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INSALUBRITÉ, ÉPIDÉMIE ET GESTION KAFKAÏENNE DE LA COMMUNE

Les maires ont la part du lion

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Que dire alors lorsque le terreau des bactéries est constitué de grands espaces à ciel ouvertQue dire alors lorsque le terreau des bactéries est constitué de grands espaces à ciel ouvert

Que fait le maire à part réfectionner les trottoirs? Pense-t-il à se lever tôt le matin pour effectuer un tour dans sa commune, histoire de voir si les rues sont balayées, les regards d'assainissement dégagés ou encore l'éclairage assuré?

«Nous avons l'habitude des grandes campagnes et puis plus rien après. Cette fois-ci, la décision a été prise par le président de la République. Nous allons nettoyer toute l'Algérie, pas uniquement les villes. Nous allons débarrasser l'Algérie de toutes les saletés et ordures ménagères qui traînent partout. La deuxième étape sera de mettre en place un mode de gestion qui permettra que cette propreté dure dans le temps. Toutes les pistes sont ouvertes au ministère pour faire des propositions au gouvernement», a déclaré, un certain 27 septembre 2012 sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, Amara Benyounès, ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et de la Ville à l'époque. Six ans après, la salubrité n'est toujours pas au rendez-vous. Pis encore! Le pays est confronté à une épidémie de choléra. Une maladie avilissante puisque liée au manque d'hygiène. D'ailleurs, le choléra est connu aussi par «la maladie des mains sales». Comment l'Algérie en est-elle arrivée à ce stade? Pourquoi? Et qui en est le responsable? Tout le monde sait que lorsqu'il y a manque d'eau potable, des sources qui voisinent avec des fosses d'aisance, des déchets, l'usage de récipients souillés ou encore des mains non lavées... Ce sont là autant d'occasions pour les bactéries de se propager. Que dire alors lorsque le terreau des bactéries est constitué de grands espaces à ciel ouvert. C'est le cas en Algérie où dans plusieurs villes du pays, les populations vivent dans l'insalubrité au quotidien: des immondices qui remplissent les avenues, des dépotoirs qui ne sont pas vidés ou encore de l'eau stagnante et polluée dont les odeurs nauséabondes attirent moustiques et autres bestioles. Cette situation relève de la responsabilité de tous! Du gouvernement, des walis, des maires et du citoyen. Chacun de nous a sa part de responsabilité. Mais le temps n'est pas aux reproches ni à se rejeter la balle. L'heure est à l'action réfléchie et durable. Il ne s'agit nullement de lancer, au pied levé, des campagnes de nettoiement mais de prévenir et de maintenir au quotidien un niveau de salubrité acceptable. Comment réussir ce pari? Il faut se demander comment faisions-nous auparavant? Durant les années 70, par exemple où Alger était beaucoup plus propre. Il est certes juste de penser qu'à l'époque Alger ne comptait pas les 3 millions d'habitants qu'elle abrite aujourd'hui et il y avait par conséquent moins de polluants. Cependant, à l'époque, il y avait une sévérité et une rigueur qui n'existent plus.
Le maire veillait au grain dans sa commune. Dans les grandes villes, il avait sa police de l'environnement alors que dans les villages, le garde champêtre sévissait en cas d'incivisme. Qu'en est-il aujourd'hui? Que fait le maire à part réfectionner les trottoirs? Pense-t-il à se lever tôt le matin pour effectuer un tour dans sa commune, histoire de voir si les rues sont balayées, les regards d'assainissements dégagés ou encore l'éclairage assuré? En sa qualité de premier responsable de la commune, veille-t-il à s'assurer de la salubrité de l'eau des sources publiques tout en sommant le privé à respecter la périodicité de nettoyage des puits privés? Pense-t-il à sensibiliser avant de verbaliser les habitants d'un quartier qui refusent de respecter les endroits et les horaires fixés pour faire sortir les ordures? Il y a quelques années, dans la capitale, même l'étalage du linge dans les balcons avait son horaire! Et les ménagères étaient tenues de respecter l'instruction du maire sous peine d'une amende. Aujourd'hui, le maire ne semble pas investi dans la gestion de sa commune, ni soucieux des tracas des citoyens qui l'ont élu. Sinon comment expliquer que ce dernier n'ait pas pensé à l'impact des déchets sur la santé des populations? Pourquoi n'a-t-il pas élaboré des stratégies de gestion efficace des déchets ménagers en planifiant la collecte, en informant et sensibilisant le citoyen, en adoptant un règlement de police en matière d'hygiène et d'assainissement ou encore en veillant au maintien du réseau de drainage? Le maire doit donc impérativement être encadré et le ministère de l'Intérieur ne doit pas lésiner sur les moyens pour lancer des formations. Car les présidents d'Assemblées populaires communales doivent assimiler leur rôle premier qui n'est autre que d'être à l'écoute du citoyen et de veiller à son bien-être.
Aujourd'hui en Algérie, il y a eu le choléra, c'est en grande partie, de la responsabilité des maires. Et ce n'est pas parce que cette épidémie a été rapidement vaincue qu'il n'y en aura pas d'autres si les choses ne sont pas prises en main. Il est donc impératif d'agir et de secouer les présidents de communes afin qu'un tel drame ne soit plus qu'un lointain souvenir.

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