A L'APPEL DU CONSEIL NATIONAL DU CNAPESTE

Grève et sit-in des enseignants à Tizi Ouzou

Grève et sit-in des enseignants à Tizi Ouzou

Le rassemblement en question s'est déroulé dans un cadre pacifique et bien organisé, a-t-on constaté sur place.

La majorité des enseignants exerçant dans les établissements scolaires des quatre coins de la wilaya de Tizi Ouzu a répondu favorablement à l'appel lancé, il y a quelques jours, par le Conseil national du syndicat autonome, le Cnapeste.
En effet, la grève a été massivement suivie surtout dans les lycées où le Cnapeste jouit d'un capital de sympathie immense, du moins dans la wilaya de Tizi Ouzou. Il en est de même concernant l'appel à l'observation d'un rassemblement de protestation. Ils étaient des centaines d'enseignantes et d'enseignants à s'être regroupés dès la matinée de la journée d'hier, lundi, devant le siège de la direction de l'éducation de Tizi Ouzou pour participer au sit-in de protestation initié à la même occasion par le même syndicat.
Le rassemblement en question s'est déroulé dans un cadre pacifique et bien organisé, a-t-on constaté sur place. Les enseignantes et les enseignants présents en force ont scandé de nombreux slogans, notamment ceux en faveur de l'ouverture du dialogue avec la tutelle, seule alternative à même de mettre un terme au climat de tension qui prévaut dans le secteur depuis pratiquement le milieu du premier trimestre dernier. Abderrahmane Ouaked, porte-parole de wilaya du syndicat Cnapeste, a pour sa part prôné un discours d'apaisement à l'occasion de sa prise de parole lors dudit sit-in de protestation. Abderrahmane Ouaked qui s'exprimait au nom du Cnapeste de Tizi Ouzou a rappelé que les deux actions de protestation de ce lundi (la grève et le sit-in) s'inscrivent en réponse à l'appel du conseil national du syndicat Cnapeste.
D'abord et avant tout, il s'agit de se solidariser avec les enseignants des autres wilayas du pays, en grève et dont certains viennent de faire l'objet de mesures de radiation après avoir été destinataires de mises en demeure. Le fait aussi que le ministère de l'Education nationale ait décidé de suspendre les salaires des grévistes est une autre raison qui motive ces actions de protestation. Mais la raison principale, c'est le fait que le protocole d'accord signé entre les responsables du Cnapeste d'une part et le ministère de l'Education nationale d'autre part, en 2016, n'a pas été respecté et appliqué. «Si nous sommes là, c'est pour encore relancer notre appel au dialogue avec la ministre de l'Education nationale.
Nous connaissons très bien le préjudice qu'engendrent ces grèves sur les élèves, mais nos revendications ne devraient pas pour autant être remises aux calendes grecques», a ajouté Ouaked.
Il y a lieu de souligner en outre que l'appel à la grève du Cnapeste a été suivi massivement au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou où les lycées Abane Ramdane, Fadhma Nsoumer, El Khansa, Colonel Amirouche étaient tous paralysés hier ainsi que plusieurs CEM et écoles primaires. Ailleurs aussi, le mot d'ordre d'arrêt de travail d'une journée a été suivi à la lettre comme dans les localités de Ouaguenoun, Draâ Ben Khedda, Aït Yahia Moussa, Tigzirt, Maâtkas, Souk El Thenine et un peu partout ailleurs. Notons enfin que les élèves de la wilaya de Tizi Ouzou viennent encore de perdre deux journées successives de leur scolarité: dimanche dernier, à cause de la neige et de l'état impraticable de la majorité des routes et hier lundi suite à l'appel à la grève lancé par le conseil national du Cnapeste.