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MOHAMED HADJ DJILANI, PREMIER SECRÉTAIRE DU FFS, À L'EXPRESSION

"C'est aux délégués de faire réussir le congrès du parti"

Par
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La crise organique que traverse le Front des forces socialistes (FFS), est vue comme une situation organique où les textes du parti ont su la transcender. Pour le premier secrétaire, Mohamed Hadj Djilani, le respect des statuts a permis au parti de dépasser cette situation survenue après le retrait de Ali Laskri de l'instance présidentielle.



L'Expression: Pouvez-vous nous parler de l'aspect statutaire qui était derrière ce que l'on appelle la «crise» organique qui a taraudé l'esprit du parti?
Mohamed Hadj Djilani:
Permettez-moi avant tout de saluer les militants et les militantes du FFS qui ont su créer une dynamique autour du parti durant cette période, notamment. L'amour qu'ils portent au FFS et leur volonté de le voir renforcé ont eu raison de ceux qui ont prédit son implosion, allant même jusqu'à qualifier la démarche de respecter les statuts en convoquant un congrès extraordinaire de «suicidaire».
Heureusement, au FFS, nous ne badinons pas avec nos textes, et c'est par ces statuts justement que nous sommes arrivés à dépasser cette situation survenue après le retrait du camarade Ali Laskri de l'instance présidentielle. L'article 48 de nos statuts étant clair, nous n'avons eu donc qu'à convoquer un congrès extraordinaire qui aura lieu le 20 avril prochain.

Pensez-vous qu'il est temps que le Front des forces socialistes (FFS) révise son approche quant à la conception prônée qui a trait à la collégialité sous la forme de la structure qui porte le nom d'instance présidentielle (IP)?
Le FFS est né dans le giron du Mouvement national, il en a tiré les principes et les idéaux, mais également les modes de fonctionnement. La collégialité ne date pas d'aujourd'hui, elle a été érigée en mode de fonctionnement des acteurs du Mouvement national, il en résulte que la puissance coloniale a été vaincue. Il demeure que le prochain congrès ordinaire est souverain dans la mesure où il lui revient de choisir le schéma qu'il juge adéquat pour le bon fonctionnement du parti.

Y a-t-il réellement des courants qui s'expriment de façon antagoniste, pour ne pas dire la lutte des clans?
Cette question sur les clans devrait être posée aux tenants du pouvoir en Algérie. Lorsque nous voyons la façon avec laquelle fonctionnent les institutions de l'Etat, lorsque le régionalisme, l'allégeance et l'asservissement prennent le dessus sur la compétence, nous disons qu'il y a des clans au sommet.
Au FFS, il peut y avoir des divergences d'idées entre les militants, et les instances du parti consacrent le débat libre et démocratique, et au bout, les textes et l'intérêt du parti prennent le dessus.

La dernière réunion extraordinaire du conseil national a entériné l'idée d'aller vers un congrès extraordinaire dans la perspective d'élire ou de choisir par voie de compromis les membres qui manquent au sein de l'instance présidentielle. Cette démarche est-elle la solution idoine pour résoudre la faille organique qui frappe le parti?
Cette question me permet de revenir encore une fois, sur le sens des responsabilités des membres du conseil national du FFS, qui, dans leur majorité, ont eu recours aux statuts pour trancher une question organique. Ce seront ces mêmes statuts qui nous guideront dans l'organisation du congrès extraordinaire, qui de par son déroulement démocratique, sera sans doute une leçon de démocratie pour les tenants du pouvoir de ce pays et leurs relais. En d'autres termes, ce sera certainement un évènement politique extraordinaire.

Peut-on dire que le congrès extraordinaire ne va pas répondre à toutes les questions pendantes au sein du parti, à savoir celles qui ont trait à l'homogénéité interne du FFS?
Le congrès extraordinaire est en phase de préparation, la commission de préparation du congrès a été installée et elle a entamé ses travaux. Quant à son déroulement, il revient aux délégués de faire réussir le congrès du parti, de consacrer les principes démocratiques et de faire les choix les plus judicieux pour l'avenir du FFS.
Cela nous renvoie à une phrase de feu Hocine Ait Ahmed qui disait aux congressistes de 2013: «Ce congrès se tient à un moment particulier pour le parti, pour le pays et plus largement dans la région et dans le monde. Nous voici donc, encore une fois, face à nos choix, face à nos responsabilités les plus immédiates et à leurs conséquences les plus lointaines. C'est en des moments pareils que l'on prend la mesure du temps qui passe, de l'Histoire en marche et des peuples qui la font.»

Est-ce que le congrès ordinaire qui sera tenu durant le premier trimestre de l'année 2019 se penchera réellement sur le volet structurel pour doter le parti d'une nouvelle vision et méthode organique pour parer aux éventuelles crises, comme c'est le cas aujourd'hui avec la structure de l'instance présidentielle?
Il est clair que le prochain congrès ordinaire du FFS sera d'une grande importance, de par les résolutions politiques et économiques et de par le projet que portera le FFS pour les années à venir. La situation du pays nous inquiète au plus haut point, le congrès sera dès lors une occasion pour nous comme à chacune de nos assises, de lancer notre initiative politique, porteuse d'un projet sérieux pour que notre Algérie quitte la zone rouge dans laquelle elle se morfond depuis des années, sinon des décennies.
Sur le plan organique, le congrès renforcera certainement la présence du FFS sur tout le territoire du pays. Il sera l'occasion également de renforcer les rangs et de rassembler nos énergies.

