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PRIX INABORDABLES, FIÈVRE APHTEUSE ET SYNDROME DE LA VIANDE BLEUE

Ce mouton qui fait peur

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Le bélier qui effraie les AlgériensLe bélier qui effraie les Algériens

Les consommateurs craignent de payer une fortune pour un mouton qui va se retrouver à la poubelle. Certains ont décidé de boycotter l'Aïd, d'autres hésitent encore. Le «kebch» hante leurs nuits...

Le mouton de l'Aïd empêche les Algériens de dormir! Habituellement très attendu, cette fête religieuse fait faire des cauchemards aux chefs de foyer. Le mouton fait peur...Et ce n'est pas pour ses cornes ou sont gabarit, mais à cause de ses prix inabordables qui n'assurent pas forcément sa bonne santé. «Ce n'est pas une façon de parler, le mouton de l'Aïd m'empêche de dormir», avoue, Slimane, un père de famille qui hésite encore entre «boycotter» le sacrifice d'Abraham ou se sacrifier lui-même... «Les prix sont inabordables. Ce n'est certes pas une nouveauté, mais il y a cette fois-ci le risque de payer une fortune pour un mouton qui va se retrouver à la poubelle», souligne Slimane, avec beaucoup d'inquiétude. Les craintes de Slimane sont partagées par la majorité des citoyens. Et pour cause, le spectre de la viande bleue hante toujours les mémoires. La joie de l'Aïd dernier a été de courte durée. Un phénomène des plus inhabituels avait touché les moutons sacrifiés à travers les quatre coins du pays: ils sont carrément putréfiés! Leur viande a viré vers une couleur verdâtre et leur odeur est nauséabonde. Plusieurs centaines, pour ne pas dire des milliers de cas avaient été enregistrés à travers les quatre coins du pays. Leurs propriétaires ont été obligés de les jeter après les avoir payés une fortune. «J'ai acheté un mouton à 76.000 dinars pour avoir à la fin une...peau», confie Fouad, victime de cette viande bleue. «Le lendemain du sacrifice, la viande est devenue toute bleue, accompagné, d'une odeur des plus nauséabonde. J'ai dû le jeter à la poubelle, je n'avais que la peau de mouton pour pleurer...», avoue ce commerçant, toujours sous le choc. «Pourtant, j'avais acheté un beau et gros mouton chez un vendeur que je connais. Mais ni le prix ni la ´´maârifa´´ n'ont empêché que je tombe sur une bête malade», peste-t-il en soutenant que malgré sa mésaventure il hésitait encore à sacrifier un mouton ou non cette année. «Je suis un mordu de l'Aïd, c'est une Souna (pratique religieuse musulmane fondée sur la tradition de Mohamed (Qsssl), NDLR). En plus, j'ai de jeunes enfants, je ne veux pas les priver de cette fête», assure-t-il. Si Fouad hésite encore, ce n'est pas le cas de Amine. «Il n'est pas question que je paye un mouton trois fois son prix pour qu'ensuite il soit jeté à la poubelle», tranche-t-il. Ce cadre dans une multinationale avoue avoir été incertain au début, mais un nouvel élément est venu «acter» définitivement son choix. Il s'agit de la fièvre aphteuse. Car, en plus de la crainte de voir son mouton devenir bleu, il faut y ajouter le risque de le voir infecté par la fièvre aphteuse dont une grave épidémie frappe le cheptel bovin du pays. Les spécialistes ont beau rassurer que le virus actuel ne touchait pas les ovins et que même si c'était le cas la contamination de l'humain était presque rare, cela n'a en rien dissipé les craintes. «Il s'agit là, de ma santé et celle de ma famille. Je ne préfère prendre aucun risque», soutient Mehdi, un autre «boycotteur» du mouton de l'Aïd El Adha. Il faut dire que ce mouton est celui de toutes les angoisses. Le citoyen lambda ne comprend pas grand-chose à cette fièvre aphteuse. Le manque d'explications fournies par les services vétérinaires du ministère de l'Agriculture n'arrange pas les choses. Quand on y ajoute le problème de la viande bleue on obtient un cocktail explosif qui hante les consommateurs. Ce qui profite pleinement aux «pros» de la spéculation. Ils ont trouvé avec ces maladies une bonne excuse pour faire flamber les prix. Un climat de psychose est né! Les spéculateurs en profitent donc pour clamer une «rareté» qui justifie ces hausses vertigineuses des prix. La fermeture des marchés, qui ne seront rouverts qu'après la fin de la campagne de vaccination, n'a pas manqué de jeter de l'huile sur le feu. La même bête qui se vendait, il y a quelques jours, à 40.000 dinars est aujourd'hui à 60.000 dinars. Un mouton moyen n'est pas cédé à moins de 50.000 dinars! De la vraie folie. L'Aïd El Adha s'annonce donc des plus chauds. Et c'est le citoyen qui risque d'être sacrifié.

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