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ORGANISATION DE L'ISLAM EN FRANCE

Le temps des grandes "manoeuvres"

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Le président français veut faire sortir l'islam de France de l'influence étrangèreLe président français veut faire sortir l'islam de France de l'influence étrangère

Pour le groupe «Consultations des musulmans», l'Etat français «piétine allègrement le principe de laïcité pour s'ingérer dans la gestion du culte musulman».

Depuis l'annonce d'Emmanuel Macron de son intention de «poser les jalons de toute l'organisation de l'islam de France» avant la fin du premier semestre de l'année en cours, les musulmans de France semblent se concurrencer pour proposer un projet du nouveau visage de l'islam de France. Mais pas seulement, même le gouvernement français y met son grain de sel. Hier et sur le support médiatique, Médiapart, les membres d'un groupe de «Consultation des musulmans», qui ont lancé le 10 mai dernier, une large consultation sur Internet visant à recueillir l'opinion des musulmans qui vivent en France et leurs suggestions sur la manière dont leur culte devrait être organisé, ont affirmé que «l'Etat français piétine allègrement le principe de laïcité pour s'ingérer dans la gestion du culte musulman et, de manière si peu détournée, cherche à prendre le contrôle de l'argent des fidèles pour mieux leur dicter ses choix idéologiques et politiques». Ce groupe, il faut le préciser, est né à la suite de l'idée de Marwan Mohamed, ancien directeur du Collectif contre l'islamophobie en France, de mener une large consultation sur le Net afin, comme il l'avait déclaré, de permettre à tous les musulmans «de prendre leur destin en main et de s'organiser selon leurs choix (...) définir les bases de ce que pourrait être l'organisation des communautés musulmanes» et permettre de «poser les fondations d'une relation constructive et franche avec l'Etat, basée sur l'égalité de traitement de tous les citoyens et sur l'indépendance réciproque du politique et du religieux, conformément au principe de laïcité». Deux mois après le lancement de cette initiative, les membres du groupe de travail, qui ont mené les consultations tiennent à dénoncer des manoeuvres de récupération et de contournement initiées par le gouvernement français. «(...) De son côté, l'État s'est comporté exactement comme prévu: après s'être muré dans le silence et minimisé l'importance de la consultation, le gouvernement a retardé ses annonces sur l'islam de France'' et, un miracle (ou une récupération) n'étant jamais impossible, voici que le gouvernement souhaite lui aussi 'consulter'' les musulmans, au travers d'une grande concertation menée par... les préfets», écrivent les membres du groupe de la consultation, ajoutant que «(...) l'État entreprend de créer des structures satellites chargées de prendre progressivement possession de l'argent provenant des dons des musulmans et de ponctionner le marché du halal, afin d'imposer ensuite ses imams et sa vision de l'islam, sur le temps long.». Les membres de l'initiative vont se demander s'il faut rire ou s'exaspérer de l'attitude du gouvernement français qui «piétine allègrement le principe de laïcité (...)». Pour les membres du collectif «Consultations des musulmans», le but des rendez-vous départementaux est connu: inviter les mêmes personnes, leur dispenser les mêmes discours et avoir la même volonté de les contrôler. Le groupe de «Consultations des musulmans», qui affirme que son initiative a permis à des dizaines de milliers de musulmans, partout en France, de s'exprimer et d'entamer un travail de fond pour «repenser la manière dont leur religion pourrait s'organiser, de manière constructive et indépendante», a également critiqué la réaction «négative» des grandes fédérations des musulmans de France qui n'ont pas répondu, selon eux, à la «main tendue» qui avait «un impératif stratégique» et «un principe éthique de travail en bonne intelligence, dans l'intérêt commun». «Sans surprise non plus, celles-ci n'ont pas saisi l'occasion, convaincues pour la plupart que le gouvernement les préserverait dans un rôle honorifique au sein du Cfcm et attendant, avec une ferveur presque religieuse, la confirmation d'un tel rôle, quitte à subir des humiliations répétées, dont la dernière fut l'absence du président de la République à leur iftar annuel», ont-ils écrit, faisant savoir que le Conseil français du culte musulman (Cfcm) prévoit de lancer une autre consultation des musulmans. Les signataires de la tribune, publiée par Médiapart, ont annoncé rendre publiques, dès la rentrée, les premières analyses de l'enquête, tout en disant maintenir une «main tendue» en direction de toutes les structures et associations qui «veulent faire preuve de bonne volonté et agir au service des musulmans, dans un esprit d'indépendance et de co-construction». Il est à rappeler enfin que le président Emmanuel Macron planche depuis plus d'un an sur la réforme de l'islam de France. Le président français veut revoir l'organisation des instances représentatives, le financement des mosquées, du pèlerinage et la formation des imams. Il souhaite également faire sortir l'islam de France de son influence étrangère.

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