COMMISSION DE DISCIPLINE DU FLN

Tliba et Djemaï traduits le 27 février

Tliba et Djemaï traduits le 27 février

Ces derniers seraient impliqués dans la mise sur pied de la coordination de soutien au 5e mandat en faveur du président Bouteflika. La commission de discipline a commencé à travailler depuis avant-hier, selon une source concordante. Tliba et Djemaï sont soupçonnés d'avoir monnayé leur poste au FLN, soufflé le chaud et le froid au parti majoritaire au Parlement, sous l'ère de Amar Saâdani, avant de tomber en totale disgrâce. S'il s'avère vrai que leurs dossiers soient examinés par la commission de discipline, ces deux députés hommes d'affaires, seront radiés du parti ou du moins, ils perdront leur qualité de membre de comité central. La commission de discipline installée récemment, étudiera les dossiers des sept ou cinq cas, des cadres et mouhafedhs du parti, dont celui de Baha Eddine Tliba, ancien vice-président de l' APN et actuel député de Annaba. L'initiative de Tliba a suscité une vive réaction de la part de la direction du FLN. Ladite commission de discipline, réactivée pour traiter de la sortie publique très contraignante de l' homme d'affaires et député de Annaba, sera dotée de règlement intérieur. Ce projet devrait être soumis à l'adoption par les membres du bureau politique au cours de cette semaine. A ce propos, les adversaires du secrétaire général du parti, lui reprochent de vouloir être juge et partie, en essayant d'avoir le contrôle sur cette commission de discipline, «laquelle doit être totalement autonome vis-à-vis du secrétariat général et indépendante du bureau politique», indique-t-on. Pour rappel, lors du dernier meeting tenu à Aïn Témouchent, Ould Abbès avait insisté sur l'interdiction formelle faite à l'ensemble des cadres, militants et membres dirigeants du parti, de parler du 5e mandat, car il est encore tôt pour évoquer cette question qui est du ressort du chef de l'Etat, également président effectif du FLN depuis le Xe congrès. En réaction à l'initiative de Baha Eddine Tliba, le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, intronisé à la tête du parti le 22 octobre 2016, en remplacement de Amar Saâdani, a annoncé récemment que l'ordre du jour de la session du comité central, prévue pour le 19 mars prochain, sera réduit à deux points seulement: lecture et adoption du bilan moral et financier. Dans ce contexte, à l'exception de Amar Saâdani, les anciens Premiers ministres, chef de gouvernement, députés et ministres, dont les noms ont été cités comme faisant partie de la coordination de Tliba, ne se sont pas faits prier pour se démarquer. Cette gesticulation a pris les allures d'une affaire d'Etat, selon de nombreux observateurs. Toutefois, il est fort à parier que ce silence ne durera pas assez longtemps, car l'échéance présidentielle est relativement proche. «Il y a des arrière-pensées derrière cette initiative par laquelle on a voulu rééditer le scénario de 2004», avait estimé Ould Abbès.