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LE MOIS DE RAMADHAN EST PROPICE AUX AFFAIRES

Nombre de magasins convertissent leur commerce

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Nombre de magasins convertissent leur commerce

Les échoppes de «kalbelouze», de «zlabia» et autres gâteries fleurissent en ce mois «d'abstinence».

Voilà arrivé le temps des affaires «ramadhanesques»! Comprendre le commerce du kalbelouze, zelabia, pain maison traditionnel, gâteaux divers le tout accompagné par des recettes genre («m'hadjeb, briks...) qui font le bonheur culinaire de nombre d'Algériens non-résidents et autres passagers dans la capitale bien que les Algérois ne s'en privent pas pour autant..
En ces temps-ci, il est notoire qu'une boutique commercialisant jadis des pacotilles devienne, du jour au lendemain, juste au début du mois de jeûne de Ramadhan, un espace, aussi exigu soit-il, où l'on vend du kalbelouze (ou chamia), de la zlabia ou autres sucreries allant avec les caprices que suscitent les soirées en ce mois sacré. Les locaux se louent à «prix d'or» en cette période et sont rares à trouver. Les gâteries proposées sont préparées sur place, parfois même sous l'oeil du client potentiel, ou sont souvent commandées chez un pâtissier «grossiste» qui en fait son programme de travail chaque année durant ce mois. Ce sont alors des dizaines de revendeurs qui s'adressent assidûment à lui pour que leur commande soit satisfaite. Trop occupées par leur ménage et la préparation du repas de la rupture du jeûne, les ménagères algériennes n'ont guère le temps de s'adonner à la préparation de gâteaux destinés à la vente. Celles qui ont vraiment besoin de juguler un tant soit peu les prix des victuailles qui grimpent en flèche et améliorer un tant soit peu leurs revenus, préfèrent préparer et commercialiser des galettes qui sont plus rapides à confectionner et cuire et plus faciles à écouler.
Si le jeûneur est souvent «hanté» tout le jour durant, par le moment de l'iftar et de la «chorba» qui l'accompagne, il n'en demeure pas moins qu'il projette tôt dans son esprit les «gourmandises» qu'il va savourer durant la soirée pendant laquelle il s'offrira une veillée doucereuse après les prières de «taraouih». La table sera bien garnie en effet. Les gens de la maison ainsi que leurs convives siroteront le thé ou le café, c'est selon, et ne manqueront pas de «picorer» dans les assiettes garnies de ces gâteaux achetés ou parfois, pour beaucoup de familles, confectionnés chez soi.
En les présentant à ses invités, la maîtresse de maison s'attend insidieusement, les lèvres marquées par un sourire très discret et des yeux pétillants, aux compliments que ses hôtes ne manqueront certainement pas de lui faire.
En plus du plaisir qu'apportent ces soirées tant attendues tout le long de l'année, il faut dire que toutes ces attitudes mises en scène reflètent quelque peu une «sournoiserie» qui ne dit pas son nom. Mais le bonheur de recevoir est quand même là, le plaisir aussi, surtout quand il est agrémenté de rires et sourires...

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