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Aïn Zaouïa et Aït Mahmoud gérées par les chefs de daïra

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Le wali a donc été appelé à user de ses prérogatives pour permettre à ces deux APC de fonctionner alors qu'elles sont la proie d'un blocage absurde qui dure depuis presque une année.

Après avoir accordé aux élus tout le temps nécessaire pour trouver un terrain d'entente, en vain, Mohamed Bouderbali, wali de Tizi Ouzou, a fini par réagir en délestant désormais les deux Assemblées populaires communales de Aïn Zaouïa et Aït Mahmoud de leurs prérogatives parce que le blocage n'a que trop duré. Dix mois après la tenue des élections municipales du 23 novembre 2017, ces deux APC sont restées sans exécutif car les élus n'arrivent pas à trouver un compromis concernant la répartition des commissions et des vice-présidences. Une infinité de réunions et d'assemblées générales se sont tenues tout au long de cette période, mais en demeurant infructueuses. Le wali a donc été appelé à user de ses prérogatives pour permettre à ces deux APC de fonctionner alors qu'elles sont la proie d'un blocage absurde qui dure presque depuis une année. Ainsi, Mohamed Bouderbali vient de confier officiellement la gestion de toutes les affaires de ces deux communes respectivement au chef de daïra de Drâa El Mizan et Ath Douala, conformément à la réglementation en vigueur. Mais, il faut rappeler qu'il s'agit là d'une solution provisoire qui ne pourra pas excéder quelques mois et qui ne pourra en aucun cas durer jusqu'à la fin du mandat en cours c'est-à-dire un peu plus de quatre années. Ce sont donc les deux chefs de daïra qui feront désormais office d'autorité de substitution aussi bien aux deux maires qu'aux élus de ces APC, dont les activités sont désormais gelées officiellement par l'arrêté du wali jusqu'à nouvel ordre. Le premier magistrat de la wilaya fait, toutefois, preuve de beaucoup de souplesse dans la gestion de cette affaire pour ne pas envenimer la situation. En effet, il garde les portes ouvertes au cas où les élus de ces APC revenaient à la raison et finissaient par trouver un terrain d'entente qui aboutirait au déblocage de la situation. Dans ce cas, les chefs de daïra seront immédiatement déchargés de cette mission et les APC reprendront leur travail. Il s'agit de ce fait d'une mesure tout à fait positive qui permettra aux projets d'être lancés et aux travailleurs des communes en question d'être payés, mais aussi à toutes les autres affaires courantes des deux communes d'être enfin lancées et gérées au quotidien. La décision du wali est loin de représenter une forme de sanction à l'encontre des élus et des deux maires, bien au contraire, c'est une solution concrète qui pourrait même accélérer un rapprochement salutaire entre les élus proches des maires et ceux de l'opposition pour ne plus s'adonner au dialogue de sourds qui est en vigueur depuis le 23 novembre 2017 et qui n'a fait que sanctionner longuement la population. Il faut, d'ailleurs, souligner que cette mesure prise par le wali a incité déjà les élus de l'APC de Aïn Zaouïa à entreprendre de nouvelles initiatives qui pourraient fort bien aboutir, dans quelques semaines, au déblocage de cette APC. Aux dernières nouvelles, une réunion des élus aura lieu au maximum la semaine prochaine pour essayer, une fois de plus, de trouver un consensus après cette nouvelle évolution à laquelle les élus ne s'attendaient sans doute guère. Notons que dans la commune de Aïn Zaouïa, on retrouve huit élus indépendants, du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et du Parti des travailleurs (PT) d'un côté et sept élus du Front de Libération nationale et du Front des forces socialistes (FFS) d'autre part. Parmi ces derniers se trouve le maire élu avec une majorité relative. Ce qui a engendré un blocage de l'APC car aucune des deux parties n'a accepté de lâcher du lest. A Aïn Zaouïa, même ayant obtenu la majorité des voix des électeurs lors du scrutin du 23 novembre 2017, le maire n'a de son côté que sept élus sur les 15 que compte l'APC. Il ne peut, de ce fait, prendre aucune décision puisque ne disposant pas de la majorité absolue des élus. On retrouve la même situation d'imbroglio dans l'APC de Aït Mahmoud dans la daïra de Ath Douala. A Aït Mahmoud, le maire RCD a aussi obtenu une majorité relative avec cinq sièges à l'APC. En face de ce maire, se trouvent trois élus du FFS, trois élus de TAJ et un élu du MEN. Ces derniers refusent de faire des concessions au maire pour qu'il installe son exécutif à moins de se soumettre à leurs exigences. Ce que le premier magistrat de cette commune a, de son côté, refusé de faire. Rappelons que la décision prise par le wali de confier provisoirement la gestion des APC de Aït Mahmoud et Aïn Zaouia aux chefs de daïra dont dépendent ces communes est comprise dans les dispositions prévues dans les articles 100, 101 et 102 du Code communal. Il y a lieu de souligner enfin que si les élus persistent dans leur démarche et campent sur leurs positions rigides, les deux APC seront inéluctablement dissoutes par décret présidentiel conformément aux dispositions du Code communal.

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