ORAN

38 harraga interceptés ce week-end

Les forces navales de la façade maritime ouest, ont mis en échec deux tentatives d'embarquement clandestin au large de Ghazaouet.

Les boat people reprennent le large. En effet, 12 candidats à l'émigration clandestine, dont six mineurs, ont été interceptés, durant le week-end dernier par les garde-côtes de la façade maritime ouest au large d'Oran. Les candidats à la mort certaine, ayant pris la destination de l'Espagne, ont été arrêtés à bord de deux embarcations qu'ils ont volées à des pêcheurs de la région de Cap Falcon et La Madrague, deux localités situées à l'ouest de la ville de Aïn El Türck. Le phénomène a repris de plus belle en fin de cette semaine. Plusieurs parties de l'ouest ont été le théâtre des «départs volontaires» des candidats bravant les périls de la mer. Tout compte fait.
Les Forces navales de la façade maritime ouest, ayant lancé une large opération, ont fini par mettre en échec deux tentatives d'embarquement clandestin au large de Ghazaouet et à secourir, également, un groupe de 12 harraga, au large de Cap Falcon dans la wilaya d'Oran. C'est au cours d'une patrouille que les garde-côtes ont repéré au large de la plage de Sidi Youchaâ, daïra de Ghazaouet, dans la wilaya de Tlemcen, 11 candidats à l'émigration clandestine, à bord d'une embarcation pneumatique. Toujours à Ghazaouet, les garde-côtes ont repéré 15 clandestins en direction des côtes espagnoles. En tout, 26 candidats à l'émigration clandestine ont été interceptés et ramenés au port de Ghazaouet.
Au nord de la plage de Cap Falcon, dans la wilaya d'Oran, 12 clandestins ont été secourus par les garde-côtes alors qu'ils avaient l'intention de rallier l'autre rive de la Méditerranée. Ce qui porte le nombre global des harraga interceptés dans la matinée de jeudi, à 38. Une enquête a été ouverte par les services compétents pour identifier d'éventuelles complicités dans ces tentatives d'embarquement clandestins. En juillet dernier, plusieurs tentatives d'émigration clandestine à partir d'Oran, Mostaganem, et Ghazaouet ont été déjouées.
En début d'année, une commission, présidée par le wali d'Oran et composée des services des garde-côtes, de la gendarmerie et de la sûreté de la wilaya d'Oran, avait été installée, afin de débattre du phénomène de l'émigration clandestine, étudier son évolution et dégager des solutions pour lutter contre ce fléau. Des dizaines de tentatives d'émigration clandestine ont été déjouées, ces derniers mois, par les Forces navales de la façade maritime ouest. Les services de sécurité ont, pour leur part, renforcé leur dispositif sur la terre ferme. Souvent, ces jeunes qui tentent l'aventure font appel à des réseaux d'intermédiaires qui leur procurent embarcation et carburant contre d'importantes sommes d'argent.
A Oran, huit réseaux de passeurs ont été démantelés par les services de la sûreté de la wilaya. De vastes recherches sont lancées depuis jeudi par les services du Centre national des opérations de surveillance et de sauvetage en mer (Cnoss) et le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer (Cross) pour retrouver une embarcation à bord de laquelle se trouvent 52 migrants subsahariens, dont six femmes. L'alerte a été donnée par les autorités espagnoles. Un accord de coopération avait été signé entre l'Algérie et l'Espagne; dans le domaine du sauvetage et de la recherche en mer (SAR). En effet, les migrants subsahariens étaient sortis le 28 août dernier, à partir de la plage Kariat Arkman dans la région du Nador, au Maroc pour rallier les côtes espagnoles.
Depuis, ils demeurent introuvables. Des moyens aériens et navals sont déployés par les Forces navales de la façade maritime ouest, pour retrouver ces migrants. Les recherches se poursuivent surtout dans les eaux territoriales de la région ouest du pays.