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LA BANQUE MONDIALE, LE FMI, L'UE ET LA MOUVANCE SALAFISTE S'ACHARNENT CONTRE L'ALGÉRIE

Que nous veulent-ils?

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Le siège de l'Union européenne à BruxellesLe siège de l'Union européenne à Bruxelles

L'Algérie d'avril 2018 ne ressemble pas du tout à ce qui était attendu au triple plan social, économique et politique. Mais les commanditaires du chaos ne baissent pas les bras.

Des rapports qui ne tiennent pas compte de la dynamique socio-économique du pays, suggérant que le pays est inerte, des déclarations frisant la menace de sanction pour forcer l'espace économique à rester dans la posture de l'éternel marché pour des produits étrangers et des tentatives d'ex-communier toute la société algérienne de son rite religieux. Ce sont là trois «offensives» quasi simultanées qui semblent sans lien direct, mais qui, mises bout à bout, donnent de l'Algérie l'image d'un pays triplement «désarticulé». Si le Premier ministre, le patronat et l'Ugta se sont sentis l'obligation de répondre aux partenaires commerciaux de l'Algérie sur les aspects économico-financiers, la récente sortie du président de la République qui a mis en garde contre les tentatives insidieuses de dénaturer les croyances religieuses des Algériens, complète le tableau d'une offensive plurielle, en tout cas, sur plusieurs fronts, destinée à casser la résilience dont fait preuve l'Algérie, que ce soit sur la crise financière ou face aux «attentats spirituels» dont est victime sa jeunesse. Faut-il rappeler, à ce propos, que le nombre d'Algériens à avoir rejoint Daesh est insignifiant, que le pays est très loin de l'hyper-inflation et que la société affiche une sérénité qui tranche avec les prévisions catastrophistes annoncées aux premiers jours du contre-choc pétrolier, en juin 2014.
A dire vrai, l'Algérie d'avril 2018 ne ressemble pas du tout à ce qui était attendu au triple plan social, économique et politique. La crise financière a été admirablement gérée, jusqu'à parvenir à un quasi équilibre de la balance commerciale, l'inflation est restée maîtrisée et l'Etat n'a pas eu à revoir son système de subventions, au moment où le FMI et la Banque mondiale criaient à la banqueroute de l'Algérie. Tout le monde doit se souvenir du fameux rapport de la Banque mondiale qui annonçait des réserves de changes à hauteur de 60 milliards de dollars à la fin 2017. Près d'une année et demie plus tard, ces réserves se situent toujours largement au-dessus des 90 milliards de dollars. Cet exemple, parmi d'autres, illustre «l'empressement» de voir l'Algérie revenir à l'endettement extérieur.
Chose que le gouvernement a rejetée, lui préférant l'endettement intérieur. C'est justement cette solution préconisée par le président de la République qui semble motiver les rapports qui se succèdent, depuis, et annoncent des catastrophes financières, comme une hyper-inflation ou autres dérives qui mettraient le pays dans une situation peu enviable. Des rapports qui ressemblent un peu trop à ceux réalisés en 2014, 2015 et 2016. Pourtant, bien qu'en difficulté, l'Algérie semble contredire toutes les prévisions et affiche une économie en «rémission», grâce notamment à un dynamisme insoupçonné de son tissu industriel local et aux initiatives de ses champions en devenir qui partent à l'assaut de l'Afrique et de l'Europe.
Cette résilience qui a étonné plus d'un, a permis aux producteurs nationaux de suppléer à la suspension des importations. Il faut croire que cela a provoqué une panique chez les fournisseurs outre- Méditerranée. Ces derniers ont sorti la «grosse artillerie» dissuasive, histoire de «faire peur», mais aussi pour «marquer leur territoire» dans le marché algérien. L'objectif des «remontrances» des ministres espagnols, français, de la commissaire européenne au Commerce et de l'ambassadeur européen en poste à Alger, est le même: dire aux Algériens qu'ils ne sont pas taillés pour sortir de leur dépendance. Exactement comme semble le dire le FMI et la Banque mondiale qui dans leurs rapports, ne tiennent aucun compte, des réalisations effectives qui existent sur le terrain, en Algérie.
Il faut dire que cette pression qui dure depuis quatre ans et qui va grandissante au plan économique, est accompagnée, volontairement ou pas, par une autre campagne un peu trop insistante pour être classée dans le «divers». Des Ahmadites à Ferkous, en passant par les adeptes de la Tariqa Qarqarya, sans oublier la multitude d'autres tentatives, qu'on prend le soin de ne pas médiatiser, visent à provoquer une division des Algériens selon des rites contradictoires, qui à terme, ne pourraient que se faire la guerre, comme c'est le cas au Proche-Orient. La mise en garde du chef de l'Etat vient apporter la confirmation que l'on n'est pas devant un épiphénomène, mais bel et bien, une lame de fond... un véritable travail de sape, méthodique et qui investit sur le long terme.
En fait, coordonnées ou pas, toutes ces «offensives» n'ont pas véritablement échoué, pour la simple raison que leurs commanditaires n'ont toujours pas baissé les bras et semblent plus motivés que jamais, à bien lire l'actualité de ces derniers jours sur ces trois «fronts». Même si le pays négocie assez bien tous ces défis, il n'est pas sorti de l'auberge pour autant.

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