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ILS ONT ÉTÉ EMPÊCHÉS DE MANIFESTER À ALGER

Le Camra réagit

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Les médecins résidents organisent un sit-in à AlgerLes médecins résidents organisent un sit-in à Alger

L'activité de garde des urgences et dans les services au niveau national sera arrêtée définitivement à partir du 29 avril prochain.

Le bras de fer se poursuit entre les médecins résidents et la tutelle. Le Camra condamne fermement le traitement qui a été infligé à l'ensemble des médecins résidents avant-hier, alors qu'ils tentaient de marcher pacifiquement à Alger. «Nous avons vu nos confrères se faire massacrer, et je pèse mes mots, par certains policiers zélés», s'est insurgé hier par téléphone, le docteur Mohammed Taileb, représentant du collectif en question. Faisant un petit rappel des faits, il a indiqué que la marche s'est ébranlée depuis la place Emir Abdelkader. «Quelques instants après, on nous a pris de court et les éléments de la police ont commencé à rouer de coups les manifestants, allant jusqu'à dévêtir quelques-uns d'entre eux.» Il a tenu par ailleurs à préciser qu'il s'agit de seulement quelques policiers qui aiment user du pouvoir de leurs matraques. Notre interlocuteur a souligné en outre, que des agissements de cet acabit n'arrangeront en rien les choses. Il a avancé que le but de cette action est de dénoncer au train où vont les choses, ce qui concerne les revendications formulées par cette catégorie de médecins. Le docteur Mohamed Taileb a par ailleurs, exprimé ses préoccupations quant à l'adoption du nouveau projet de loi sur la santé, qui fait l'objet d'un débat houleux au niveau de l'APN. Il explique qu'en ce qui concerne le volet de l'obligation du service civil: «Aucun changement n'a été opéré dans le sens de son abrogation pas plus qu'une nouvelle mesure satisfaisante en faveur d'une modification quelconque.» Au final, rien n'est fait pour remplacer le système actuel du service civil qui a démontré son obsolescence depuis bien longtemps maintenant. Il s'est interrogé par-là, sur le sens d'une initiative aussi vaine.
Le représentant du Camra, a par ailleurs, vivement critiqué les textes inclus dans la nouvelle loi sanitaire, dans la mesure où l'objectif de celle-ci n'est nullement de profiter au peuple ni à l'amélioration du système de santé algérien dont l'échec est avéré. «Il suffit de lire entre les lignes pour savoir quelles sont ses réelles visées», a-t-il tenu à préciser.
Donnant quelques arguments, le même représentant estime en premier lieu qu'à travers ledit projet, la volonté de l'Etat pour privatiser ce secteur coûte que coûte est à peine voilée. Cela dit-il, «conférera encore plus de pouvoir à quelques administrateurs peu scrupuleux qui font la pluie et le beau temps dans les structures de santé publique». Ce qui d'après lui, constitue un grand danger pour la gestion des hôpitaux et ses retombées sur les citoyens. Si la loi a toujours été de leur côté, celle qui va la remplacer n'en sera que plus propice à leurs agissements inadmissibles. Et ce «dans l'impunité la plus totale», ajoute-t-il. Abordant la gratuité des soins, notre interlocuteur ne cache pas son appréhension et parle de sous-entendus et de contradictions autour de cet aspect-là. «Etant donné l'absence de commodités à l'intérieur des structures de santé publiques, les citoyens sont souvent contraints de se ruer vers le privé, quitte à payer des frais plus élevés que la moyenne», a-t-il fait remarquer. Mohammed Taileb a poursuivi, en relevant encore que la nouvelle loi sur la santé insiste sur les sanctions à l'encontre du médecin en cas de faute. «Cela va sans doute limiter les compétences du médecin qui travaillera dans la peur, comment voulez-vous qu'après ça, il soit rentable?», s'interroge- t-il. Et d'ajouter: «Déjà qu'il est obligé de travailler dans des conditions peu enviables, notamment dans les régions reculées!» Il estime ainsi que ce projet de loi, est contestable sur pratiquement tous ses points. «Ainsi donc, nous serons contraints de composer avec un système de santé suranné pendant encore 30 ans», a-t-il regretté.
D'autre part, le membre du Camra a fait savoir que pour ce qui est du mouvement de protestation, les médecins résidents reviendront prochainement à la charge, en tentant une nouvelle action sur le terrain. En sus, il a fait savoir que l'activité de garde des urgences et dans les services au niveau national sera arrêtée définitivement à partir du 29 avril prochain.

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