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DES RÉSIDENTS SE DÉTACHENT DU MOUVEMENT DE GRÈVE

Premières fractures au Camra

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Une unité de façadeUne unité de façade

Ils demandent à ce qu'une session du Dems soit organisée dans les plus brefs délais, et ce, précisent-ils, «dans le but de rejoindre nos postes budgétaires du service civil».

Bien que la mobilisation et la solidarité entre médecins résidents soient visiblement toujours au rendez-vous, le mouvement qui pilote la grève est néanmoins traversé par des divergences. Des voix discordantes commencent à se faire jour au sein du Camra. C'est du moins ce dont nous informe une lettre des candidats au diplôme d'études médicales spécialisées (Dems), adressée à l'endroit de la directrice de la formation des sciences médicales au ministère de l'Enseignement supérieur. Les rédacteurs de ladite lettre viennent de différentes spécialités telles que la pédiatrie, la gynécologie, l'ophtalmologie, la cardiologie ou encore la médecine légale. Dans le texte, en parallèle à l'annonce du Camra, ces derniers se sont démarqués du Collectif représentant les médecins résidents. «Nous nous détachons du mouvement engagé par les médecins résidents en sciences médicales sous le collectif Camra et souhaitons un dénouement rapide du conflit ayant eu des répercussions non seulement sur la prise en charge des malades, mais surtout sur la formation des médecins en post- graduation», note la source. Par conséquent, ils demandent à ce qu'une session du Dems soit organisée dans les plus brefs délais. Et ce, précisent-ils, «dans le but de rejoindre nos postes budgétaires du service civil». Pour rappel, les sessions d'épreuves du Dems ont été boycottées à la quasi-unanimité par les candidats des différentes spécialités.
Cette première ligne de fracture au sein du Camra ne semble pas encore assez visible. Pour cause, la contestation continue de prendre de l'ampleur. Les protestataires comptent réinvestir les rues de la capitale au cours de cette journée, à cause de «l'échec des négociations avec la tutelle». Cette manifestation se veut, selon le Camra, un appel au président de la République pour qu'il intervienne dans le but de dénouer cette situation de crise. Il est justement question comme annoncé récemment par le même collectif, d'envoyer une lettre à l'attention de la Présidence, et pour cause, ils accusent les autorités concernées de rester intraitables et de camper sur leurs positions, en dépit de la situation qui ne cesse pourtant de s'aggraver dans le secteur de la santé. Par conséquent, les voies du dialogue se retrouvent d'après eux, totalement obstruées. Dans un communiqué, le Collectif a dénoncé «les actes d'intimidation, les manoeuvres administratives et les menaces orchestrées par les directeurs des structures hospitalières». En plus de déplorer «le mutisme de la tutelle», ils préviennent que le statu quo menace «d'implosion un système de santé déjà moribond». Le Camra a réaffirmé par ailleurs, son intention d'arracher «pacifiquement» ses droits les plus élémentaires. Un message diffusé sur les réseaux sociaux a appelé les médecins résidents à venir en grand nombre afin de participer à «la marche de la dignité», invitant toute la corporation médicale à y participer. Le message déplore le traitement dont continue de faire l'objet l'ensemble des protestataires, subissant «toutes les formes de maltraitance». S'ajoutent à ça, les pressions dues à la ponction des salaires des médecins résidents dont la seule faute est de «demander des revendications légitimes». Ils mettent ainsi en exergue les trois points cruciaux de leurs doléances qui sont, l'abrogation du caractère obligatoire du service civil, l'égalité avec les citoyens algériens concernant le
service militaire et enfin, la révision du statut particulier du médecin résident.

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