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TAMANRASSET

300 Nigériens reconduits aux frontières

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De telles opérations sont à la fois légales et répondent aux clauses régissant le respect de la dignité humaine.

Encore une fois, les services en charge de la lutte contre l'émigration clandestine viennent de sévir en reconduisant près de 300 Nigérians composés essentiellement de 193 hommes, 52 femmes et 19 enfants. L'opération, ayant eu lieu dans la fin de la journée de dimanche, a été menée par les services de sécurité en large collaboration avec ceux de l'action sociale, la Protection civile et des bénévoles de l'Organisation humanitaire algérienne, le Croissant-Rouge algérien. A l'effet de bien mener une telle opération, les services, ayant conjugué leurs efforts, se sont, à l'avance préparés pour une telle mission en se mobilisant tout en mobilisant, en plus des moyens humains, tous les moyens matériels dont huit bus et un camion chargé des paquetages des ressortissants du Niger se trouvant en séjour illégal sur le sol algérien. Le point de chute final à rallier est le centre de transit et de regroupement implanté à Tamanrasset, d'où l'intervention des autorités nigériennes en rapatriant leurs ressortissants. Jusque-là, aucun incident n'a été enregistré ni encore moins de résistance provenant des Nigériens. «L'opération se déroule dans de bonnes conditions», indique un bénévole du Croissant-Rouge algérien joint par téléphone, expliquant que «le convoi est toujours en route». De telles opérations sont à la fois légales et répondent aux clauses régissant le respect de la dignité humaine. Certains esprits malveillants versent toutefois dans l'amalgame et la désinformation. Il s'agit entre autres de certains journalistes africains qui ne trouvent rien à faire que de créer l'événement, question de s'illustrer aux dépens de la souveraineté algérienne. Un certain Ibrahima Bayou du journal La Tribune Afrique est allé loin dans son insolence en se fendant d'un article récemment dans lequel il a brutalement versé dans l'intox, en écrivant que «la grande vague d'expulsion de septembre-octobre 2017 avait provoqué un tollé dans les pays d'origine des migrants africains expulsés». Il a ajouté que «cette fois-ci, les autorités algériennes ont tenté de faire dans la discrétion. Depuis ce mercredi 24 janvier, l'Algérie procède à une grosse opération d'arrestations de migrants issus du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, du Liberia, de la Guinée et du Niger. Regroupés dans un camp à Zéralda, dans la banlieue ouest d'Alger, ils risquent l'expulsion vers le Niger». Jusque-là, tout va bien. Mais dire que «le scénario est resté le même en Algérie... Une escouade de policiers effectue des descentes dans les chantiers, les transports en commun et les lieux publics, là, le journaliste a dépassé tous les seuils de l'entendement. «C'est complètement mensonger», dira un commissaire de police, avouant toutefois que «lesdites opérations sont menées dans le cadre de la lutte contre l'émigration clandestine mais sans pour autant caricaturer la police comme force de répression». «La police est habilitée à vérifier l'identité de toute personne, y compris celle des Algériens», a-t-il expliqué, déplorant toutefois ce qui se dit à tort et à travers. Un tel article, paru dans ledit journal, n'est pas passé inaperçu. Plusieurs internautes n'ont pas hésité à répondre au rédacteur, l'incriminant de verser dans l'amalgame. Car, le rapatriement des immigrants nigériens est une suite logique à la sollicitation du Niger s'engageant, dès 2014, à reprendre et prendre en charge ses ressortissants se trouvant en séjour illégal en Algérie. L'Algérie n'a fait que répondre par l'affirmative à la demande nigérienne. Plus encore, faut-il le dire, l'émigration clandestine continue à faire l'objet des débats de toutes les rencontres diplomatiques internationales, qu'elles soient tenues en Europe, en Afrique ou encore aux USA. En Algérie, les expulsions se poursuivent, elles se poursuivront dans l'avenir. C'est le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Nouredine Bedoui, qui a affirmé récemment «cette «opération se poursuit toujours, dans le respect total des droits de l'homme et de la dignité humaine, conformément aux instructions du président de la République. Répondant aux campagnes visant à porter atteinte à l'image de l'Algérie, Bedoui a affirmé que l'Algérie «n'a pas coutume de faire étalage des gros moyens qu'elle consacre à la prise en charge de ces migrants, à la garantie de leur sécurité, de leur santé et à la préservation de leur dignité». Et d'ajouter que «l'Algérie été parmi les premiers pays à avoir accueilli les migrants clandestins, en raison de leur situation difficile et pour éviter leur exploitation par les réseaux de trafic et de traite d'êtres humains, ainsi que par des groupes terroristes». C'est ainsi que le ministre a clos un tel dossier, laissant ses représentants locaux accomplir leur tâche.

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