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DES MÉDECINS RÉSIDENTS ONT ÉTÉ STOPPÉS, HIER, PAR LA POLICE

La marche du Camra n'a pas eu lieu

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Les forces de l'ordre, organisées comme jamais, ont une nouvelle fois entravé le déroulement de la marcheLes forces de l'ordre, organisées comme jamais, ont une nouvelle fois entravé le déroulement de la marche

La manifestation s'est transformée en sit-in dans l'enceinte du CHU Mustapha Pacha, auquel ont participé quelque 800 personnes.

La marche des medecins résidents n'a finalement pas eu lieu, hier, comme prévu à Alger. De nombreuses personnes devant rejoindre le rassemblement, ont été interceptées par la police et embarquées dans des fourgons vers des destinations inconnues. Au vu de ces circonstances la manifestation s'est transformée en sit-in dans l'enceinte du CHU Mustapha Pacha, auquel ont participé quelque 800 personnes.
Les médecins résidents rencontrés sur place, ont indiqué avoir subi des contrôles d'identité ayant duré plus d'une heure, pour pouvoir accéder à l'hôpital. «Environ 400 de nos confrères ont été arrêtés par la police sans aucun motif», a déclaré sans grand étonnement, le docteur Mohamed Taileb, l'un des représentants du Camra. Il explique encore, qu'ils ont été contraints de changer de programme, étant donné le nombre peu conséquent des médecins résidents, qui ne tiendraient pas face à un dispositif policier aussi imposant.
En effet, les services de l'ordre, ont dès la matinée, bouclé le périmètre au niveau du CHU Mustapha Pacha, en disposant leurs camions et leurs fourgons à l'entrée de la structure. A l'intérieur, les médecins résidents ont entamé une marche à partir d'un point précis de l'hôpital, en utilisant des slogans hostiles au gouvernement, à la tutelle notamment. Arrivant au portail et faisant face aux policiers qui s'étaient rangés de l'autre côté, avec leur artillerie habituelle, les manifestants ont forcé une partie du portail. En riposte, le camion antiémeute au canon à eau a instantanément aspergé l'ensemble des personnes qui tentaient vainement de franchir le seuil de la barrière de sécurité. Cependant, au vu du nombre négligeable des contestataires, ces derniers ne se sont pas faits très insistants, et ont très vite reculé. Force est de constater que ce rassemblement n'a pas été accompagné par l'engouement des précédents sit-in des médecins résidents. Par ailleurs, les membres du Camra ont affirmé que la protestation se poursuivra jusqu'à nouvel ordre.
«La reprise des gardes n'est pour l'heure, pas d'actualité», nous a assuré le docteur Meriem Hadjab, tout en pointant du doigt le «silence» aberrant de la tutelle. Le docteur Mohamed Taileb a indiqué que le ministre de la Santé est le seul responsable de la rupture du dialogue. Dans la mesure où ce dernier leur a posé un ultimatum, lequel offre aux médecins résidents le choix de reprendre leurs activités de garde dans les CHU, en échange de la reprise d'un nouveau calendrier de rencontres. «Nous ne céderons certainement pas à ce chantage», a-t-il insisté. Concernant le dernier appel de Mokhtar Hasbellaoui à l'endroit du Camra pour une réunion, les représentants du collectif assurent n'avoir eu aucune précision ni sur le lieu ni sur la date de sa tenue. «Un message a été tout de suite après envoyé au ministre pour de plus amples détails, mais il demeure sans aucune réponse», ont-ils avancé tout en étant interloqués. Ils en déduisent par là, que cette façon d'agir «traduit la passivité de la tutelle quant à la situation des médecins résidents qui est aujourd'hui dans une phase très critique».
Pour rappel, après avoir échappé une fois à la vigilance des forces de l'ordre au mois de février dernier, en investissant les rues de la capitale, les résidents ont essayé quelques semaines plus tard de revenir à la charge mais sans succès.
La police ayant pris les dispositions nécessaires, a étouffé le rassemblement en réprimant les personnes qui essayaient de marcher de l'axe reliant la place de l'Emir Abdelkader à la Grande- Poste. Cette troisième tentative n'a au final, pas porté ses fruits.
Les forces de l'ordre, organisées comme jamais, ont une nouvelle fois entravé le déroulement de la marche.

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