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ANNABA

Le bélier vend trop cher sa peau

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Des peaux à récupérerDes peaux à récupérer

Les familles désirant sacrifier un mouton à l'occasion de l'Aïd El Adha, sont contraintes et par obligation de la Souna, de subir une autre saignée pour acheter le bélier symbole du prophète Ibrahim El Khalil (sls).

Après les dépenses faramineuses du mois de Ramadhan et l'achat des vêtements de l'Aïd Et Fitr, voilà que la fête du Sacrifice du mouton pointe du nez. A moins de trois semaines de ce rite religieux, l'appréhension et la tension se font de plus en plus sentir à Annaba, où, le mouton vend cher sa peau. Cette hausse inexpliquée des prix, semble au fil des jours angoisser les ménages. Une situation qui s'explique par le faible pouvoir d'achat des familles appelées à faire face outre l'achat du mouton de l'Aïd, celui des vêtements pour leurs enfants, mais surtout, préparer la rentrée scolaire. Une équation difficile à résoudre, quand on considère la dévaluation du dinar, les faux arguments des maquignons et le diktat des revendeurs. Puisque faut-il le noter, malgré la disponibilité des bêtes, les prix semblent être source d'angoisse. Ainsi les prix pratiqués à Annaba, par la plupart des maquignons ou des revendeurs questionnés à ce sujet confirment que les prix pratiqués sont inaccessibles pour le commun des mortels. Les nombreux points de vente, ouvert, dans la clandestinité à travers le territoire de la wilaya de Annaba où nombreuses personnes se sont improvisées maquignons ou revendeurs, sont parvenus à imposer une fourchette de prix indiscutables. Les prix pratiqués actuellement sur le marché oscillent entre 50 000 dinars et 90 000 dinars la tête. Il y a même des têtes qui ont franchi le seuil des 100 000 DA. La situation actuelle est profitable seulement aux spéculateurs et à une certaine couche sociale. Cette dernière, en se ventant d'avoir payé cher le mouton de l'Aïd, ne fait que cautionner le diktat des maquignons et des revendeurs. Devant cette hausse du prix du mouton, les ménages aux maigres revenus ont préféré ne pas franchir le pas. Beaucoup d'entre eux devront attendre l'ouverture officielle des points de vente, prévus en fin de semaine courante. D'ailleurs, selon certains observateurs, la hausse des prix du mouton est due, nous dit-on, au retard enregistré dans l'ouverture des points de vente de proximité. Ces derniers permettront de stabiliser un tant soit peu, les prix à des niveaux abordables. En outre et selon plusieurs pères de familles questionnés sur les prix du mouton de l'Aïd, l'unanimité a été adoptée quant à un plafonnement des prix. «C'est à l'Etat de réagir, il doit imposer des prix à même de ne pas léser les éleveurs, les maquignons, et permettre du coup aux familles aux faibles revenus de célébrer l'Aïd», a proposé M. Segman, retraité de la fonction publique. Évoquant les années les années 70, où l'Etat ouvrait des points de vente publics «il y'a quelques années Eddaoula vendait elle même le mouton de l'Aïd. Je me rappelle en 1976, j'ai acheté mon mouton à 5500 DA», s'est rappelé l'homme qui a déploré la démission de l'état en pareille occasion. En espérant que la belle époque revienne un jour, il faut dire que le principe de l'offre et la demande n'ont pas d'impact sur le prix du mouton de l'Aïd, du moins pour cette année où l'Algérie compte un cheptel ovin de près de 28 millions de têtes. Chiffre avancé par le ministère de l'Agriculture dont les efforts consentis oeuvrent pour augmenter l'offre par rapport à la demande et mettre à la disposition du consommateur un vaste choix qui va se répercuter sur les prix de la viande rouge. Pour l'heure, même l'abondance du cheptel n'est pas parvenue à faire baisser les prix du mouton. La bête qui vend cher sa peau, va certainement mettre dans l'embarra des milliers de familles qui auront des difficultés à faire le Sacrifice, cette année encore....

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