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50.000 LOGEMENTS SERONT DISTRIBUÉS DANS LES 48 WILAYAS

Le cadeau de l'aïd de bouteflika

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Il n'est pas question, pour le chef de l'Etat, qu'une catégorie de citoyens rate le train du développement, parce que son tour n'est pas arrivéIl n'est pas question, pour le chef de l'Etat, qu'une catégorie de citoyens rate le train du développement, parce que son tour n'est pas arrivé

On retiendra dans cette opération, le timing, l'ampleur et la diversité des catégories sociales des bénéficiaires.

Le ministre de l'Habitat a donné le coup d'envoi d'une opération de relogement inédite de par son ampleur. En effet, d'ici à l'Aïd El Fitr, quelque 50.000 logements, toutes formules confondues, seront distribués à leurs bénéficiaires, aux quatre coins du pays. Dix ministres du gouvernement sillonneront les 48 wilayas et piloteront l'opération. L'idée première est de faire coïncider cette méga-opération avec la fin du mois sacré de Ramadhan. Ce sont donc des dizaines de milliers de familles algériennes qui accueilleront l'Aïd El Fitr avec le meilleur présage qui soit. Ce n'est pas rien pour un pays qui traverse une sérieuse crise financière de parvenir à achever et à attribuer autant d'unités d'habitation. Cela pourrait ne pas relever de l'exploit diraient les plus sceptiques, mais il faut chercher longtemps, pour trouver pareilles opérations sur toute la planète. Mieux encore, on peut remonter dans le temps sur plusieurs décennies et rayonner sur l'ensemble des pays pour voir une opération comparable. Il est entendu, en effet, que ce que réalise l'Algérie, ces vingt dernières années dans le domaine du logement, n'a presque pas son pareil dans le monde.
Il y a des raisons objectives à l'investissement colossal consenti par l'Etat pour améliorer la situation du secteur de l'habitat en Algérie. Il faut savoir qu'en amont, c'est-à-dire avant la remise des clés à la famille bénéficiaire, ce sont des centaines de milliers de postes d'emploi qui sont créés. Dans l'acte de bâtir d'abord, mais également dans toutes les filières connexes. Ne dit-on pas que «quand le bâtiment va, tout va»? L'option de mettre le paquet sur les chantiers de construction et les aides importantes qui ont été accordées par l'Etat aux autoconstructeurs, comme aux souscripteurs de l'ensemble des formules d'accès au logement individuel, poursuivent plusieurs objectifs.
Ces derniers ont été atteints en partie. En effet, à force d'investissement, l'Algérie dispose aujourd'hui d'une capacité de réalisation de plus de 100.000 logements-an à travers ses entreprises locales. Ce qui constitue une sérieuse avancée, en comparaison à ce qu'était cette capacité, il y a une vingtaine d'années. L'autre objectif, quasiment atteint, concerne le taux d'intégration dans la production de l'habitation. Le secteur tourne, ces trois dernières années, avec un niveau de réalisation de plus de 80% de matériaux locaux. Ce qui est un acquis, mais encore fragile, ce qui explique la poursuite de l'effort tous azimuts dans le financement public des programmes de réalisation de logements.
L'Etat sait pertinemment que le secteur a encore besoin du soutien de la commande publique pour tenir debout et maintenir les centaines de milliers d'emplois. La dynamique que connaît le secteur peut même constituer l'un des facteurs de sortie de crise, bien que des observateurs économiques ont tendance à douter de cette possibilité, arguant que le logement n'est pas rentable à court et moyen terme. Dans certains milieux, on critique la démarche de l'Etat sur ce volet, relevant que l'argent distribué sur le logement, le serait mieux dans des projets à forte rentabilité à court terme.
Une approche qui n'agrée manifestement pas l'Etat algérien qui construit son modèle de développement sur l'humain principalement. Le président de la République qui a personnellement instruit le gouvernement de ne pas abandonner le programme de construction de logements, sous prétexte de crise financière, est le premier défenseur de cette vision qui veut que l'essor économique du pays doit profiter à tous. En d'autres termes, il n'est pas question, pour le chef de l'Etat, qu'une catégorie de citoyens rate le train du développement, parce que son tour n'est pas arrivé. Cette féroce volonté de ne laisser personne sur la route de la prospérité a poussé le président Bouteflika à construire la relance de l'économie et la sortie de crise sur l'élévation du niveau de vie des Algériens. D'une pierre, deux coups, dirions-nous. Mais il est entendu que la vision du président de la République va au-delà de la conjoncture actuelle. En procédant de la sorte, il donne à la Réconciliation nationale sa dimension concrète, sociale, sociétale et économique. On retiendra dans cette opération, le timing, l'ampleur et la diversité des catégories sociales des bénéficiaires. C'est toute l'Algérie qui est représentée. Quant au nombre impressionnant de logements à distribuer, on aura apprécié la force de frappe de l'Algérie qui n'a pas été mise à genoux par la crise financière.

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