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TENSIONS ET CONFLITS SUR L'ÉNERGIE EN MÉDITERRANÉE

Les risques qui pèsent sur l'Algérie

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L'Algérie détient les troisièmes réserves mondiales de gaz de schisteL'Algérie détient les troisièmes réserves mondiales de gaz de schiste

La convoitise des grandes puissances est d'autant plus justifiée que l'Algérie détient, selon le dernier rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les troisièmes réserves mondiales de gaz de schiste.

Dans une pertinente analyse déclinée dans une conférence-débat organisée à l'Institut national des études stratégiques globales (Inesg), à Alger, l'expert Francis Perrin a révélé que les tensions et les conflits sur l'énergie en Méditerranée vont aller crescendo avec la rareté de la ressource. L'expert français a estimé que la découverte de gisements gaziers et pétroliers dans cette zone fait qu'elle soit soumise toujours à des tensions politiques fortes, une nouvelle région énergétique du monde, aux portes de l'Europe, de l'Afrique et du Moyen-Orient. Placée parmi les principaux pays détenteurs de réserves de gaz de schiste, exploitables selon le dernier rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), l'Algérie n'échappe pas à ces éventuelles tensions géopolitiques.
La convoitise des grandes puissances est d'autant plus justifiée que l'Algérie détient, selon le même rapport de la Cnuced, les troisièmes réserves mondiales de gaz de schiste, techniquement récupérables. La Cnuced a étayé son rapport par une étude de l'Agence américaine d'information en énergie (EIA) qui remonte à l'année 2015. L'on comprend l'agitation qui anime déjà les deux géants mondiaux de l'énergie, à savoir les Etats-Unis d'Amérique et la Russie. Selon le président directeur général du Groupe Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, l'Algérie a fait appel à un cabinet d'avocats américains, Curtis, Mallet-Prévost, Colt & Mosle LLP en l'occurrence, ainsi qu'à d'autres cabinets de conseil pour confectionner une nouvelle loi sur les hydrocarbures visant à attirer des investissements. Une annonce qui rassure les Américains mais tel n'est pas le cas pour la Russie. «Tout semblait comme une offre de rappel pour éviter une totale mainmise américaine sur ce filon algérien. Il fallait agit vite», relève un expert algérien qui en veut pour preuve les propos tenus il y a trois jours par l'ambassadeur de Russie à Alger. dans un entretien accordé à l'agence Sputnik, Igor Beliaïev, a soutenu que «le domaine de l'énergie, notamment, l'exploitation d'hydrocarbures de schiste, sera primordial pour le développement de la coopération russo-algérienne».
Pour Francis Perrin, le développement du secteur énergétique dans la Méditerranée reste, comme pour les autres régions du monde, tributaire des enjeux géopolitiques et des intérêts des grandes puissances. Aussi, a-t-il averti que l'Algérie doit veiller à ce que sa consommation intérieure, notamment électrique, en croissance permanente, ne tarisse pas, peu à peu, ses capacités d'exportation de gaz. Il a, dans ce sens rappelé, que l'Algérie a engagé dans ce but un important programme de développement des énergies renouvelables et n'exclut pas d'exploiter les ressources de gaz de schiste de son sous-sol saharien.
Cet expert français et ancien journaliste spécialiste des questions énergétiques, a affirmé que le lien étroit existant entre les enjeux énergétiques et ceux géopolitiques est papable dans la situation que vivent des pays comme la Libye et la Syrie.
A cet effet, Francis Perrin a rappelé les conséquences du «printemps arabe», dont la chute des régimes de plusieurs pays arabo-méditerranéens, notamment ceux connus pour leur important potentiel en ressources énergétiques. Pour le cas de la Libye, il a relevé l'impact direct de la chute du régime du colonel El Gueddafi et du chaos qui affecte depuis, le pays, sur le secteur énergétique libyen. Selon lui, il est impossible de gérer normalement un secteur pétrolier et gazier, en présence de deux Parlements libyens et deux compagnies nationales des hydrocarbures, alors que la tension, omniprésente, des groupes armés dans ce pays, vient compliquer davantage la situation. Francis Perrin a été rédacteur en chef de Pétrole et Gaz Arabes (PGA) et d'Arab Oil & Gas (AOG) entre 1991 et 2000 et directeur de la rédaction de l'ensemble des publications de l'Aprc entre 2001 et début 2012. Au début 2012, Francis Perrin a créé Stratégies et politiques énergétiques (SPE), dont il est le président.

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