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DES SOLUTIONS SONT PRÉCONISÉES À LA CRISE FINANCIÈRE

Pourquoi l'Algérie et le FMI divergent

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Le gouvernement a décidé depuis le 1er janvier dernier, d'interdire l'importation sur le territoire national de 851 produitsLe gouvernement a décidé depuis le 1er janvier dernier, d'interdire l'importation sur le territoire national de 851 produits

La multiplication des volumes des produits exportés requiert des conditions à remplir. Tout au moins une large adhésion et un consensus de tous les intervenants dans le circuit.

La mission du FMI qui a séjourné à Alger du 27 février au 12 mars pour mener des entretiens «au titre de l'article IV de son statut», a consigné dans son rapport que «quel que soit le dosage de politique économique des autorités, une masse critique de réformes structurelles est nécessaire pour promouvoir l'émergence d'une économie tirée par le secteur privé et diversifiée, et réduire ainsi la dépendance au pétrole et au gaz». Cela voudrait-il dire que tout ce qu'ont entrepris jusqu'ici les pouvoirs publics en termes de réformes structurelles, reste encore insuffisant au vu des défis importants auxquels l'Algérie reste confrontée?
Certes, sur le terrain, il a été constaté de nombreuses avancées dans ce sens et donc faut-il d'autres prises de décision? On pourrait le croire, notamment en ce qui concerne la politique commerciale du pays. Et sur ce point, la mission du FMI attire l'attention dans son rapport sur le fait que celle-ci (la politique commerciale) du pays doit avoir pour objectif principal «d'encourager les exportations plutôt que d'imposer des barrières non tarifaires aux importations, barrières qui créent des distorsions».
En effet, si le gouvernement a décidé depuis le 1er janvier dernier, d'interdire l'importation sur le territoire national de 851 produits sachant que leurs équivalents sont produits localement et aussi dans le but de protéger l'outil de production national, par contre en ce qui concerne l'encouragement des exportations hors hydrocarbures, il faut admettre que c'est plutôt l'impasse. Autrement dit aucune décision concrète dans ce sens n'est à signaler, si ce n'est l'organisation de nombreux séminaires sous pratiquement le même thème «comment booster les exportations hors hydrocarbures», mais sans aucune incidence majeure sur le terrain, si ce n'est des opérations d'exportations sporadiques avec des volumes insignifiants.
Un état des lieux qui a conforté l'approche de la mission du FMI sur la question des exportations hors hydrocarbures du pays qui demeurent faibles en dépit des énormes potentialités que décèle le pays. Cela fait croire aussi, toujours à propos de la faiblesse de nos exportations, que les conditions et les démarches qui conduisent à multiplier le volume des exportations ne sont toujours pas réunies. Alors comment y parvenir?
Selon les experts proches du dossier, il suffirait pour cela d'«une large adhésion et d'un consensus de tous les intervenants dans le circuit, sur les voies à suivre, les moyens à utiliser et les objectifs a atteindre».
Toujours dans ce même ordre d'idées, l'approche de la mission du FMI sur l'intérêt d'encourager les exportations est à prendre au sérieux dans la mesure où depuis 2005 jusqu'à 2014, année où l'Algérie s'est retrouvée face au choc pétrolier, le volume, la structure et l'évolution des importations algériennes ont agi négativement et durablement sur les équilibres macroéconomiques du pays. Comme aussi sur la production industrielle interne, sur le lancement de nouveaux investissements et enfin sur le modèle de consommation des Algériens.
Il convient de rappeler également, selon l'Office national des statistiques, que la structure des importations, indique que les biens de consommation et ceux non alimentaires (médicaments, véhicules, électroménager...) ont constitué en 2016, près de 36% du total des importations. Alors que les importations des biens d'équipement ne représentaient que 31% en 2016 et 34% en 2014. En clair, le taux de couverture- indicateur, qui mesure la dépendance d'une économie vis-à-vis du commerce international, est de 60% pour l'Algérie, ce qui est fort inquiétant.
C'est pourquoi, il devient urgent que cette tendance change. Et pour ce faire, les experts avancent qu'il va falloir rendre notre économie performante, si l'on veut que les importations du pays soient financées par les exportations hors hydrocarbures. Une perspective qui n'est pas impossible à atteindre.

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