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BENGHEBRIT LANCE UNE CONSULTATION NATIONALE POUR FIXER LA DATE DE L'EXAMEN

Le bac passe à l'"urne"

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La ministre de l'Education nationaleLa ministre de l'Education nationale

Le ministère de l'Education nationale veut instaurer, au sein de l'institution éducative, la sérénité qui lui a manqué ces derniers mois.

La proposition du ministère de l'Education nationale, concernant le report des examens du baccalauréat, sera soumise à large consultation à partir de demain. A travers cette démarche, le département de Nouria Benghebrit entend, sans doute, régler plusieurs problèmes à la fois. En effet, le retard causé par la grève du Cnapeste, le climat électrique qui entoure l'institution éducative et le stress que subissent les élèves et leurs parents, sont autant de pesanteurs qui pourraient être levées par le simple recul des dates des épreuves du baccalauréat. L'idée d' «enjamber» le mois du Ramadhan est assez intéressante, en ce sens que le mois sacré «bloque» les Algériens chez eux. En pareille période de l'année, les familles ne font pas de projets et attendent la fin du mois sacré pour organiser leurs vacances. Ce temps, précieux pour les candidats, peut être utilisé pour allonger la phase des révisions, pour ceux qui n'ont pas été touchés par la grève, et terminer le programme sans pression, pour les élèves de Bejaïa, Blida et Tizi Ouzou. La proposition du ministère de l'Education n'est donc pas dénuée de sens et permet une réelle détente dans un secteur qui a vécu une extrême tension durant tout un mois. Il n'est pas dit, cependant, que le recul des dates du bac soit acquis, pour autant. Nouria Benghebrit a opté pour la consultation des partenaires sociaux, l'objectif étant sûrement d'obtenir une sorte de consensus, histoire d'éviter de mauvaises surprises. Il faut dire qu'avec une dizaine de syndicats, l'Education nationale n'est jamais à l'abri d'une sortie de route de la part d'une ou autre organisation syndicale. Dans un communiqué rendu public, hier, le ministère se veut pédagogue, à la limite même du «démocratisme». «Dans le souci de réunir toutes les chances de réussite aux élèves qui s'apprêtent à passer l'examen du baccalauréat session 2018, et considérant l'état d'anxiété que les élèves ont vécu durant le deuxième trimestre suite aux grèves et aux interruptions de la scolarité, le ministère de l'Education nationale propose, en accord avec ses partenaires sociaux, parents d'élèves et syndicats agréés dans le secteur, aux candidats, aux enseignants du secondaire, aux directeurs des lycées et aux inspecteurs de l'éducation nationale, la participation à cette consultation pour donner leurs avis sur les périodes du déroulement de l'examen du baccalauréat session 2018», rapporte le ministère. Le propos, expurgé de toute velléité autoritaire, amène à penser que le département de Nouria Benghebrit veut instaurer, au sein de l'institution éducative, la sérénité qui lui a manqué ces derniers mois. Il reste qu'en innovant dans la gestion d'un examen national, le ministère prend le risque d'une autre cacophonie, puisque avant même le lancement officiel de la fameuse consultation, des responsables de syndicats du secteur ont formulé leur opposition à la proposition ministérielle. Pour expliquer leur refus, les représentants des enseignants de lycées ont sorti des arguments tout à fait ridicules, sans aucun rapport avec les préoccupations avancées par le ministère. S'élançant dans des analyses déplacées sur les habitudes ramadhanesques des familles algériennes, l'un des syndicats, le Snapest en l'occurrence, conclut que le report du baccalauréat n'aura aucun impact sur les rattrapages des cours, pour cause de Ramadhan. Il faut dire que la légèreté avec laquelle des syndicats semblent se positionner sur une question aussi cruciale que le baccalauréat, traduit, de leur part, un comportement égoïste. Il se dégage, en effet, une impression de corporatisme poussé à l'extrême, au point où le sort des lycéens candidats au baccalauréat ne constitue aucune priorité. Peut-on estimer logique que le premier responsable du Snapeste réponde du tac au tac, sans consultation de sa base et sans même prendre le temps de la réflexion? Cela dénote, reconnaissons-le, une attitude plus proche de la course à la médiatisation que d'une posture du pédagogue qu'il est. Cela étant, tout n'est pas encore dit sur cette démarche consultative. Le ministère de l'Education nationale a chargé les directeurs des lycées de donner leur avis et faire les intermédiaires entre la centrale et les enseignants. De son côté, l'inspection générale de la pédagogie recueillera les avis des inspecteurs de l'éducation. Cette large consultation qui concernera aussi les parents d'élèves, à travers le site Internet de l'Onec, durera deux jours, à l'issue desquelles, on saura ce que pense la famille de l'éducation de la proposition ministérielle.
On aura droit, soit à une mobilisation générale pour réussir les examens de fin d'année, ou alors, une autre guerre que les «récalcitrants» ne manqueront pas de déclencher contre la ministre de l'Education nationale.

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