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CAFÉ PÉDAGOGIQUE DE BÉJAÏA

La qualité de l'enseignement est l'enjeu de l'Algérie en 2018

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Notre système a fonctionné sur le quantitatif, maintenant que nous voulons travailler sur le qualitatif, nous ne sommes pas outillés.

Le café pédagogique de Béjaïa est un espace nouvellement créé pour débattre de la question liée à l'école, du système scolaire et du système éducatif de notre pays. Un espace qui vise à impliquer la société, jusque-là en marge, dans les débats sur l'école qui doit être une affaire de société au lieu de la cerner uniquement dans l'enceinte des établissements et de l'administration scolaire. A cet effet, après les deux premiers cafés pédagogiques animés par Ahmed Tessa et Abderrezak Dourari, qui ont trait à deux thématiques «l'école algérienne», «les langues maternelles dans l'école algérienne c'était au tour d'un autre pédagogue, et pas des moindres, Farid Benremdane en l'occurrence en sa qualité de conseiller de la ministre de l'Education chargé du suivi de la réforme scolaire qui a animé une conférence intitulée «L'école algérienne et enjeux de qualité, horizon 2030: quelles directions?» D'emblée, le conférencier a tenté de cerner les problématiques posées à l'école algérienne dans le cadre des réajustements que nécessitent, à l'évidence toute forme de réforme scolaire en insistant sur le fait que «l'école est un espace de production et de reproduction, et le système scolaire doit partager les valeurs avec la société». Le conférencier, également membre de la commission dite «Benzaghou» chargée de la réforme scolaire, est revenu aussi sur les étapes de la réforme et surtout la distinction entre la réforme, la refonte et la refondation. Pour le professeur Benremdane trois leviers s'imposent pour sa réussite, à savoir la refonte pédagogique, la gouvernance et la professionnalisation des personnels de la formation. Ces trois mêmes leviers sont tributaires de trois concepts opératoires, à savoir le concept d'équité, de qualité et de régulation.
En outre, concernant le levier relatif à la professionnalisation pour Benremdane, «ceci ne peut se réaliser qu'avec des enseignants formés, et de qualité». En effet, si notre système a atteint tous ses objectifs sur le plan quantitatif, puisque nous sommes à 98% du taux de scolarisation des enfants du cycle primaire, il n'en demeure pas moins que nous sommes loin du qualitatif, une évidence en somme, que le conférencier a confirmé par ses propos. «Notre système a fonctionné sur le quantitatif, maintenant que nous voulons travailler sur le qualitatif, nous ne sommes pas outillés et pour l'être, il nous faut de la formation», avait-il asséné. Sur le volet relatif au rôle de l'école et de son système scolaire, et éducatif qui doivent véhiculer les valeurs de notre société Benremdane révèle que «dans les nouveaux programmes, il y a eu une entrée en force du patrimoine culturel algérien dans les manuels scolaires et pour la première fois, on a introduit des textes de Ibn Khaldoun, de Si Mohand Ou Mhand et de Mouloud Mammeri entre autres, dans le cadre du socle de référence portant l'algérianisation de notre système scolaire» avait-il déclaré avant d'ajouter: «Les nouveaux programmes tendent à doter les élèves de grilles d'analyse et de lecture pour constituer un rempart contre toutes les formes de sectorisation et de radicalisation; l'école, élément structurant la société, doit rester éloignée des luttes idéologiques et demeurer uniquement un lieu de production et de reproduction de la science».
Par ailleurs, ce café pédagogique, qui a été une occasion pour les intervenants dans le secteur de l'éducation et la société civile, de débattre sur les questions liées à l'école, a été une aubaine pour le conférencier pour revenir sur le déficit qu'accuse notre école en matière de scolarité des enfants. «En Algérie, nous dispensons un enseignement autour de 24 semaines pédagogiques, loin des standards internationaux qui sont de l'ordre de 36 semaines en moyenne, la Chine, est à 44 semaines, la Tunisie et le Maroc à 40 semaines, la Corée du Sud à 46 semaines...à titre comparatif», a-t-il conclu.

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