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LE MICROCOSME POLITIQUE ALGÉROIS «S'AGITE» À UNE ANNÉE DE LA PRÉSIDENTIELLE

Intrigues et chuchotements

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L'Histoire de l'Algérie ne fait pas l'exceptionL'Histoire de l'Algérie ne fait pas l'exception

Qu'est-ce qui fait courir les adeptes de la «complotite» pour réussir une telle mission? Et toutes les autres missions? Qui sont ces manipulateurs, tapis dans l'ombre, et qui tirent les ficelles? Cachés mais puissants, ces personnages complotent derrière le rideau et tentent de faire et de défaire l'Algérie. Chacun à son niveau et chacun selon ses ambitions. Décryptage.

Il ne faut pas voir le complot partout. Cependant, quand il est question de politique, le complot n'est jamais loin. La classe politique n'est jamais épargnée par la conspiration. Faut-il rappeler qu'il y a toujours eu des théories du complot pour expliquer les rebondissements de l'Histoire qui n'est présentée que comme une suite de manipulations et d'entreprises diverses visant à accaparer le pouvoir. L'Histoire de l'Algérie ne fait pas l'exception. La scène politique nationale et ses remous offrent une arène idéale pour les «comploteurs». Ces derniers peuvent mettre en scène conflits et intrigues donnant lieu à des débats qui détournent l'attention des vrais enjeux de l'heure et des réelles manipulations qui se trament à quelques mois d'une échéance électorale importante pour le pays. Sinon comment expliquer toutes ces «nouvelles» qui alimentent les réseaux sociaux, les médias et les lieux publics. Comment expliquer aussi, toute cette agitation qui secoue non seulement la scène sociale, mais aussi les partis politiques. Ainsi et après avoir, pendant un bon moment évoqué le remplacement du Premier ministre Ahmed Ouyahia, voilà que maintenant, il est question de son «éloignement» des centres de décision. Que cherche-t-on à faire passer comme message via cette «manipulation»? Il est clair que les comploteurs cherchent à pousser au départ du Premier ministre pour influencer le cours des événements. Dans quel but? La réponse ne pourra être connue que dans les mois à venir. Ailleurs, il est aussi question de pressions pour faire partir d'autres personnalités comme la ministre de l'Education, Nouria Benghebrit, le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès ou encore l'actuel secrétaire général de l'Ugta, Abdelmadjid Sidi Saïd. En effet, l'entêtement et l'obstination des syndicats de l'éducation à observer un débrayage, non pas pour des raisons relevant des revendications socioprofessionnelles, sont la preuve d'une «grande manipulation» qui visait la ministre de l'Education. Il est clair que de simples «malentendus» et des «faits divers» ne pouvaient pousser un syndicat à appeler à une grève nationale illimitée. Le syndicat de l'éducation, le Cnapeste pour ne pas le citer, parle de «complot» contre l'école. Oui, il s'agit bien d'un «complot» mené contre l'école. Un complot auquel a participé ce syndicat comme acteur et non pas comme victime. Au FLN, le plus vieux parti, il semble bien que l'heure est aussi aux «complots». Comploter au sein d'un parti politique n'est pas une tare. C'est même une qualité. Ça fait partie du «jeu» politique. Cependant, ce «jeu» qui est aujourd'hui mené contre le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbes, est tacite. Des voix s'élèvent pour demander son départ au moment même où il tient, de main ferme, les règnes du parti. Djamel Ould Abbès a réussi à unifier les rangs du FLN. Il a arraché l'appui des frondeurs et parle d'une stratégie «imparable» pour 2019. Malgré ce succès, le patron du FLN est visé par une campagne déstabilisatrice. A la tête de la première force politique du pays, Djamel Ould Abbès occupe un poste stratégique et celui qui cherche à le remplacer ne manque pas d'ambitions et vise à ne pas en douter, à se placer sur l'échiquier politique national. Et autant le poids du FLN attise les convoitises, autant celui de la Centrale syndicale fait baver. Pas pour les mêmes motifs mais pour le même objectif. C'est la raison pour laquelle, la Centrale syndicale est également visée. La plus grande force des travailleurs du pays est accusée d'être en léthargie et son secrétaire général est durement critiqué par ses détracteurs. Que reproche-t-on à Abdelmadjid Sidi Saïd? Comme dans tout mouvement de redressement, il est fait état de la nécessité de «rectifier le parcours» de l'Ugta en tant que syndicat. Un changement qui doit forcément passer par le départ de Sidi Saïd. «L'Union ne dort pas. C'est de la sagesse, de la solidarité et du respect des institutions de la République. Elle protège la stabilité sociale et la paix. C'est de la responsabilité dans le travail syndical», insiste Sidi Saïd dont les positions semblent «déranger». Raison pour laquelle, on cherche à l'écarter. Pourquoi maintenant? Qu'est-ce qui fait courir les comploteurs pour réussir une telle mission? Et toutes les autres missions? Qui sont ces manipulateurs, tapis dans le noir, et qui tirent les ficelles? Cachés mais puissants, les personnages de l'ombre complotent derrière le rideau et tentent de faire et de défaire l'Algérie. Chacun à son niveau et chacun selon ses ambitions. Il est vrai qu'il ne faut pas voir en tout un complot, mais il ne faut pas aussi tout prendre pour argent comptant. Le doute, c'est bien. Cela oblige tout un chacun à revoir ses perspectives et ça permet de ne pas rester confit dans ses certitudes. Il est absurde à titre d'exemple, que d'épouser la thèse relayée par les réseaux sociaux et faisant état d'un «complot» qui serait derrière la propagation de la rougeole, dans le but de «vider le Sahara de sa population et s'emparer de ses richesses souterraines et de ses terres agricoles». Cette théorie parle même d'un «réseau criminel (qui) a préparé dans ses laboratoires maudits une épidémie pour tuer et faire fuir la population du Sahara». Un peu trop caricatural, il faut le reconnaître. Le retour de l'épidémie de rougeole dans le pays cette année est causé par l'échec de la campagne de vaccination menée l'année dernière. L'échec, faut-il le rappeler, est la conséquence directe de l'effet de panique créé par certains médias qui ont ouvert leurs plateaux à de pseudos analystes et charlatans pour mener une campagne anti-vaccination. Une campagne «bête et méchante» mettant en balance l'ignorance et la science. Cependant, en ce qui concerne la scène politico-sociale de l'Algérie, les remous qui la secouent ne semblent pas si innocents que ça. Surtout à l'approche de la présidentielle.

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