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LE MOT D'ORDRE D'UNE JOURNÉE DE PROTESTATION NATIONALE N'A PAS MOBILISÉ

L'intersyndicale rate sa grève

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Une mobilisation qui n'a pas draîné grand-mondeUne mobilisation qui n'a pas draîné grand-monde

Il importe peu, de connaître les raisons de l'échec de la grève nationale, car il ne s'agit nullement dans ce bras de fer qui oppose l'intersyndicale au gouvernement d'aboutir à un gagnant et à un perdant. Il s'agit plutôt de trouver le moyen de résoudre l'ensemble des différends avant de recourir à la grève, de paralyser le pays et toute la machine du développement.

Elle devait paralyser l'ensemble des secteurs du pays: fermer les portes des administrations, suspendre les enseignements dans les écoles, interrompre l'activité des établissements hospitaliers ainsi que toutes les opérations au niveau de la poste ou encore de la Sonelgaz.
La journée de protestation à laquelle a appelé l'intersyndicale, a été un flop total. Ce qui devait être une démonstration de force de grande envergure n'a finalement été qu'une tempête dans un verre d'eau. Cette réalité qui ne devrait nullement être assimilée à un dénigrement, doit pousser les syndicats à repenser leur stratégie et s'expliquer les causes de cet échec. Un échec cuisant, faut-il encore le préciser, observé dans plusieurs wilayas. A Oran par exemple, ils n'étaient que 200 personnes à représenter 14 syndicats lors du sit-in observé, hier, devant le siège de la wilaya.
Les autres travailleurs oranais, des milliers, ont tous choisi de rejoindre leurs postes de travail. A Béjaïa, les travailleurs ont également tourné le dos à cette grève d'une journée puisque globalement, seuls ceux des secteurs qui observent déjà un débrayage, ont répondu à l'appel de l'intersyndicale, à savoir les secteurs de l'éducation et de la santé publique. Le mot d'ordre de grève nationale appuyé par un rassemblement devant le siège de la wilaya n'a pas mobilisé également ni à Annaba ni à Tizi Ouzou. Pourquoi une telle déconfiture? Ces syndicats ne sont-ils pas représentatifs? Ne savent-ils pas mobiliser les travailleurs pour défendre leurs intérêts? Est-ce que les travailleurs n'arrivent pas à prendre conscience de l'importance d'une telle mobilisation? Ou peut-être que ces derniers sont plus raisonnables que leurs représentants et ont bien assimilé la situation économique précaire du pays? En fait, il importe peu, pour le lecteur, de connaître une réponse à toutes ces questions, car il ne s'agit nullement dans ce bras de fer qui oppose l'intersyndicale au gouvernement d'aboutir à un gagnant et à un perdant. Il s'agit plus de trouver le moyen de résoudre l'ensemble des différends avant de recourir à la grève, de paralyser le pays et toute la machine du développement. Comment réussir ce challenge? L'intersyndicale soulève le problème des atteintes aux libertés syndicales. Et, il faut le faire, la Constitution et la législation algériennes consacrent la liberté de constitution d'association, le droit syndical, le droit de grève et le droit de participation. Personne ne peut le nier. Ce droit doit donc être défendu, mais dans le respect des dispositions juridiques et réglementaires qui le régissent. Des textes de lois qui s'appuient, faut-il le rappeler, sur les fondements et principes des conventions de l'Organisation internationale du travail (OIT). Et, que prévoient les lois quand il s'agit d'un appel à la grève? Il est question pour un syndicat d'appliquer les mesures préventives prévues dans les conventions collectives de travail et le recours aux voies internes pour le règlement des différends ainsi que d'opter pour la conciliation, avant de recourir à la grève. Et en cas de la prise d'une décision de grève, il est stipulé que le syndicat est tenu de poursuivre le dialogue même lors de la période de préavis de grève ou durant celle-ci. Autrement dit, si toute cette démarche est respectée, les syndicats ont le droit de protester, mais tout en restant ouverts au dialogue. Les tutelles des différents secteurs en grogne sont, quant à elles, tenues d'ouvrir leurs portes et d'entamer les pourparlers. Cependant, si les syndicats ont transgressé la loi et que leur grève est déclarée illégale, ces derniers doivent obtempérer à la décision de justice. Les règles du jeu sont claires et chaque partie doit les respecter! Il ne s'agit nullement de brûler les étapes car le dialogue rêvêt une importance cruciale pour le règlement des conflits sociaux. Si réellement, il y avait une culture du dialogue et que les parties en conflit jouissaient de réelles capacités leur permettant d'assumer pleinement le rôle de négociateurs, les différends entre syndicats et employeurs n'aboutiraient pas assurément, comme c'est le cas en Algérie, à un blocage. L'intersyndicale qui exige l'annulation de la réforme du système de retraite et la participation des partenaires sociaux à la préparation de la nouvelle loi du travail pourrait, sans avoir à appeler à une paralysie totale du pays, s'asseoir autour d'une table de négociation. Les représentants syndicaux des travailleurs appellent à la révision de la grille des salaires et l'amélioration du pouvoir d'achat de tous les travailleurs. Pourtant, ces derniers et du fait d'être structurés dans des syndicats, politisés même, ils devraient être les premiers à avoir conscience des conséquences de telles exigences. Car autant les syndicats sont dans leur rôle premier de revendiquer une amélioration du niveau de vie du travailleur, autant ils sont dans l'obligation de protéger son outil de travail. Citoyens avant d'être des syndicalistes, ces derniers ont également des devoirs envers leur pays dont en premier veiller à sa quiétude et stabilité. Et il est à se demander donc pour quelle raison ces derniers optent pour le pourrissement tout en sachant pertinemment que les pouvoirs publics sont dans l'incapacité de répondre favorablement à leurs revendications, en raison de la conjoncture économique fragile du pays. Que 14 syndicats parviennent à paralyser le pays, cela rendra-t-il service à la société? C'est la question centrale qu'il faut se poser et à laquelle il faut répondre. Une réponse qui ne peut être tronquée du rappel des nombreuses initiatives prises par l'Etat pour maintenir le niveau de vie des Algériens après la chute des prix du pétrole en 2014. Elle ne peut être amputée du fait que l'Etat a mis en place un système de protection qui coûte plus de 1 600 milliards de dinars au Trésor public. Et même s'il n'est pas parfait, il n'en demeure pas moins que l'Etat fait l'effort de le maintenir.

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