Prévisions pour le 27 Septembre 2018

 Adrar Min 25 °C Max 31 °C
23
 Laghouat Min 17 °C Max 24 °C
30
 Batna Min 10 °C Max 21 °C
30
 Biskra Min 17 °C Max 30 °C
34
 Tamanrasset Min 20 °C Max 30 °C
30
 Tlemcen Min 12 °C Max 24 °C
47
 Alger Min 19 °C Max 25 °C
32
 Saïda Min 15 °C Max 25 °C
30
 Annaba Min 18 °C Max 23 °C
30
 Mascara Min 15 °C Max 27 °C
30
 Ouargla Min 20 °C Max 27 °C
30
 Oran Min 21 °C Max 26 °C
34
 Illizi Min 21 °C Max 31 °C
30
 Tindouf Min 23 °C Max 32 °C
34
 Khenchela Min 8 °C Max 20 °C
30
 Mila Min 12 °C Max 24 °C
34
 Ghardaïa Min 18 °C Max 23 °C
34
Accueil |Nationale |

DISTRIBUTION DE L'EAU À ORAN

2500 mauvais payeurs traduits devant les tribunaux

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
2500 mauvais payeurs traduits devant les tribunaux

La société est passée au recouvrement de son dû par voie légale, d'autant plus que la majeure partie des dépassements orchestrés prend de l'ampleur.

La Société des eaux d'Oran, Seor, est passée à l'action en traquant les mauvais payeurs tout en remettant leurs cas entre les mains de la justice devant trancher pas moins de 2500 affaires dans lesquelles sont cités des consommateurs n'ayant pas payé les factures de consommation de l'eau potable durant une période de 11 longues années. Présentant les faits tels qu'ils sont, la Société des eaux d'Oran, se constituant partie civile, a subi des pertes sèches dont la valeur globale est arrêtée à la coquette somme de 3 milliards de dinars. Il s'agit là d'un coup non moins fatal si l'on prend en ligne de compte tous les changements opérés par ladite société en renouvelant les réseaux d'alimentation en eau potable depuis la source tout en assurant la distribution de ce liquide vital H24 dans plusieurs villes. Le ton n'est donc plus au relâchement, d'autant plus que ladite entreprise jouit de l'autonomie de gestion lui ayant été accordée par le ministère des Ressources en eau, quitte à passer à des actions radicales allant jusqu'à priver définitivement les mauvais payeurs de l'eau potable en effectuant des coupures de l'alimentation, à leur encontre. Aux derniers bilans fournis par l'entreprise, la Seor compte près de 400.000 abonnés dont 32% sont constitués de consommateurs ne payant pas les factures de consommation, d'où des mesures radicales prises à l'encontre de ces derniers en les privant de ce liquide vital en plombant leurs robinets d'arrêts mis en place par la même société dans les petites cages des paliers reliant les escaliers des immeubles. Seuls les agents de la Sonelgaz et ceux de la Seor détiennent les clés d'ouverture de ces petites boîtes abritant les compteurs d'eau, de gaz et d'électricité. Ce n'est pas tout. La Seor, dont les contrôleurs sont dotés des moyens technologiques leur permettant la vérification des raccordements et les réseaux d'alimentation ainsi que leur état, est passée à un autre stade de traque en débusquant «les voleurs» d'eau qui raccordent leurs habitations anarchiquement et illégalement aux réseaux d'alimentation. Là encore, 900 branchements illicites débusqués sont portés devant les tribunaux.
Les auteurs du forfait sont passibles de lourdes sanctions allant de simples amendes jusqu'aux plus lourds dédommagements à verser à la société, c'est selon le niveau du préjudice causé. Pourquoi s'en remettre à la justice alors que la Seor est outillée des textes réglementaires lui permettant d'agir, de réagir notamment en ce qui concerne les branchements illégaux? La Société fait sienne la nécessité de recouvrer, vaille que vaille, son dû par voie légale, d'autant que la majeurs partie des dépassements répertoriés est orchestrée et prend de l'ampleur notamment dans des quartiers populaires comme El Hassi, d'où la résistance éventuelle des «pirates» de l'eau. Aussi, le recours à l'arbitrage de la justice est intervenu après l'expiration de tous les délais réglementaires accordés par ladite entreprise en mettant en demeure, sommant les concernés de se soumettre à la loi. Le moins que l'on puisse dire est le fait que la traque déclenchée par la Seor sera rigoureuse et ouverte sur plusieurs fronts. Une telle politique a été entérinée au plus haut niveau par le ministère des Ressources en eau. Ce département a, depuis l'époque de Sellal, réussi à mettre à plat la disette qui a frappé la wilaya d'Oran pendant plusieurs décennies en l'endiguant une bonne fois pour toutes contre la sécheresse. Si dans les années 1970, 1980 et 1990, l'eau se faisait très rare, ce liquide est servi à flots à la faveur des projets pharaoniques mis en place par le gouvernement depuis l'époque de Abdelmalek Sellal, alors ministre des Ressources en eau. Les exemples sont longs à énumérer, à commencer par l'alimentation de la wilaya par le système hydraulique constitué par le couloir géant Mostaganem-Arzew-Oran, appelé sous l'abréviation de MAO. Celui-ci produit quotidiennement de 500.000 m3 d'eau. A cela s'ajoute la station de dessalement de Kahrama implantée à Arzew dont la production est de 2.500.000 m3, la station de Sidi Djelloul dans la wilaya de Aïn Témouchent qui pompe elle aussi une quantité de 2500.000 m3 lorsque la station géante d'El Mactaâ a battu tous les records en produisant 500.000 m3/jour. Ces projets, nouvellement opérationnels, viennent en appoint avec les anciennes sources alimentant la wilaya d'Oran comme le barrage du Gargar et la Merdja Sidi Abed dans la wilaya de Relizane ainsi que le barrage de Béni Badhel dans la région de Beni Senous, localité rattachée administrativement à la wilaya de Tlemcen. Le ton est donc donné à la gestion efficiente, tout comme le font les pays rentabilisant leurs investissements. D'ailleurs, ladite entreprise, dans le but de mettre fin aux longues attentes, a, dans plusieurs quartiers et cités, ouvert des guichets destinés exclusivement aux clients.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha