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L'OFFRE MONDIALE DE PÉTROLE POURRAIT NE PAS SUFFIRE EN 2019

L'Opep "affole" Donald Trump

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Le président américain a accusé l'Organisation des pays exportateurs de pétrole d'être derrière le rebond des cours de l'or noir.

Le successeur de Barack Obama n'est cependant pas au bout de sa peine, de ses préoccupations. Une information plus inquiétante, tout dépend de quel côté on se situe, indique que les prix devraient grimper davantage. C'est la vénérable AIE, bras énergétique armé des pays occidentaux consommateurs de pétrole, qui le laisse entendre. Qu'annonce-t-elle de si alarmant? «La demande de pétrole augmentera régulièrement en 2019, en raison de la solidité de l'économie mondiale et d'importantes difficultés d'approvisionnement pourraient apparaître d'ici la fin de l'année prochaine si l'Opep ne peut pas pallier la moindre pénurie d'offre», a estimé hier l'Agence internationale de l'énergie. Un retour de manivelle exceptionnel. Les pays producteurs de pétrole Opep et non Opep qui ont souffert d'une dégringolade des prix, qui a ravagé pour certains leurs économies, à l'instar du Venezuela, qui n'a pas épargné l'Arabie saoudite qui a accusé un déficit budgétaire de près de 100 milliards de dollars en 2015, l'Algérie qui a vu son Fonds de régulation des recettes partir en fumée...sont appelés aujourd'hui à pallier une offre en berne qui doperait les prix. Un scénario des plus improbables qui frise le burlesque que n'aurait pas osé écrire le plus extravagant des experts. A travers ce rapport, l'AIE envoie un message de détresse aux pays membres de l'alliance Opep-non Opep, dont la Russie, qui prendront part à la réunion de Vienne, en Autriche, les 22 et 23 juin prochains. Ils doivent décider ou non d'assouplir l'accord de la baisse de leur production de 1,8 million de barils par jour.
Même si les ministres de l'énergie saoudien et russe ont évoqué une possible hausse de leur production qui pourrait intervenir au troisième trimestre, l'Opep a fini par se montrer moins affirmative. Plus prudente. «Les perspectives pour le marché mondial du pétrole au deuxième semestre 2018 sont hautement incertaines, même si l'effort de réduction des stocks a porté ses fruits», a écrit l'Organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel publié mardi. L'AIE ne partage pas cette éventualité. Elle estime que la demande mondiale de pétrole devrait croître de 1,4 million de barils par jour en 2019, dépasser 100 millions de b/j d'ici le deuxième trimestre de l'année et augmenter au même rythme cette année. «Un contexte économique solide et une hypothèse de stabilité des prix sont des facteurs importants. Les risques portent sur une hausse des cours et des tensions commerciales. Certains gouvernements envisagent des mesures pour atténuer les pressions sur les prix», explique le bras armé énergétique des pays de l'Ocde, qui souligne que «l'économie mondiale souffre de la hausse des prix du pétrole». Le baril s'affiche tout juste autour de 75 dollars en ce moment. De nombreux pays ont besoin d'un baril de 100 dollars pour équilibrer leurs finances.
Il faut souligner que l'AIE ne s'est pas affolée à ce point lorsque les cours se sont effondrés. Comme elle n'a pas pointé du doigt le président américain, dont les sanctions contre l'Iran et le Venezuela vont incontestablement provoquer un rétrécissement de l'offre mondiale. Elle s'en remet aux «24» pays producteurs (Opep-hors Opep), afin de pallier cette carence, tout en admettant que cela ne suffira pas à faire le plein.
«Même si la baisse de production du Venezuela et de l'Iran est compensée, le marché sera juste équilibré l'année prochaine et vulnérable à une hausse des prix en cas de nouvelles perturbations.», s'inquiète l'Agence internationale de l'énergie. Le président américain s'affole et accuse l'Organisation des pays exportateurs de pétrole d'être derrière le rebond des cours de l'or noir. «Les prix du pétrole sont trop élevés, c'est encore l'Opep qui est à la manoeuvre. Pas bon!», a tweeté Donald Trump. L'Opep, qui a incontestablement les cartes en main, ne doit pas faire fi de ces desiderata, de cette pression ambiante entretenue par des «parties» qui ne lui ont pas fait de cadeaux.

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