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LE MSP SE POSITIONNE POUR LA PRÉSIDENTIELLE 2019

Dans l'habit du candidat

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Abderezzak Makri ne veut plus tourner le dos au rendez-vous électoral.Abderezzak Makri ne veut plus tourner le dos au rendez-vous électoral.

Il y a donc aujourd'hui sur la scène politique, deux grandes forces qui se dégagent. Face au MSP, le front que construit Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du FLN, soutenu par le RND, fait le contrepoids.

La décision du Mouvement de la société pour la paix (MSP) de prendre part à la prochaine élection présidentielle, même si elle n'a pas été explicitement formulée, permet, d'ores et déjà, d'avoir une idée sur les grandes tendances qui se dégagent sur la scène politique, déjà en ébullition avec l'approche, à grands pas, du prochain rendez-vous électoral. L'opposition reste divisée de même que la mouvance islamiste. Seuls les partis au pouvoir, à savoir le FLN et le RND, et leurs alliés, sont sur les rails pour lancer la campagne électorale au profit de leur candidat. En ce qui concerne le MSP qui fait l'actualité, ce week-end, avec l'annonce de son bureau exécutif national que le mouvement «est concerné par l'élection présidentielle d'une façon ou d'une autre», il faut dire qu'il s'agit là d'une déclaration de participation à peine voilée du parti de Abderezzak Makri à la présidentielle de 2019. La plus grande force de la mouvance islamiste en Algérie certifie ainsi la division au sein de l'opposition qui reste partagée, voire très loin d'un consensus pour un candidat commun. Raison pour laquelle, le MSP va, à ne pas en douter, décider d'aborder le prochain rendez-vous électoral en solo. Et cela malgré le fait que son président, Abderezzak Makri a voulu, dans un discours prononcé hier à l'ouverture de la réunion des structures du parti, maintenir le suspense en s'offrant trois possibilités. Dans la première option, Makri inscrit le MSP dans une alliance avec l'opposition, mais sans écarter la possibilité que son parti soit le candidat de ce front commun.
La seconde et la troisième possibilités sont le boycott ou encore la participation avec un candidat du parti. Cependant, l'élève de Mahfoud Nahnah s'est trahi en se mettant de go dans l'habit d'un candidat. Il s'est laissé aller dans son discours et a parlé comme un candidat à la présidentielle qui présente les axes de son programme en évoquant le développement du tourisme, un vecteur de croissance important, ou encore en présentant sa vision pour une révolution dans les finances. Ainsi, il est plus que probable de voir Abderezzak Makri déposer son dossier de candidature dans les prochains mois. La formation islamiste qui est donc partante pour ces joutes, avait, rappelons-le, adopté la politique de la chaise vide en 2014 en boycottant l'élection présidentielle.
Elle avait, à l'époque, suivi presque le même processus qu'aujourd'hui, en lançant des négociations et en adoptant ensuite une charte pour la réforme politique avant d'annoncer son boycott justifié, faut-il aussi le rappeler, par «l'absence d'une vraie opportunité pour le changement politique à travers l'élection présidentielle de 2014 (...) Le rejet des revendications de la classe politique, qui a appelé à l'instauration des conditions de transparence et d'honnêteté conformément aux normes internationales». Il y a cinq ans, le parti islamiste avait appelé la classe politique, dans sa charte, à opter pour un candidat de consensus qui devait s'engager à respecter les principes républicains. Un appel qui n'avait pas trouvé d'écho et qui avait fini par le retrait du MSP de l'élection présidentielle. Aujourd'hui, le MSP ne veut plus tourner le dos au rendez-vous électoral. Abderezzak Makri semble être endurci et avoir bien tiré profit de l'épreuve passée. Et cela malgré l'échec à nouveau de son initiative qui proposait, une transition politique et la formation d'un gouvernement élargi avec la bénédiction de l'Armée nationale populaire (ANP).
Il y a donc aujourd'hui sur la scène politique, deux grandes forces qui se dégagent. Face au MSP, le front auquel a appelé Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du FLN, soutenu par son frère ennemi, le RND, fait le contrepoids. Il s'agit pour ces partis de l'alliance présidentielle de constituer un front pour soutenir un nouveau mandat qui assure la continuité au candidat Abdelaziz Bouteflika avant même que ce dernier ne se prononce sur son intention ou non de briguer un nouveau mandat. Mais déjà, le terrain semble acquis avec la grande cohésion dont jouit le parti de Djamel Ould Abbès qui, après avoir réussi à torpiller l'initiative du MSP, a profité de l'effet boomerang qu'elle a produite. Et dans sa «campagne électorale pour la reconduction du président Bouteflika à la tête du pays...», comme il l'a lui-même déclaré, Djamel Ould Abbes a déjà assuré l'adhésion d'au moins une vingtaine de formations politiques à «l'initiative de la continuité pour la stabilité et la réforme».
Cette initiative qui soutient le programme du président Abdelaziz Bouteflika et l'appelle à briguer un nouveau mandat peut facilement s'élargir et prendre la coloration d'un «front populaire» puisque comme l'affirme le SG du vieux parti «tous les Algériens appellent le président Bouteflika à briguer un autre mandat, et nous ne faisons que traduire formellement cette volonté».
Le FLN est bien évidemment soutenu par le RND dont le secrétaire général, Ahmed Ouyahia n'a également pas manqueé de demander au président de la République «d'accepter un sacrifice supplémentaire en souscrivant favorablement aux sollicitations pour briguer un mandat en 2019». Les deux partis donc oeuvrent de concert pour soutenir de Abdelaziz Bouteflika s'il venait à se porter candidat.
Et dans leur démarche, ils ont réussi jusqu'à maintenant à rassembler un grand nombre de formations politiques. Ce qui laisse penser pour le moment que la vapeur va dans leur sens.

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