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SUD DU PAYS

34 contrebandiers arrêtés en une seule journée

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De lourdes peines d'emprisonnement assorties d'amendes sont infligées aux contrebandiers.

Pas moins de 34 contrebandiers ont été arrêtés par des détachements de l'Armée nationale populaire lundi dernier à Tamanrasset, In Guezzam et Bordj Badji Mokhtar. Lors de ces opérations, l'ANP a saisi «un pistolet-mitrailleur de type Kalachnikov, une quantité de munitions, un camion, deux véhicules tout-terrain, 3000 litres de carburant, 12 marteaux piqueurs, neuf détecteurs de métaux et cinq groupes électrogènes», indique un communiqué du ministère de la Défense nationale. La lutte contre la contrebande est un fait vécu au quotidien par les forces de sécurité qui assurent la protection du territoire contre ce phénomène, devenu un véritable drame social depuis 2011. Soit depuis les soulèvements populaires programmés qu'on a aimé désigner par printemps arabes.
Des opérations continues sont menées à chaque moment de la journée, le but étant de défendre les frontières. L'Algérie qui connaît parfaitement les enjeux de ce phénomène, avait transcrit des lois très sévères à l'encontre de ces réseaux, dont la complicité avec les groupes terroristes n'est plus à démontrer comme établi dans les rapports des forces de sécurité, comme ce fut le cas auparavant avec la mafia du sable, durant les années noires du terrorisme. En effet, de lourdes peines d'emprisonnement assorties d'amendes sont infligées contre les contrebandiers. Par ces lois, il est question d'assurer la sécurité de l'État, ainsi que les produits subventionnés à coups de milliards de dinars.
L'un des textes prévoit dans l'article 10 de l'ordonnance, que «la commercialisation, l'acquisition, le stockage ou le transport de carburant dans le rayon des douanes est en violation des lois et/ou règlements qui régissent l'approvisionnement en la matière».
Les autres produits assimilés à la contrebande sont également cités dans le même article qui pénalise lourdement «toute contrebande de combustibles, carburants, grains, farine, substances farineuses, denrées alimentaires, cheptel, produits de la mer, alcool, tabac, produits pharmaceutiques, engrais commerciaux, oeuvres d'art, patrimoine archéologique, articles pyrotechniques ainsi que toute autre marchandise».
L'Etat ira plus loin en condamnant les actes de la contrebande relatifs au port d'armes et d'armes autrement dit «la contrebande avec port d'arme à feu, la contrebande d'armes et la contrebande qui constitue une menace pour la sécurité nationale, l'économie nationale ou la santé publique».
Dans ce contexte, l'article 14 stipule «la réclusion à perpétuité pour les actes de contrebande portant sur des armes». L'article 15 précise dans ce même contexte «lorsque les faits de contrebande constituent, de par leur gravité, une menace sur la Sécurité nationale, l'économie nationale ou la santé publique, la peine encourue est la réclusion à perpétuité». L'Algérie réussira-t-elle à dissuader les réseaux de la contrebande, sachant que ce dispositif de loi date de 2013? Nul n'ignore que la situation d'instabilité chez les pays voisins a contribué à rendre ce phénomène plus dramatique.
On parle bien sûr de la Tunisie, la Libye, le Mali et certainement le Maroc, qui échange ses quantités de cannabis contre du carburant. C'est donc un commerce illégal, mais juteux pour les criminels qui ne manqueront pas de s'allier aux groupes terroristes pour acheminer la marchandise. Les forces de sécurité sont tous corps confondus engagées à fond pour défendre les frontières et affrontent au quotidien cette menace, dont les acteurs n'hésitent plus à faire usage des armes dans leur sale besogne.

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