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LES SPÉCIALISTES LANCENT L'ALERTE

Le cancer progresse en Algérie

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Plus de 50 000 nouveaux cas de cancer par an sont attendus à partir de 2025Plus de 50 000 nouveaux cas de cancer par an sont attendus à partir de 2025

Les spécialistes indiquent que cette maladie pourrait connaître une progression constante dans les 10 prochaines années.

Après la pathologie cardio-vasculaire, le cancer vient en 2e position dans la morbidité générale. Les chiffres avancés par les spécialistes sont glaçants. En Algérie, des milliers de nouveaux cas de cancer sont enregistrés annuellement. Les spécialistes indiquent que cette maladie pourrait connaître une progression constante dans les 10 prochaines années. En chiffres, plus de 50 000 nouveaux cas de cancer par an sont attendus à partir de 2025. Dans une récente déclaration, le professeur Kamel Bouzid, chef du service d'oncologie du Centre Pierre et Marie Curie (Cpmc), a tiré la sonnette d'alarme en dénotant une augmentation continue des cas de cancer. Actuellement, entre 42 à 45 nouveaux cas de différents types de cancer sont enregistrés chaque année et affectent tous les âges et les deux sexes. Selon le même spécialiste, le Cpmc compte 300 nouveaux cas. A ce propos, selon le professeur Bouzid, les causes de la hausse des tumeurs cancéreuses, d'une année à l'autre, «sont dues au changement du mode d'alimentation, d'où le taux élevé de cancers du côlon et du rectum après 40 ans, et qui se classe en deuxième position après le cancer du sein chez la femme et avant le cancer du poumon chez l'homme».
Il révèle, dans ce même sillage que l'utilisation des pesticides dans le secteur agricole entraîne une augmentation significative des différents types de cancer, il cite notamment, que tous les secteurs sont concernés pour réduire l'exploitation de ces pesticides, qui «amplifient le taux d'atteinte cancéreuse».
On observe surtout une recrudescence de cas de cancer du sein et de l'appareil reproductif chez les femmes. Alors que les hommes sont souvent atteints de cancer du poumon, de la vessie, de l'appareil digestif, du colon et de la prostate. On remarque que les cas ne cessent d'augmenter partout dans le pays. Selon le professeur Bouzid, le taux de mortalité est estimé à 50% au cours des cinq premières années de la maladie, soit un malade sur deux meurt durant une période de moins de cinq années, précisant que le cancer le plus répandu à l'échelle nationale est celui du sein, avec environ 12 000 cas recensés annuellement, suivi par le cancer du côlon, du rectum et du poumon.
Optimistes, les spécialistes trouvent que nous pourrons éviter cette maladie au moyen d'un dépistage précoce que chaque femme, homme doivent effectuer dès l'âge de 40 ans. Selon les experts en oncologie, les cancers les plus fréquents, comme celui du sein ou des poumons, peuvent être détectés précocement, ce qui permettrait d'en réduire les cas de décès. Les pouvoirs publics ont mobilisé d'importants moyens pour la prise en charge des différents types de cancer. On rappelle que la première initiative prise par l'Etat remonte à 2010 et a consisté en la création d'un Fonds national de lutte contre le cancer en consacrant une enveloppe budgétaire de 35 milliards de DA. Elle était destinée à l'acquisition des équipements de radiothérapie. Dans ce contexte, il est important de noter qu'un seul cas de cancer coûte à l'Etat une enveloppe financière de 5 millions de DA, destinée aux médicaments, à la chirurgie et la chimiothérapie. En plus clair, l'Algérie est l'un des rares pays à travers le monde qui assure la gratuité du traitement aux patients atteints de cancer. Par ailleurs, et dans ce même cadre, plus de 200 nouveaux cas de leucémie lymphoïde chronique sont recensés en Algérie par an. 50% des personnes qui se présentent aux services hématologie sont à un stade avancé de la maladie, affirment les spécialistes en hématologie. La leucémie lymphoïde chronique est un cancer du sang, qui reste peu connue en Algérie par le grand public. A noter que cette pathologie rare touche de façon préférentielle les personnes âgées, plusieurs études internationales ont révélé que le pic de fréquence de cette maladie se situe à l'âge de 65 ans avec une prédominance chez l'homme qui est deux fois plus exposé que la femme. Pour ce qui est de la fréquence de la LLC, elle est estimée à 30 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Celle-ci est rare Avant 40 ans. Dans cette optique, des experts hématologues nationaux et internationaux organisent une conférence de presse samedi prochain, 14 juillet à Alger à l'hôtel Sheraton. Cette conférence aura pour objectif de mettre l'accent sur la leucémie lymphoïde chronique, partager avec la communauté scientifique les dernières actualités diffusées lors de la tenue du congrès de l'association européenne d'hématologie(EHA) et de vulgariser auprès du grand public le volet relatif aux aspects de prise en charge de la maladie, notamment les traitements innovants et les besoins médicaux non satisfaits.

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