Prévisions pour le 17 Decembre 2018

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FACE AUX INCESSANTES AUGMENTATIONS DES PRIX

De nouveaux réflexes d'achat naissent

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On n'achète plus la tomate au kilogrammeOn n'achète plus la tomate au kilogramme

Les prix n'ont pas atteint en ce mois de Ramadhan le point de non-retour. C'est au rythme des yo-yo qu'ils ont évolué.

La fièvre des prix reste encore de mise sur les marchés de la wilaya de Tizi Ouzou. Le yo-yo poursuit ses fluctuations sur la bourse des ménages qui n'ont plus la même force qu'au début du mois de Ramadhan. Cette seconde moitié a trouvé les familles déjà saignées par les dépenses de la première quinzaine.
Aussi, au niveau du plus grand marché de la wilaya, situé à Draâ Ben Khedda, les achats se font de plus en plus faibles. On n'achète plus la tomate au kilogramme. Beaucoup préfèrent ne pas regarder les prix et vont directement prendre une tomate ou deux. «Je préfère cette méthode car elle me permet d'alléger la facture. La première quinzaine a tout pris», témoigne un homme à la soixantaine, visiblement en retraite, d'autres se rabattent sur le poulet, mais au détail. «Je préfère acheter deux cuisses ou des ailes plutôt que de prendre un poulet entier. C'est plus économique», affirme un autre rencontré dan un magasin de vente de viande blanche.
En effet, les prix n'ont pas augmenté en ce mois de Ramadhan au point de non-retour. C'est au rythme des yo-yo qu'ils ont évolué. Mais ce qui est par contre nouveau, ce sont les habitudes des consommateurs qui commencent à changer. Un changement accompagné par les commerçants qui ont suivi la tendance en y adoptant la méthode. Les acheteurs ne recherchent plus la baisse des prix, mais tentent par différentes méthodes de s'adapter à ceux en cours. «Les gens achètent une tomate, deux à trois piments, deux courgettes. Ils s'adaptent aux prix en réduisant les quantités. On n'a pas d'autre choix que de suivre la tendance. C'est la seule façon de continuer à vendre», reconnaît un vendeur sur le même marché.
Nous avons fait d'autres tours sur d'autres marchés, la tendance est installée. L'habitude est tellement en vogue que même la pastèque est vendue au détail. «Il y a des clients qui demandent la moitié d'une pastèque. Alors on a fini par adopter leur demande», reconnaît un autre vendeur. Sur place, des acheteurs ont confirmé la tendance. «Oui, je préfère acheter la moitié d'une pastèque que de gaspiller de l'argent à acheter une complète et en jeter dans les poubelles. Il faut qu'on devienne plus rationnel», dit un autre. «Nous sommes deux avec ma femme à la maison. Je ne vois pas pourquoi on m'obligerait à acheter une pastèque complète alors qu'on ne peut pas tout manger. C'est une très bonne idée et ça ne signifie nullement un manque d'argent», ajoute un autre, qui venait de demander une moitié.
«Maintenant, il y a les moyens. Bien emballé, on peut acheter non pas la moitié mais le quart d'une pastèque», explique-t-il.
Cette nouvelle habitude est tellement en vogue qu'on la retrouve dans d'autres commerces. Chez un vendeur de viande blanche, nous avons trouvé des citoyens qui achètent à la la pièce. «Moi, je préfère manger les ailes. Je ne vois pas pourquoi, je vais acheter tout un poulet. C'est un gaspillage d'argent et de viande», explique un acheteur. «Nous devons nous débarrasser de certains réflexes anciens. C'est même un moyen d'éviter le gaspillage. On ne doit pas obliger les gens à dépenser de l'argent pour acheter tout un poulet alors qu'ils n'ont besoin que d'un peu», ajoute un autre.
Le vendeur lui-même semblait partager ces avis, ce qui se voyait d'ailleurs à travers ses étalages où étaient exposés séparément des ailes, des cuisses, le cou et les abats. «Croyez-moi, je vends mieux avec cette méthode. Les gens préfèrent cela quand on leur donne le choix. Alors, quand quelqu'un arrive et trouve le poulet au-dessus de ses moyens, il commande ce qu'il peut acheter au lieu de ressortir les mains vides», explique notre interlocuteur.
Enfin, il convient de signaler que les ménages, lassés d'attendre la baisse des prix qui arrive rarement, commencent à adopter
d'autres réflexes. Il n'y a pas longtemps, il était inconcevable dans la tête d'une personne d'acheter une seule tomate. On n'oserait même pas penser faire un achat pareil. Mais avec le temps, les gens semblent s'adapter et c'est tant mieux, de l'avis de beaucoup.

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