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EDUCATION: ILS DÉBRAYENT AUJOURD'HUI ET DEMAIN

Les mauvais calculs des syndicats

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Le Cnapeste joue et perd...Le Cnapeste joue et perd...

Les cinq organisations doivent sûrement penser qu'il s'agit là du moment opportun pour «soutirer» un accord du gouvernement qui est déjà mis au pied du mur par le Cnapeste. Ils cherchent à tirer profit d'une situation déjà «pourrie».

Le secteur de l'éducation n'en a pas fini avec la grogne. Les enseignants veulent avoir tout et tout de suite. Et même si leurs revendications ne relèvent pas du ministère de tutelle, ils exigent du gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour y répondre favorablement. Pour montrer leur ferme intention à arracher ces doléances, l'intersyndicale de l'éducation composée de cinq syndicats (Unpef, Snte, Satef, Snapest et CLA), observe un débrayage de deux jours à partir d'aujourd'hui. Une décision prise après avoir rencontré, dimanche dernier, la ministre de l'Education. «Tous les points soulevés ne relèvent pas du ministère de l'Éducation nationale, mais de la chefferie du gouvernement. On est parti pour qu'on ne dise pas que nous sommes des hors-la-loi», a déclaré Meziane Meriane, du Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest). Une manière de dire que la rencontre avec Nouria Benghebrit était facultative et que le maintien de la grève de deux jours était décidé bien avant cette réunion. Il est à se demander alors pourquoi cette mise en scène? Est-ce juste pour respecter les procédures qui imposent aux syndicats d'entamer des négociations avant toute protestation qui doit être une option de dernier recours? En fait, même en s'imposant une rencontre avec la ministre de l'Education, l'intersyndicale est loin d'avoir respecté les règles du «jeu» car de l'avis de tous les experts des procédures administratives et même du ministère du Travail qui est le premier garant de la liberté syndicale et du droit d'exercice de grève, un syndicat est tenu de respecter les procédures préliminaires avant le lancement de tout mouvement de protestation. Le syndicat se doit, selon la loi 90-02 relative au règlement des conflits du travail, tenir des réunions périodiques avec l'autorité compétente pour exposer ces revendications, de recourir, en cas d'échec, aux procédures conventionnelles internes et de solliciter, en troisième lieu, la médiation de l'inspection du travail. Ce n'est qu'une fois toutes ces voies épuisées, qu'un syndicat est en droit de déposer un préavis de grève tout en restant disposé à négocier. Et il est à se demander si l'intersyndicale est passée par toutes ses étapes. Au-delà du respect des procédures administratives, il y a une autre question beaucoup plus importante à soulever. C'est celle de comprendre la logique de ces syndicats à «mettre de l'huile sur le feu». Pourquoi recourent-ils à une grève au moment même où le secteur est déjà fortement secoué par la grève du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l'éducation (Cnapeste). La situation a atteint le pourrissement et les élèves enregistrent un retard important dans les enseignements, mais cela ne semble nullement figurer dans les préoccupations premières des enseignants ou de leurs représentants syndicaux. Les syndicats doivent sûrement penser qu'il s'agit là du moment opportun pour «soutirer» un accord du gouvernement qui est déjà mis au pied du mur par le Cnapeste. A suivre leur raisonnement, l'Exécutif de Ahmed Ouyahia, pris au piège, ne pourra pas être sur tous les fronts et ne réussira jamais à remédier à l'abandon de poste des enseignants au niveau des trois paliers. Un coup de force, c'est ce que visent les syndicats qui cherchent à tirer profit d'une situation déjà «pourrie». Regrettable d'en arriver là,.de voir des syndicats qui cherchent à engoncer le gouvernement de leur pays au moment même où l'Algérie a besoin que tous ses enfants s'unissent pour la porter au-delà d'une accablante crise économique. Au-delà des regrets et concrètement, le gouvernement continue sa démarche légaliste dans le traitement de la crise du secteur de l'éducation. Il a encore une fois et par le biais du ministère de tutelle, rappelé que la poursuite de la grève, déclenchée par le Cnapeste, met les enseignants concernés en situation d'abandon de poste passible de licenciement. Mieux, il a tenu à préciser que le calendrier scolaire sera respecté en dépit du mouvement de grève, assurant que «que toutes les dispositions pédagogiques et organisationnelles ont été prises pour garantir la scolarité des élèves et rattraper le retard causé par le débrayage», notamment dans les wilayas de Blida et Béjaïa. Outre la mise en oeuvre de méthodes pédagogiques adaptées à ce genre de situation, le ministère de l'Education va recourir à des enseignants vacataires, à des enseignants retraités et à des inspecteurs pour prendre en charge la scolarité des élèves et cela en plus d'un réaménagement des emplois du temps. Pour ainsi dire, l'obstination du Cnapeste risque de lui faire perdre l'ensemble de ses adhérents qui seront, dans le respect des procédures de l'administration, révoqués. Pris à son propre piège, le Cnapeste va se pousser à l'autodissolution. En ce qui concerne les cinq autres syndicats de l'éducation, le gouvernement ne manquera certes pas de répondre à leurs revendications quand ces dernières sont relatives à un dysfonctionnement dans le statut ou encore à l'application d'un décret mais il ne sera pas en mesure de «débourser» des sous pour réviser le régime indemnitaire ou la grille indiciaire, ni même actualiser les primes. Il ne s'agit pas là d'une mauvaise volonté, mais de la réalité financière du pays. Les caisses de l'Algérie s'amenuisent continuellement en raison de la baisse du prix de l'or noir. Et si les syndicats décident de ne pas reculer, il faut alors s'interroger sur leurs intentions? Où veulent-ils mener le pays? Car si les fonds de caisse de l'Algérie sont engloutis dans de nouvelles augmentations de salaires, le pays devra ingurgiter la potion amère du FMI, le colonisateur des temps modernes. Passer sous les fourches Caudines du FMI équivaut la perte de souveraineté nationale. Les syndicats, sauront-ils raison garder? Et le peuple va-t-il accepter que le pays perde sa souveraineté?

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