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DES ENSEIGNANTS-MERCENAIRES REFUSENT D'AIDER LES ÉLÈVES SUR INSTRUCTION DU CNAPESTE

La cupidité pour masquer l'idéologie

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Les masques tombent!Les masques tombent!

Le comportement de la direction du Cnapeste et celle de ses adhérents s'apparente à une prise en otage d'innocents adolescents.

Le Cnapeste n'a visiblement pas l'intention de clore le conflit qu'il a ouvert avec la ministre de l'Education nationale. Et pour cause, instruction a été donnée aux «enseignants-militants» de cette organisation de ne pas se soumettre au programme de rattrapage des cours mis en place par le ministère de l'Education nationale. Depuis l'ouverture des classes de rattrapage et au quatrième jour, la direction du Cnapeste tient tête à la tutelle et «exhibe» ses adhérents «radicaux» comme autant de «glaives» à la figure de la ministre, histoire de lui démontrer que l'Etat ne pourra pas les contraindre à finir leur travail d'empoisonner le climat au sein de l'école algérienne. Ces «glaives» ce sont des enseignants qui refusent de donner des cours de rattrapage au motif que l'administration a pratiqué des ponctions sur leurs salaires équivalentes aux journées non travaillées pour cause de grève.
L'argument avancé par le porte-parole du Cnapeste pour justifier l'attitude de ces enseignants, dénuée de toute conscience professionnelle, est censé être apuré de toute connotation idéologique.
Le responsable syndical conditionne la participation aux cours de rattrapage par le paiement des journées de grève! Même si l'on admettait la chose recevable, ces enseignants ne pouvaient-ils pas assurer les cours et réclamer par la suite ces indemnités auxquelles ils n'ouvraient de toute façon pas droit? Poser la problématique en terme bassement pécuniaire et stresser des milliers d'élèves aux portes de l'examen du baccalauréat ne saurait être l'attitude d'un éducateur.
Le comportement de la direction du Cnapeste et celle de ses adhérents s'apparente à une prise en otage d'innocents adolescents. Et tout cela pour de l'argent! Les patrons du Cnapeste ne seraient pas contre cette lecture. Ils voudraient qu'on voie dans la barre de fer qu'ils imposent à toute la communauté éducative, une histoire d'intérêts matériels, sans plus.
Le chargé de la communication de ce syndicat qui accuse systématiquement la ministre de faillir à des engagements qu'elle n'avait jamais pris, met en avant des aspects montrant une forme de cupidité inacceptable de la part d'enseignants. En réalité, l'écrasante majorité des enseignants ne mange pas de ce genre de pain. Mais le Cnapeste a su «dénicher» une minorité d'énergumènes qui n'ont rien à voir avec ce noble métier et les instrumentalise pour maintenir le secteur de l'Education nationale dans une sorte d'instabilité permanente.
La mission du Cnapeste est donc on ne peut plus claire. Il joue très bien son rôle et personne ne pourrait accuser d'«écervelés, cupides et égoïstes» les profs, de nourrir un quelconque dessein idéologique.
Le refus de s'inscrire dans la démarche du ministère, résumé dans une simple «histoire de sous», masquerait le véritable objectif de l'opération, à savoir perturber toute l'année scolaire jusqu'aux examens de fins de cycles. Maintenir une situation de stress est le but final, pas seulement du syndicat, mais de toute une nébuleuse islamo-conservatrice, décidée à parvenir à ses fins ou mettre le feu à la maison. L'on notera, à ce propos, que l'action sur le terrain, du Cnapeste, est relayée dans les sphères sociales par un discours haineux, d'une violence inouïe, dirigé contre la ministre de l'Education nationale. Tout ce beau monde s'accorde sur un objectif, celui de faire démettre la ministre de l'Education nationale.
On aura deviné que dans cet horrible face-à-face imposé à Nouria Benghebrit, le Cnapeste a réussi à éloigner les autres syndicats démocrates, à neutraliser toutes les voix appelant à la préservation de l'intérêt des élèves et fédérer autour de son action tout ce qui compte comme forces de la régression.
L'argument syndical brandi, systématiquement, quitte à tomber dans la caricature, semble encore avoir de l'effet, en ce sens, qu'il fait office de «dôme» recouvrant les véritables intentions des animateurs du Cnapeste. On entend, en effet, des parents d'élèves apeurés, demander au ministère de répondre à toutes les revendications du Cnapeste pour en finir avec le climat de tension. Mais ces parents d'élèves savent-ils que ce syndicat n'a cure de l'intérêt de leurs enfants? C'est toute la problématique du moment.
Le dessein de la nébuleuse se précise, son mode opératoire apparaît au grand jour, les masques tombent et la guerre des obscurantistes contre les réformes de l'école algérienne bat son plein.

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