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ELLE CLASSE L'ALGÉRIE À LA 136E PLACE

D'où "s'abreuve" RSF?

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Les ONG sont passées pour être des maîtres de la politique du deux poids, deux mesuresLes ONG sont passées pour être des maîtres de la politique du deux poids, deux mesures

Reporters sans frontières établit un constat somme toute «partisan», dans la mesure où son rapport est foncièrement dicté par une ligne dominant la grande tendance mondiale des puissances qui visent à chercher des brèches pour justifier leur «ingérence humanitaire».

L'ONG Reporters sans frontières (RSF) vient de peaufiner un rapport portant le titre «La «haine du journalisme» menace les démocraties». Ce rapport qui est classé comme un baromètre disséquant l'état et la situation de la liberté d'expression et de l'information dans le monde, a consacré son travail de l'année 2018 pour le recul qui caractérise la mission des journalistes dans le monde.
Le rapport de RSF a aussi revu le classement des Etats en fonction de ce qu'il considère comme régression et menaces quant au métier d'informer et les risques auxquels font face les journalistes dans le monde.
Dans ce registre, l'ONG en question a consacré un chapitre relatif à la situation des journalistes et ce qu'ils subissent comme entraves et déboires en Afrique du Nord. C'est le cas de l'Algérie qui vient d'être déclassée par RSF avec sa propre démarche en évaluant l'état du santé d'un pays quant à la liberté d'expression et le droit à l'information sur des critères qui n'obéissent pas aux évolutions propres au pays concerné d'une situation des plus dramatiques à une situation relativement stable.
Ainsi, l'Algérie est notée par RSF en lui enlevant deux points par rapport à l'année 2017 où elle avait été classée à la 134ème place, alors que pour l'année 2018, elle est classée à la 136ème place mondiale en ce qui concerne la liberté de la presse et la situation des journalistes version RSF.
Dans ce sens, Reporters sans frontières établit un constat somme toute «partisan» dans la mesure où son rapport est foncièrement dicté par une ligne dominant la grande tendance mondiale des puissances qui visent à chercher des brèches pour justifier leur «ingérence humanitaire» à défaut d'intervenir vertement dans les affaires des Etats souverains dans le cadre de ce qui se trame comme guerres d'intérêts relevant d'un nouveau repositionnement géostratégique. Certes, les insuffisances et les dépassements se font sentir dans le domaine de l'exercice du métier de journaliste et le devoir d'informer, ce qui est une chose relative dans chaque pays et en fonction de sa situation historique, politique et culturelle. Mais l'ONG RSF se fait la porte-voix quant aux questions relatives aux textes de lois et la manière d'appréhender l'angle de travail encadrant le métier d'informer sans se référer à la démarche où le respect de ces critères soit appliqué et respecté partout dans le monde et surtout par ceux qui font de la démocratie et de la liberté de la presse un credo voire une religion comme c'est le cas pour certaines puissances occidentales. Cette politique du deux poids, deux mesures se précise dans le dernier rapport du RSF qui souligne à propos de l'Afrique du Nord en général et de l'Algérie en particulier que «En Afrique du Nord, des cadres législatifs restrictifs, des entraves à l'exercice du journalisme sur le terrain, en particulier lors des manifestations, et les nombreux sujets tabous sont autant de contraintes qui empêchent les journalistes de remplir pleinement leur rôle et d'assurer une information indépendante, plurielle et libre», précise le rapport.
L'Algérie ne peut pas égaler les traditions démocratiques de la Suède ou de la Norvège, pour ne citer que ces deux pays qui sont un exemple de l'ancrage de la liberté et de la consécration de la démocratie comme culture de premier ordre. Mais aller jusqu'à noircir la situation du pays qui est sorti d'une guerre sans merci contre un terrorisme mortifère saccageant les édifices de l'Etat naissant et de son économie durant une décennie avec des stigmates qui sont toujours vivaces, ne peut pas ne pas connaître une évolution graduelle vers un exercice démocratique avec ce que cela véhicule comme ouverture sur le monde et aussi consacrer la vertu du pluralisme en tenant compte de son contexte propre et de ses priorités stratégiques en renforçant davantage les valeurs de la liberté d'expression sans se laisser entraîner par le chant trompeur des sirènes qui arborent les vertus d'une démarche universelle comme fonds de commerce et comme un instrument faisant plus dans la désinformation et la consolidation des structures et des établissements spécialisés dans les médias-mensonges. Il était dans les coutumes de Reporters sans frontières d'accabler dans ses rapports les Etats qu'elle qualifie dans son propre jargon d'» Etats autoritaires», ce dernier rapport essaye tant bien que mal de s'intéresser à l'Occident mais sans que ledit rapport crie au crime comme c'était le cas par rapport aux autres pays qui ne s'inscrivent pas dans le giron occidental. Le rapport rapporte que «cependant, les discours de haine et les attaques contre la presse ne sont plus l'apanage des Etats autoritaires, confirme ce rapport. Quatre des plus forts reculs enregistrés cette année concernent des pays européens: la République tchèque dont le président Milos Zeman s'est présenté lors d'une conférence de presse avec une kalachnikov factice portant l'inscription «Pour les journalistes», dégringole de 11 places à la 34e, la Slovaquie où l'ex-Premier ministre Robert Fico a traité les journalistes de «sales prostituées anti-slovaques» et «simples hyènes idiotes», Malte où une journaliste anticorruption a été assassinée chute de 18 places au 65e rang, et la Serbie en perd 10 (77e)», a souligné le rapport du RSF.
Les classements émanant des ONG semblent perdre de leur crédibilité sur beaucoup de questions qui ont trait aux préoccupations stratégiques et importantes qui concernent le monde. Ces ONG sont surtout accusées d'impartialité et de parti pris flagrant, d'être parfois foncièrement au service des officines et establishments intimement liés aux puissances visant la recomposition du monde à leur guise et telle qu'elles l'entendent. Même si cela nécessite de faire appel à l'imposture et la supercherie pour atteindre cet objectif.
Les ONG sont passées pour être des maîtres de la politique du deux poids, deux mesures.

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