecin résident n'est toujours pas défini, et «c'est là toute la problématique». Mohamed Taileb a encore insisté sur le fait que tant que la police les empêcherai de marcher, ils ne comptent pas bouger de leur place. En début de matinée, ils se sont dispersés en groupes pour contourner le flux de policiers qui les attendaient sur place. Aux alentours de l'APN, un autre groupe d'environ 300 personnes tentait de rejoindre le reste des manifestants. A l'heure où nous mettons sous presse, la situation n'a pas évolué, les blouses blanches entourées d'un dispositif policier, sont toujours en sit-in au même endroit.

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