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MASSACRES DU 8 MAI 1945 À BÉJAÏA

Kherrata n'a pas oublié

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Kherrata n'a pas oublié

Raccordement des foyers en gaz par-ci, remise des clés aux familles et colloque de remémoration par-là, Béjaïa a commémoré les événements douloureux du 8 Mai 1945 dans la dignité.

Il y a 73 années, jour pour jour (mardi 8 mai 1945, mardi 8 mai 2018), la région de Kherrata était secouée par des événements sanglants et atroces. Plusieurs milliers d'Algériens étaient massacrés par l'armée coloniale alors qu'ils fêtaient la fin de la Seconde Guerre mondiale, signe d'une indépendance promise par la France. Un souvenir douloureux que les autorités militaires et civiles et les citoyens ont commémoré, hier, par un colloque retraçant les événements et d'autres actes honorifiques des moudjahidine. Symbole de paix pour la France, le 8 Mai 1945 fut celui de la douleur pour les Algériens. Ce jour-là, l'armée coloniale avait réprimé brutalement la population qui revendiquait sa liberté, pourtant légitime. La population de Kherrata fut massacrée. Les témoignages des personnes encore vivantes ont retracé, hier, cette journée avec toutes les séquelles de massacre colonial et de génocide dirigés par l'ex-administrateur français de cette région, le colonel Rousseau. «Des centaines de personnes ont été abattues une à une avant d'être balancées mortes ou vivantes dans les ravins profonds des gorges, sans distinction aucune» racontait hier ce rescapé. Hanouz Arab, ce médecin à Kherrata, dont un édifice a été baptisé hier en son nom, a été l'une des victimes du massacre. Il avait refusé de signer une déclaration d'allégeance. Torturé, il fut traîné dans les rues de Kherrata, sous le regard de la population rassemblée, pour être ensuite jeté dans le ravin de Chaâbet El Akhra sur le pont de ce lieu qui porte aujourd'hui son illustre nom. Aujourd'hui encore, un rocher du ravin porte l'inscription de la Légion étrangère. Juste en bas, le cimetière de 1 500 morts. 73 années, après Kherrata se souvient toujours de ces événements douloureux qu'elle rappelle chaque année aux générations futures, le prix payé pour l'indépendance de l'Algérie. A l'occasion de cette commémoration, 278 foyers ont été raccordés au réseau de gaz naturel la veille au niveau de la localité de Bouthagout dans la commune d'Ouzellaguen.
La mise en service du réseau a été effectuée par le wali qui était accompagné par le président de l'APW ainsi que des autorités locales. L'on a affirmé à l'occasion que «2018 est l'année du gaz naturel à Béjaïa», a-t-il souligné.
Le rattrapage du retard accusé en la matière est en marche. Ce réseau entre dans le cadre du quinquennat 20-09-2014 et intervient à l'occasion des festivités commémoratives des massacres du 8 Mai 1945. Le wali, qui a reconnu qu'il reste beaucoup à faire en la matière pour la wilaya, a promis de poursuivre les efforts.
Le wali en compagnie de la délégation a aussi remis les clés à 100 bénéficiaires de logements LPA à Oued Ghir dans une ambiance de liesse.

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