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LEUR MÉTIER SOUFFRE DE L'ANARCHIE

Les chauffeurs de taxi crient leur colère

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Nous travaillons au service des clients...Nous travaillons au service des clients...

«Cela fait des années que nous cherchons des solutions pour ces problèmes, mais en vain», se sont désolés plusieurs représentants des chauffeurs.

Les chauffeurs de taxi éprouvent plusieurs difficultés dans leur métier. C'est ce qu'ont fait savoir hier les représentants de plusieurs bureaux de wilayas en déplacement à Alger. Le droit au départ à la retraite avant l'âge de 60 ans, l'accès en priorité à la reconversion en mode GPL, l'acquittement des cotisations auprès de la Casnos, l'application de la nouvelle tarification, l'anarchie dans le stationnement au niveau des gares routières et la concurrence des clandestins sont entre autres les revendications qui attendent des solutions. Les représentants des chauffeurs de qui sont venus pour prendre part à la réunion de la Fédération nationale des chauffeurs de taxi au siège de l'Ugcaa, ajournée finalement en raison de l'absence de quorum, se sont accordés à dire que leur tutelle et les responsables à l'échelle locale ne semblent pas attentifs à leur plate-forme de revendications. «Cela fait des années que nous cherchons des solutions pour ces problèmes, en vain», s'est désolé le représentant de la wilaya d'El Taref. «On nous traite de la même manière que les autres automobilistes au niveau de Naftal, alors que nous sommes prioritaires en termes de reconversion en mode GPL. Nous travaillons au service des clients», a-t-il ajouté. Pour le représentant de la wilaya de Biskra, le chauffeur de taxi n'est pas estimé. «Malgré les droits dont ils s'acquittent, frais de parking, accès à la gare, impôts et licence de taxi, ces derniers rencontrent toutes les difficultés du monde à se faire accueillir par le responsable des transports à l'échelle locale», dira-t-il. Pis encore, le chauffeur de taxi n'est pas protégé au sein des gares routières. Les fraudeurs exercent en toute tranquillité, et ce, au vu et au su des services d'ordre. Pour sa part, le représentant de la wilaya de Chlef a dénoncé la politique de deux poids deux mesures de la Casnos. «Nous ne comprenons toujours pas la politique de certaines agences de la Casnos qui demandent aux chauffeurs de taxi de payer entre 45 0000 et 60.000 DA au minimum, tandis que d'autres agences dans d'autres wilayas ne demandent que 32.400 DA», s'est-il interrogé. D'autres représentants d'autres wilayas ont dénoncé la nouvelle tarification décidée par le ministère des Transports. «Autoriser une augmentation de 3 DA est simplement du mépris pour le chauffeur de taxi», ont-ils indiqué. «Le chauffeur de taxi fait face à l'augmentation de toutes les charges», s'insurgent-ils. Le représentant de la wilaya de Tiaret a tenu à dénoncer de son côté, la prochaine imposition d'un nouveau procès-verbal quant au non- port de la ceinture de sécurité pour les voyageurs des banquettes arrière. Ce PV sera estimé, selon notre interlocuteur, à 6000 DA. «Ce procès ne doit pas être payé en cas d'infraction par le chauffeur. Normalement c'est le voyageur qui doit le payer», a-t-il dit, appelant la tutelle à revoir cette décision. Les représentants des wilayas se sont dit tous déterminés à aller jusqu'au bout de leur plate-forme de revendications. «La prochaine réunion de la Fédération nationale des chauffeurs de taxi, attendue dans 15 jours, sera une opportunité pour mettre les points sur les 'i''», affirme-t-on. Il est à noter qu'avant la déclaration de l'ajournement de la réunion d'hier par le secrétaire général de l'Ugcaa, celui-ci a procédé à la signature d'une convention avec la société Toumi spécialisée dans le consulting. Le SG de l'Ugcaa a signifié que cette convention s'est imposée, compte tenu des exigences de l'ère actuelle obligeant les commerçants à s'adapter aux nouvelles technologies et aux nouvelles lois régissant l'importation et l'exportation. «Un commerçant ou un artisan qui ignore les nouvelles lois ou ces nouveaux moyens technologiques sera incapable de pouvoir exporter ou de se projeter dans l'avenir», a-t-il déclaré. Le début de l'application de cette convention est prévue le 25 du mois courant.

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