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CHANGEMENT DE LA MONNAIE NATIONALE

Le niet du gouverneur de la Banque d'Algérie

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L'introduction d'une nouvelle monnaie ne va pas absorber les sommes qui circulent dans le marché informelL'introduction d'une nouvelle monnaie ne va pas absorber les sommes qui circulent dans le marché informel

Le gouverneur de la Banque d'Algérie a affirmé qu'il va adresser des instructions fermes à l'ensemble des banques pour faciliter la tâche aux citoyens.

Le débat sur le changement de la monnaie, qui a soulevé une polémique, est clos. Le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Loukal, a écarté définitivement cette éventualité.
«Le changement de la monnaie n'est pas à l'ordre du jour», a-t-il clairement déclaré lors de sa réponse aux préoccupations des députés. Voulant clore ce débat, l'hôte des députés ajoute que ce sujet n'est pas du tout inscrit dans l'agenda du gouvernement et il n'y a aucun projet ou objectif visant à aller dans ce sens.»
Le patron de l'institution monétaire a confirmé plutôt le renouvellement des billets de banque de 1000 DA et de 500 DA et la pièce de 100 DA. Pour lui, ce changement symbolique vise à sécuriser davantage les billets de banque. Il a reconnu, dans ce sens, que les billets de 1000DA font l'objet de trafic. Contrairement à ce que soutiennent les experts et politiques, Loukal estime que l'introduction d'une nouvelle monnaie ne va pas absorber les sommes qui circulent dans le marché informel. Il a cité l'exemple de l'Inde qui a traversé une crise économique suite au changement de ses billets. Selon lui, l'assainissement de l'informel repose sur le renforcement du contrôle des transactions et la surfacturation ainsi que le recouvrement. Loukal a estimé la masse monétaire qui circule dans l'informel entre 2500 à 3000 milliards de dinars, et 1500 à 2000 milliards de dinars sont thésaurisés par les opérateurs.
Le patron de la Banque d'Algérie admet publiquement l'échec des banques à attirer ces capitaux. «J'ai réuni le 18 janvier dernier toutes les banques en leur avouant leur incapacité à drainer les liquidités hors circuit bancaire», a-t-il fait savoir tout en faisant part de l'existence de dépassements et de complications au niveau des banques. En vue d'encourager la bancarisation, le gouverneur de la Banque d'Algérie a affirmé qu'il va adresser des instructions fermes à l'ensemble des banques pour faciliter la tâche aux citoyens. Il a même annoncé des formations pour les agents au niveau des guichets de banque pour rendre la bancarisation plus efficace. Selon lui, ce n'est pas à l'agent des guichets de demander des détails sur la provenance des fonds. «En cas de soupçon, la banque va s'enquérir sur l'origine de cet argent», a-t-il assuré en affirmant que les banques ont appliqué strictement la convention Gafi sur le contrôle de l'origine de la provenance des fonds. Revenant sur l'ouverture des bureaux de change, ce responsable ne voit pas l'utilité de cette démarche. «Nous n'allons pas transférer les bureaux de change au square», a-t-il affirmé en précisant toutefois que le dinar n'est pas une monnaie convertible. Au sujet du prêt de 5 milliards de dollars accordé au Fonds monétaire international, Loukal a soutenu qu'aucun dollar n'a été dépensé des réserves de changes. Il a expliqué qu'il s'agit juste d'un engagement pris par l'Algérie pour mettre à la disposition du FMI ce montant en cas de crise monétaire. Enfin, avant de conclure, le gouverneur a réfuté les lectures et les analyses de certains experts qui comparent la situation de l'Algérie à celle du Venezuela. «On ne compare pas le soleil à la lune», a-t-il dit en rassurant que la situation de l'Algérie est beaucoup mieux que celle du Venezuela.

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