Le FFS est présent dans plusieurs communes et Assemblées de wilayas. Comment gérez-vous les situations de blocage qui caractérisent la plupart de ces assemblées élues, sachant que vous avez promis aux citoyens que votre parti ne sera pas à l'origine de ces blocages?
Permettez-moi tout d'abord de remercier les militants, les sympathisants, et les candidats du FFS, ainsi que les citoyens qui ont permis au FFS d'arracher des sièges dans 21 wilayas du pays. Fort de ses 912 élus APC, et de ses 63 élus APW, le FFS peut se targuer d'avoir réussi le pari d'implanter son discours dans de nombreuses contrées. Les 65 APC et les deux APW d'où nous sommes sortis majoritaires en sont un signe révélateur. Ces résultats ont été obtenus malgré la fraude électorale que nous avons dénoncée, une loi électorale restrictive et des abus de l'administration pour éliminer des candidats, ce qui est déjà en soi une forme de blocage.
Comme si cela ne suffit pas au pouvoir pour discréditer les élus, ceux représentant réellement la population, le Code communal et de wilaya tels que conçus, conduisent à de nombreuses situations de blocage.
Le FFS a, le long de sa campagne électorale, promis de ne pas être un facteur de blocage, et nous le prouvons sur le terrain, aujourd'hui. Il se trouve que nous sommes victimes de certaines alliances qui n'ont pour but que de bloquer le bon fonctionnement des assemblées élues, comme c'est le cas à Draâ El Mizan, dans la wilaya de Tizi Ouzou, Tichy et Derguina, à Béjaïa.
Nous réitérons notre exigence quant à l'organisation d'une élection partielle dans la commune de Boudjellil, à Béjaïa.

Quelle lecture faites-vous de la situation politique et socio-économique du pays?
La situation du pays n'est guère reluisante. Sur le plan politique, le pouvoir feint de maintenir le statu quo, du moins jusqu'à la prochaine élection présidentielle. Ainsi, les destinées d'un peuple héroïque sont menées sans vision ni projet politique clair. La violence, l'injustice et la corruption se mettent en sentinelles, contre toute avancée démocratique et/ou sociale. Un pouvoir qui tabasse ses étudiants, véhicule l'ignorance, un pouvoir qui malmène les médecins, aggrave l'état du pays, un pouvoir qui traduit les avocats devant les tribunaux consacre l'injustice. Sur le plan économique, ni la planche à billets ni les mesures d'austérité ne remédieront à la situation de crise que nous vivons. L'Algérie n'arrive pas à passer d'une économie rentière, dépendante et mono exportatrice, dont se nourrit un régime corrupteur et corrompu, vers une économie diversifiée, capable, au moins, de satisfaire les besoins nationaux.
Sur le plan social, la société qu'on disait démobilisée et désintéressée, montre un signal fort à travers les syndicats autonomes et les collectifs qui démontrent la réelle prise de conscience et la détermination de revendiquer les droits, malgré les entraves et les intimidations. Aussi, j'ai été informé par de nombreux P/APC de notre parti d'une adhésion forte de la société aux projets de volontariat et de protection de l'environnement. L'adhésion forte des citoyens, enregistrée aux conseils consultatifs déjà installés dans certaines APC que nous gérons, est aussi une lueur d'espoir.

Est-ce que le consensus reste toujours l'issue à la situation politique qui prévaut dans le pays?
Notre programme vise à construire les luttes sociales et politiques nécessaires à un changement pacifique, démocratique et ordonné du régime politique en place. Ce changement, nous sommes appelés à le construire ensemble. Notre démarche est inclusive et non exclusive. Le consensus reste pour nous, la solution la moins coûteuse pour le pays, si réellement nous voulons éviter la spirale de violence.

Seriez-vous en tant que parti, concernés par les préparatifs au rendez-vous politique majeur que va connaître le pays en 2019, à savoir l'élection présidentielle?
Nous sommes les enfants du FFS, ayant eu l'honneur d'apprendre de cette école portée par notre président feu Hocine Ait Ahmed, et par des militants à l'image de Ali Mecili, dont nous commémorons le 7 avril prochain, l'anniversaire de son assassinat. Ces militants de valeur nous ont appris qu'en politique, il y a un temps pour toute chose. Ceci dit, le temps actuel est à la solidarité avec les mouvements sociaux, à la concrétisation de nos engagements pris vis-à-vis des différentes couches de la société, et à la réaffirmation de notre présence sur la scène politique.
Pour le FFS, le climat de dépolitisation est propice à toutes les manoeuvres et intrigues pouvant mettre en péril la cohésion nationale. Le peuple algérien n'est pas dupe, il ne veut pas payer le prix de décisions fondamentales qui l'engagent sans sa participation effective.
Notre ligne aujourd'hui, c'est l'Etat de droit, les libertés démocratiques, c'est la sacralité de l'unité nationale, l'indivisibilité du territoire et la préservation de l'Etat en opposition à l'Etat libéral, conformément à la Déclaration du 1er Novembre 1954.
Pour le FFS, la volonté politique est d'aller à la reconstruction du consensus national et populaire, lui seul favorisera une véritable sortie de crise globale.

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