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VIOLENCE VERBALE ET PHYSIQUE EN ALGÉRIE

Ce mal des temps modernes

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Le phénomène s'amplifie et devient inquiétantLe phénomène s'amplifie et devient inquiétant

Il faut analyser le phénomène et identifier cette blessure qui rend l'Algérien violent.

La violence verbale ou psychologique, la violence physique, les harcèlements moraux et sexuels sont devenus en quelques années un véritable drame social en Algérie. Cela n'est certes pas spécifique au pays comme l'a si bien expliqué le docteur Mahssas, député FLN lors de la rencontre qui a été organisée à El Khroub, samedi soir, à l'initiative de l'Association nationale de promotion de la société civile et de la citoyenneté, mais le phénomène reste inquiétant dans la mesure où l'on veut s'accrocher à des solutions d'urgence. Pour la secrétaire générale de l'association l'Anpsec, Khamissa Aloui, qui a réussi à rassembler une importante assistance composée d'intellectuels, d'universitaires, d'enseignants et de spécialistes, cette violence quotidienne est vécue beaucoup plus par la femme et notamment la maman, rappelant que l'enfant à un certain âge n'a pas besoin d'un jouet, mais surtout de la présence de ses parents, de tendresse, d'amour et d'une éducation.
La démission des parents dans l'éducation des enfants a été un facteur déterminant qui tend à aggraver les choses, mais la responsabilité n'incombe pas uniquement aux parents, l'école aussi à un rôle à jouer pour freiner ce phénomène. Ainsi pour le docteur Mahssas qui a fait une intervention remarquable dans laquelle il souligne que le phénomène de la violence est vieux et il est international sous tous ses aspects. Il atteste qu'il est impossible de dire que nous allons bien quand on aborde ce sujet, mais on est bien mieux que beaucoup de pays. Il reste, a-t-il ajouté, que certaines formes de violence sont un véritable drame social comme pour les années noires du terrorisme, mais qu'enfin cette violence a été vaincue. Aussi bien pour la SG de l'Anpscc, que pour le docteur Mahssas il faut faire intervenir les spécialistes et les experts.
A ce propos, le docteur Mahssas ne manquera pas d'insister pour que les sociologues s'investissent mieux dans ce domaine et puissent trouver la source du mal et la faille ne manquant pas de se poser la question «qui est ce peuple violent et en même temps solidaire? En donnant des exemples du vécu de l'Algérie comme pour le match barrage Algérie-Egypte à Oum Durman au Soudan avec toute cette solidarité autour de l'Equipe nationale, et encore plus récemment lors du crash de l'avion militaire à Blida et les preuves de l'élan solidaire autour de l'Armée nationale populaire. Pour lui, c'est un peuple génial et il suffit juste de savoir utiliser les moyens qu'il faut pour analyser le phénomène et surtout pour identifier cette blessure qui rend l'Algérien violent.
Quoi que l'intervenant ait su transmettre son point de vue à ce propos même en affirmant «que l'Algérien refuse d'obtempérer quand il se sent obligé» et donc il faut savoir faire des concessions parfois pour la paix et pour une société moins violente.
La SG Khamissa Aloui insistera quant à elle sur ces enfants égarés qui ont perdu leurs repères, en invitant les experts à se pencher davantage sur leurs cas car c'est une urgence qui revendique une solution profonde, étudiée et durable. Un débat a par la suite marqué cette journée de sensibilisation portant sur le thème «la maman déplore ses enfants quant à la violence». L'intervenante parlera des contraintes que peut vivre un enfant et qui peuvent être une source de violence, entre autres le sentiment de l'abandon consécutif, souvent dû à la séparation ou au divorce des parents, les difficultés de donner une définition à sa vie d'où cette volonté de transgression de l'interdit. A noter que l'organisation de cette rencontre entre dans le cadre de la fête des mamans et celle des enfants qui coïncide avec le 1er juin.

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