Prévisions pour le 16 Octobre 2018

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DES RESPONSABLES QUI N'ANTICIPENT PAS SUR DES PROBLÈMES D'EAU, D'ÉLECTRICITÉ ET DE LOGEMENT

Incompétences coupables

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A Alger, Béchar, El Oued ou encore Jijel, les citoyens ont fermé les routes pour crier leur ras-le-bolA Alger, Béchar, El Oued ou encore Jijel, les citoyens ont fermé les routes pour crier leur ras-le-bol

A Alger, Béchar, El Oued ou encore Jijel, les citoyens ont fermé les routes pour crier leur ras-le-bol. Qu'ont-ils demandé? Ils n'ont pas exigé un robinet «intelligent» qui a la capacité d'interagir avec leur pensée, mais juste un robinet qui, une fois ouvert, laissera couler l'eau.

L'Algérie cherche à transformer sa capitale en une ville intelligente. Ce projet de faire d'Alger une Smart City afin d'optimiser la gestion de la ville et améliorer la qualité de vie de ses citoyens, est une très bonne initiative, il faut le reconnaître. Cependant, les Algériens ne cherchent pas à être bercés par un projet, aussi ambitieux soit-il, qui se réalisera, ou peut-être pas, demain. Ils aspirent juste à vivre dans leur réalité actuelle avec le moins de désagréments possible. Or, les cadres de l'Etat, chargés justement de garantir un cadre de vie approprié, ne semblent pas en mesure de le faire. C'est tout simplement de l'incompétence!
Ces derniers ont été incapables de prévenir les pannes d'électricité, d'éviter les coupures d'eau ou encore d'anticiper sur des questions de gestion courante. Faut-il rappeler que la rue bouge, depuis quelques jours déjà, dans plusieurs localités du pays, en raison du manque d'eau, coupure d'électricité ou même en raison des prestations offertes sur les plages? A Alger, Béchar, El Oued ou encore Jijel, les citoyens ont fermé les routes pour crier leur ras-le-bol. Qu'ont-ils demandé? Ils n'ont pas exigé un robinet «intelligent» qui a la capacité d'interagir avec leur pensée, mais juste un robinet qui, une fois ouvert, laissera couler l'eau.
Ils ne demandent pas l'impossible. Juste le droit de se laver, boire de l'eau fraîche ou encore allumer un climatiseur par ces temps de grandes chaleurs qui dépassent les 50° dans certaines wilayas. Or, ils sont confrontés à un quotidien intolérable en raison de l'incompétence de ceux qui sont rémunérés pour gérer le cadre de vie des cités. Et il est à se demander comment un responsable ne pense pas à prévenir les coupures d'eau avant l'arrivée de l'été surtout que le problème n'est pas en la disponibilité de cette substance vitale, abondante cet été, après les importantes précipitations enregistrées durant l'hiver.
Pour quelle raison aussi, le responsable de la Sonelgaz ne pense pas à doubler les capacités de distribution d'énergie afin d'éviter le délestage en cas de pic de consommation d'électricité? Les pics de consommation sont très fréquents en périodes de fortes chaleurs. Un problème auquel est confrontée chaque année la Sonelgaz.
Il ne s'agit donc pas d'une situation nouvelle face à laquelle il faut trouver une solution d'urgence et improviser. C'est dire que le problème qui se pose est dans cette gestion d'improvisation qui est menée. Les cadres algériens ne sont pas dans la prospective ni la planification. Sinon, comment expliquer également que depuis des années nos responsables n'arrivent toujours pas à gérer la question des parkings, ni celle de l'accès aux plages. Un problème qui paraît, à première vue, insignifiant et banal et pourtant! A cause d'un parking sauvage, il y a eu mort d'homme.
Un jeune père de famille a été poignardé de sang-froid devant son enfant pour avoir refusé de se faire racketter 50 DA par un autre jeune qui s'était auto-érigé en maître des lieux d'une partie de la chaussée publique. Il y a aussi cet autre père de famille qui a été agressé à l'arme blanche pour avoir installé son parasol dans un lieu public. Ces agressions sont certes dues à la généralisation de la violence dans la société, mais à leur origine, il y a la mauvaise gestion de la cité. Et sur cette mauvaise gestion, les exemples sont légion car elle se trouve à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Que ce soit dans les administrations où la cacophonie est générale ou dans les hôpitaux où la situation est des plus déplorables et même dans des secteurs beaucoup plus sensibles. A qui la faute? Qui doit remédier à une telle situation? Qui doit la dénoncer? Ce ne sera sûrement pas les sénateurs et députés siégeant aux hémicycles de l'APN et du Sénat et qui sont censés porter la voix de leurs concitoyens et ramener des projets grandioses de développement socio-économique pour la wilaya qu'ils représentent. Car, nombre d'entre eux ne sont là que pour faire partie du décor, profiter de leurs rangs de leurs statures et se sucrer sur le dos de l'Etat et du peuple.
Ce dernier se voit donc obligé ou de prendre son mal en patience ou de «couper» les routes pour se faire entendre. Et il ne s'agit là nullement d'incivisme, mais de la seule manière trouvée pour faire face à l'incompétence qui règne.

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