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GESTION DE LA PUBLICITÉ

La bête noire de l'APC d'Oran

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L'APC d'Oran est encore loin d'évaluer de façon précise le marché rentable, la publicité. Le réguler constitue l'un des projets pharaoniques. Un tel aveu a été fait par des directeurs et délégués de secteurs urbains en prenant part à la session municipale dans laquelle la question pub a été posée avec acuité. Si les coins, recoins et points stratégiques sont «ornés» par des panneaux publicitaires, les recettes sont loin d'être reluisantes. La cagnotte engrangée jusque-là par la municipalité, n'a pas été avancée. Or, les responsables locaux misent gros en adoptant le budget primitif. On parle vaniteusement d'une facture de 9,7 milliards à réaliser en 2018, autrement dit, les recettes à engranger sont estimées à un taux de 9% des bénéfices municipaux. L'on table en tout sur une rente de 22 milliards à récolter en exploitant la voie publique dont les espaces dédiés à la publicité, les terrasses, les kiosques, les toilettes publiques, les parkings, le droit d'accès, les kiosques de tramway, la taxe sur le permis de construire etc. A la base, le maire s'inquiète. Une telle inquiétude est d'autant plus alimentée par toutes les espèces d'état d'âme avancées par ses représentants au niveau des délégations exécutives en faisant état de l'arrachage des panneaux publicitaires dont les propriétaires ne s'acquittent pas. Trois à quatre panneaux éradiqués un peu partout dans chaque secteur urbain. Or, l'affichage sauvage fait rage. Là est toute la problématique à poser: comment arracher des panneaux si cette opération n'a pas été sanctionnée par l'établissement de procès-verbaux? Pourquoi continue-t-on à trépigner et tourner en rond ne portant pas de tels dépassements devant les tribunaux? La direction de la réglementation communale apporte des précisions en soulignant avoir saisi les justiciers en intentant cinq poursuites judiciaires contre les annonceurs non autorisés. L'APC a eu gain de cause, suivi des dédommagements lui ayant été accordés par voie légale, la justice. Ce n'est pas tout. L'assainissement d'un tel créneau est posé avec acuité, pour que cela puisse rapporter et enfler les caisses de la trésorerie municipale. D'ailleurs, précise-t-on, toutes les institutions en relation avec le dossier ont été, à l'issue de plusieurs rencontres de travail, sommées de passer à l'action tout en étant informées sur les points autorisés à la publicité. Le maire, Noureddine Boukhatem, ne s'est pas retenu en réunissant ses lieutenants, les élus municipaux. «Qu'attendez-vous pour déplanter les panneaux non autorisés? s'est-il écrié en admonestant ses compères. Allant plus loin dans son coup de gueule, il ajoute ainsi «non seulement vous restez inertes devant les anciens panneaux, mais vous ne réagissez pas, non plus, aux cas nouveaux». «A ce rythme-là, je crains que nos statues, stèles et monuments, soient totalement éclipsés un jour par les écrans publicitaires», s'est-il relâché dans sa révolte. A la faveur du nouveau Code communal, le maire est appelé à jouer un rôle de premier ordre allant jusqu'à investir. Le plus important, les financements, est désormais décentralisé. Ainsi, la municipalité d'Oran est, à l'instar du reste du pays, appelée à varier ses rentes. Rien ne peut entraver l'APC dans une telle démarche étant donné qu'elle recèle d'importants biens dont la location uniquement peut facilement venir à sa rescousse et lui éviter la crise. En établissant son agenda, elle table sur 5,9 milliards comme droits de voirie, 2,8 milliards en frais de désinfection du transport et endroits publics, 200 millions pour la location des chaises de la direction de la maintenance, un milliard pour le droit de garderie de la DAS, 4,3 milliards entre billetterie, location et abonnement de stade, stades-city, hippodrome et salles de sports, 100 millions au titre de l'abonnement bibliothèque, 19,9 milliards entre logements loués par la direction de la réglementation, décisions de contentieux, centre de Cnas Maraval, agence Andi El-Hamri, abattoirs, locaux à usage commercial, entre autres biens immeubles loués à des institutions et autres organismes publics et à usage professionnel. Qu'attend-on donc pour passer à l'action? Les jours à venir nous diront ce qu'il en est de la politique financière entérinée par la commune d'Oran.

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