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BLOQUÉ DEPUIS 2009 À L'INTERNATIONAL

Que devient le "MedCâble" de Djezzy?

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Que devient le

Cette capacité modulaire et extensible à plusieurs GB peut être opérationnelle dans sa partie internationale en une semaine, une fois l'aval de sa remise en service donné.

L'Algérie n'utilise qu'une infime partie de ses capacités en matière de bande passante Internet à l'international. Le fait est illustré par la liaison sous-marine en fibre optique «MedCâble» reliant l'Algérie à l'Europe. Coûtant la bagatelle de 30 millions de dollars, celle-ci est laissée en jachère alors qu'elle pourrait rendre de précieux services au pays, voire à toute la région Maghreb-Afrique. Mise en service en 2006, cette infrastructure stratégique reliant notre pays au Vieux Continent est bloquée depuis 2009. Du coup, cet important investissement dort au fond de la grande bleue privant le pays d'un moyen de télécommunication à l'international d'une utilité fondamentale pour l'Algérie et pour les Algériens. L'on rappelle que le «MedCâble» a été réalisé avec un coût d'investissement de l'ordre de 30 millions de dollars et possède une capacité de bande passante à l'international de 80 Gigabyte GB. Cette capacité modulaire et extensible à plusieurs GB peut être opérationnelle dans sa partie internationale en une semaine, une fois l'aval de sa remise en service donné. En dépit des risques de black-out Internet intempestifs encourus, cette installation demeure royalement ignorée. Depuis la signature, en janvier 2015, des accords entre le FNI et Veon, anciennement VimpelCom, la remise en exploitation de la partie internationale du «MedCâble» n'est toujours pas à l'ordre du jour alors que celle-ci peut rationaliser les ressources de l'Algérie à l'international, booster le développement des capacités de Djezzy en termes de connectivité-apport en matière de trafic de données Internet- et donc constituer une alternative opérationnelle pour pallier les défaillances récurrentes du câble SMW4 qui enregistre une fréquence élevée de coupures depuis 2015. Aussi, l'on estime à juste titre que l'exploitation du «MedCâble» générera des plus-values intéressantes pour Djezzy et le Trésor public, surtout que l'Algérie détient 51% de l'opérateur. Il est patent que les capacités en bande passante et la vulnérabilité des câbles en exploitation par Algérie télécom AT rendent l'Algérie particulièrement vulnérable aux aléas et autres caprices du temps. L'on indique à ce titre que l'Algérie dispose présentement d'une capacité installée de bande passante internationale de 680 Gigabyte GB qui est relativement faible par rapport aux besoins. Cette capacité est répartie entre: 600 GB pour le câble de fibre optique Annaba à Marseille, sachant que ce dernier présente des congestions et des dysfonctionnement répétitifs. Figurent également les 80 GB pour le câble Alger-Palma AlpaL dont l'obsolescence ne permet pas d'extension et de mise à jour. Aussi, déplore-t-on que cette configuration de la bande passante est inadéquate et fragile. L'on en veut pour exemple la dernière coupure du SEA- ME- WE 4 début 2017 pendant deux jours, ce dernier avait subi des dommages suite à des intempéries enregistrées sur les côtes de Annaba. La connectivité à l'international de l'Algérie était alors réduite à sa plus simple expression, c'est-à-dire uniquement à la liaison l'Alpal de 80 GB et 40 GB du câble de voisinage Annaba-Bizerte. Cette capacité n'a pas pu assurer le service en continu aux utilisateurs finaux et a paralysé l'Internet et les activités des opérateurs de la téléphonie mobile et des entreprises du secteur économique. En dépit de la menace permanente de coupure Internet généralisée, «MedCâble» en tant que solution idoine, reste royalement ignoré. Pourtant, l'on souligne que ce dernier est prêt pour sa réutilisation sans dépenser un sou. En attendant, les solutions-refuges font florès. L'Algérie et la Tunisie ont signé, le 26 octobre 2015, un accord de coopération pour garantir la continuité du trafic Internet international en cas de panne sur les câbles sous-marins de fibre optique. Le secours serait assuré par la liaison Annaba-Bizerte de 40GB, un nouvel investissement préféré à la remise en service du «Medcâble». Le projet d'un nouveau câble Internet, Medex, qui devrait être réceptionné avant fin 2018 est également évoqué. De même que l'on signale la liaison en fibre optique Oran-Valence Orval qui est en cours de réalisation. Ce projet Orval, et depuis son lancement en 2014, passe par de nombreuses péripéties. Il enregistre un retard important depuis la notification de l'ODS de service faite en avril 2015 pour un délai d'exécution de 14 mois. L'on ajoute que le projet Orval a connu un retard qui a causé une réévaluation de pas moins de 57,7% par rapport au coût initial, selon le rapport d'appréciation de la Cour des comptes dans l'avant-projet de loi portant règlement budgétaire de l'exercice 2015. Orval qui reste en souffrance, impacte nécessairement la qualité de l'Internet international et réduit sensiblement les capacités de secours, alors que «MedCâble» est là pour pallier ces insuffisances en besoin et sécurisation. L'explosion inédite de la demande en data mobile, de l'aveu même de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications Arpt, enregistrée depuis l'avènement des technologies mobiles de 3e et de 4e génération (3G et 4G), le bon sens plaiderait pour l'exploitation optimale de toutes les infrastructures de liaisons Internet disponibles. Ce serait donc un crime économique de laisser s'envaser un investissement de 30 millions de dollars, qui peut contribuer d'une manière significative au développement de la digitalisation de la société algérienne et peut même rapporter de l'argent si une partie de la capacité de 80 GB est louée en cas de panne ou de travaux chez nos voisins, ou dans le cadre de la vente de capacité à d'autres pays africains.

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