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LE PHÉNOMÈNE S'EST AGGRAVÉ CES DERNIERS JOURS

L'insalubrité bat des records

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ll suffit de se promener dans nos rues pour constater l'ampleur de ce phénomènell suffit de se promener dans nos rues pour constater l'ampleur de ce phénomène

Si ce phénomène est monnaie courante en Algérie depuis des années, il semble que ses proportions deviennent démesurées durant cette période.

Des poubelles qui débordent, des détritus et des déchets en tous genres qui jonchent les rues, des effluves peu agréables...C'est le triste paysage qui s'offre à la population d'une façon outrageuse en ce mois de Ramadhan. En effet, si ce phénomène est monnaie courante en Algérie depuis des années, il semble que ses proportions deviennent plus importantes durant cette période. Des photos qui circulent ici et là sur les réseaux sociaux ces derniers jours font état d'une insalubrité sans égale aux abords des routes de certaines localités ou encore sur des marchés de fruits et légumes. La plus diffusée est sans doute celle d'un marché situé à Bab El Oued (Alger), et qui connaît quotidiennement, une forte affluence. L'image parle d'elle-même. Elle montre ce lieu en fin de journée, noyé sous un amas d'immondices. Faisant le tour de facebook, cette photo a été très largement relayée par les internautes qui n'ont pas manqué de s'indigner. D'autres ont par la suite suivi le mouvement et posté des clichés du même genre, pris à proximité de leurs quartiers, déplorant une telle situation.
Il est vrai qu'il suffit de se promener dans nos rues pour constater l'ampleur de ce phénomène dont l'impact est plus prononcé ces dernières semaines. Et pour cause, le mois sacré est hélas pour la plupart des citoyens, synonyme d'abondance, car connu pour être la période où tous les excès sont permis. Il faut dire que le gaspillage a battu des records ces jours-ci. Dans les bennes à ordures, celles-ci dépassent et finissent par tomber par terre, faisant des trottoirs de véritables dépotoirs qui bloquent l'accès aux passants qui sont de ce fait, contraints de changer de route. En plus de constituer des barrages, les odeurs qui en émanent rendent les lieux impossibles d'accès. Un désagrément encore plus contraignant pour les riverains. Ceci dit, si quelques personnes font montre d'une réelle conscience vis-à-vis de ce phénomène et essaient tant bien que mal d'y remédier, d'autres en revanche, ont adopté un comportement bien loin d'arranger les choses. Ils semblent en effet habitués à vivre dans la saleté. En allant jeter leurs ordures dans ces bennes chargées, des citoyens se contentent tout simplement de les jeter par terre par un geste d'une désinvolture désarmante. Pis encore, c'est quand ces immondices se propagent et arrivent à l'entrée des habitations ou encore des mosquées. On constate que dans certains quartiers de la capitale, les prières du soir (les tarawih) se font en plein air devant la mosquée, non loin des odeurs nauséabondes et des déchets qui couvrent le bitume, sans qu'à aucun moment, cela ne dérange quiconque.
Ce sont là, des agissements qui sont parfaitement aux antipodes de ce que le mois de Ramadhan est censé représenter pour les musulmans. Beaucoup, qui ne cessent pourtant de prôner certaines valeurs, ne sont même pas aptes à garder les lieux où ils habitent plus ou moins propres.
D'un autre côté, la responsabilité n'incombe pas seulement aux citoyens. Les pouvoirs publics doivent impérativement réorganiser la gestion de la collecte des ordures ménagères.
Des habitants se plaignent souvent du fait que même si les éboueurs passent quotidiennement pour le ramassage des rebuts, ces derniers laissent quelques points chargés pendant des jours et des jours. Par ailleurs, il faut le dire, l'incivisme de nombreuses personnes qui jettent à tort et à travers leurs déchets, a en grande partie contribué à en arriver à cette situation.

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