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PRODUCTION GAZIÈRE ET PÉTROLIÈRE

La Sonatrach met les bouchées doubles

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L'exploitation dudit gazoduc est prévue pour l'année 2020L'exploitation dudit gazoduc est prévue pour l'année 2020

La production gazière sera excédentaire et s'établira quotidiennement à plus de 7 millions de standard mètres cubes en gaz.

C'est parti. La Sonatrach met les bouchées doubles en activant dans le domaine de la production gazière, tout en multipliant ses partenariats. Le dernier en date remonte à la fin de journée de mardi. Le groupe pétrolier algérien a ratifié trois accords avec le groupe italien ENI. Les documents, paraphés conjointement par le président-directeur général de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, et le président-directeur général de la compagnie italienne, Claudio Descalzi, portent essentiellement sur la réalisation d'un gazoduc joignant deux unités de production du bassin Berkine, dans le sud du pays, Lajmat Bir Roud et Menzel Lajmat Est. Selon les explications fournies par des cadres de la Sonatrach, la production gazière sera excédentaire et s'établira quotidiennement plus de 7 millions de standard mètres cubes en gaz.
L'exploitation dudit gazoduc est prévue pour l'année 2020 tandis que la pose du gazoduc sera réalisée, l'année en cours, par une filiale de Sonatrach. Le second dossier paraphé est un accord de synergie et de principe de négociation pour regrouper les compétences des deux unités. Les clauses de ces accords portent aussi sur les coûts à réduire, par les deux parties, dans les divers travaux de maintenance et autres. Une telle réduction annuelle sera portée à hauteur de 50 millions de dollars. Le dernier contrat émargé comporte le développement du segment lié à la recherche et au développement dans le cadre des actions à mener, en partenariat, par les deux parties.
Cet accord porte essentiellement sur les énergies renouvelables. Si la firme algérienne met les bouchées doubles en multipliant des accords de partenariat, elle l'est également dans le cadre du raffinage. C'est ce qu'a indiqué le P-DG de la Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour. Il dira en ce sens que «la Sonatrach a eu l'autorisation de la part des autorités pour pouvoir raffiner le brut algérien à l'étranger». En faisant de telles déclarations, en marge de la signature de trois accords de partenariat et d'investissement avec le groupe pétrolier italien ENI, Ould Kaddour a été explicite en jugeant «inconcevable d'importer les produits raffinés, alors que l'Algérie est un pays producteur de brut».

Le tout pour...tout
Dans ce chapitre bien nommé, il fera savoir que «cette action de raffiner notre brut à l'étranger est une étape qui n'est pas définitive». «Elle permettra, a-t-il souligné, «l'allègement de la facture d'importation des produits raffinés». «Cette facture est de l'ordre de deux milliards de dollars par année», a-t-il expliqué. Pour la direction du groupe pétrolier algérien, il ne s'agit là que un prélude d'une série de mesures à prendre du développement de la filière, tout en minimisant les coûts. Ould Kaddour le soulignera en faisant dans le détail un tel développement à mettre au point. «Nous envisageons d'autres étapes pour trouver des solutions davantage comme le développement du projet de la raffinerie de Hassi Messaoud et l'achat d'une raffinerie à l'étranger», a-t-il annoncé, ajoutant que «la compagnie pétrolière veille à l'optimisation de la rentabilité de ses avoirs au profit de l'économie nationale». C'est dire que l'investissement se présente, désormais, sans aucune embûche ni aucune entrave.
Ould Kaddour fera également savoir que «nous voulons faire de Sonatrach une véritable entreprise publique économique, à travers la suppression de toutes formes de bureaucratie entravant l'investissement qui garantit l'accroissement de la rentabilité et permet à l'Etat de développer d'autres activités». Le premier responsable du groupe pétrolier algérien n'y est pas allé avec le dos de la cuillère pour rassurer en soulignant l'importance du gisement pétrolier algérien. Il dira que «les ressources en hydrocarbures en Algérie sont très importantes».
Sur sa lancée, il a souligné que «les informations faisant état de leur insuffisance par rapport aux engagements des investissements de Sonatrach sont complètement fausses». De telles déclarations faites par le responsable algérien ont été confortées par celles du président-directeur général du groupe italien ENI, Claudio Descalzi. Dans le sillage de ses déclarations, le responsable italien a été catégorique en réaffirmant que «les potentialités de l'Algérie en matière de production gazière étaient prometteuses». «L'Algérie dispose d'un important potentiel gazier. Elle a un avenir prometteur en la matière», a souligné Claudio Descalzi. Il a expliqué que «ce riche potentiel en gaz nécessite d'être, de plus en plus, exploité», d'autant plus que, a-t-il réaffirmé, toutes les conditions sont réunies pour lancer d'importants investissements».
C'est ce qui a été déclaré par ce responsable, «ENI compte accroître le volume de ses investissements en Algérie, en partenariat avec la Sonatrach». De tels investissements, a indiqué Claudio Descalzi, étaient, en 2017, de l'ordre de 600 millions d'euros. «Nous sommes engagés à aller vers de multiples opérations de partenariat et d'investissement avec la Sonatrach, notamment dans l'exploration du gaz et du pétrole dans les couches profondes», a annoncé Descalzi, tout en assurant que «Eni fournira un apport technologique pour mieux explorer ce potentiel». ENI, en partenariat avec la Sonatrach, investit également dans la production pétrolière.
Claudio Descalzi dira dans ce sens que «la production est de quelque 5000 barils/jour. Elle compte augmenter cette production à environ 100 000 barils/jour, dans les années prochaines», a-t-il souligné. Selon le même responsable italien, qui table sur une récupération de 60 millions de barils, l'ENI est présente à Hassi Berkine dans le cadre du partenariat avec Sonatrach-Alnaft, «ce champ devra rentrer en production dans 2 ans pour un contrat d'exploitation de 15 années», a déclaré Claudio Descalzi.

Les risques et les bénéfices
«L'Algérie dispose également d'un fort potentiel en hydrocarbures. L'ENI étudie les possibilités d'investir ce segment, a-t-il indiqué en signalant que des «opérations dans le domaine des énergies renouvelables sont en cours pour produire quelque 500 mégawatts dans les années à venir». Du côté algérien, l'investissement dans le domaine énergétique est davantage ouvert. Mustapha Guitouni l'a affirmé à partir d'Oran en soulignant que «les conditions d'investissement dans le domaine du partenariat pétrolier en Algérie sont au beau fixe». Le ministre pose un préalable en ce sens en assurant «un partage équitable des risques et des bénéfices. Les conditions d'investissement et l'amélioration de l'environnement général dans son ensemble pour les activités hydrocarbures devraient se traduire par une meilleure visibilité pour nos partenaires et assurer un partage équitable des risques et des bénéfices», a-t-il affirmé. «Ces conditions, en cours d'amélioration, permettront notamment l'adoption de mesures plus incitatives pour les activités d'exploration et de production de gisements avec les partenaires de l'Algérie», a-t-il ajouté, réaffirmant la détermination de l'Algérie à «renforcer ses relations avec ses partenaires et tout investisseur potentiel», a-t-il tenu à préciser.

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