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LES CHASSEURS TIRENT LA SONNETTE D'ALARME

Des espèces menacées et des cartouches sur le marché noir

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Les villages de Kabylie regorgent d'histoires de grands chasseurs. La tradition orale garde même des histoires de chasseurs de lions.

La Fédération des chasseurs a organisé ce week-end un stage au bénéfice des amateurs de la chasse dans la wilaya de Tizi Ouzou. Profitant de cette occasion, son président, Arezki Aïder, a lancé la sonnette d'alarme quant au mal qui sévit dans cette passion, autrefois noble. L'orateur qui tenait un point de presse à dressé un sombre tableau de la situation qui prévaut. Plusieurs points sont d'ailleurs révélateurs du malaise qui sévit dans la pratique de la chasse et bien plus encore.
En effet, les chasseurs tirent la sonnette d'alarme quant à certaines pratiques qui pourraient mettre en danger les populations. La première est incontestablement la vente illégale de cartouches et de munitions. Des témoignages font état de la vente de chevrotine à 300 DA la cartouche dans certains cas. Cette vente illégale est un indicateur suffisant pour savoir que ces munitions circulent parfois dans des circuits incontrôlés pouvant même être récupérés par des criminels et des réseaux de banditisme et de crime organisé.
La vente illégale de cartouches induit aussi des conséquences néfastes sur le gibier dans la wilaya de Tizi Ouzou. Non contrôlée, la chasse cause d'énormes dégâts qualifiés par Arezki Aïder de braconnage. Aujourd'hui, révèle l'orateur, beaucoup d'espèces animales sont menacées de disparition à cause de la chasse non contrôlée. Cette pratique se révèle en effet aussi dangereuse sur la vie de la faune que les feux de forêts.
Evoquant le volet organisation, Arezki Aïder a appelé les pouvoirs publics à accompagner l'organisation de la profession. Une organisation qui a déjà commencé à Tizi-Ouzou par la mise sur pied de
44 associations à travers plusieurs villages, d'autant plus que la chasse est une pratique très appréciée dans ces contrées. L'orateur estimait le nombre de chasseurs d'ailleurs à quelque 17 000. Un nombre important qui nécessite une formation et une professionnalisation adéquate pour préserver la faune et surtout dans l'urgence, la protection des espèces menacées.
Aussi, la rencontre a été l'occasion de tirer un constat amer. La chasse se pratique encore dans l'anarchie totale. Ce sont les chasseurs qui réclament une organisation, après avoir vu le danger guetter leur passion. Le premier de ces dangers est la vente sur le marché noir des cartouches. Des spéculateurs ont fait monter les prix d'une cartouche à 400% dans certains cas. Alors qu'elle coûtait initialement 50 DA, ces marchands parviennent à l'écouler au prix de 200, voire 300 DA.
L'autre danger, c'est le recul significatif des espèces. La pratique de la chasse risque carrément de disparaître après l'extinction des animaux chassés. Pourtant, la chasse autrefois était une passion noble. Le chasseur était apprécié pour son talent de tireur. Les villages de Kabylie regorgent d'histoires de grands chasseurs. La tradition orale garde même des histoires de chasseurs de lions. Un animal qui a disparu depuis le XVIIIe siècle, selon certains témoignages.

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