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OUVERTURE DE LA SESSION PARLEMENTAIRE, REPRISE DES CLASSES ET TRACTATIONS POLITIQUES

Incertitudes d'une rentrée

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un Exécutif qui joue une partie de sa crédibilité dans une conjoncture tout à fait inédite, ces 20 dernières annéesun Exécutif qui joue une partie de sa crédibilité dans une conjoncture tout à fait inédite, ces 20 dernières années

Le «coup d'accélérateur» se fera sentir à tous les étages de la société et notamment au niveau politique où l'on s'attend à une session parlementaire très particulière, la dernière du quinquennat.

Le premier acte de la rentrée sera parlementaire. L'ouverture de la session de l'APN et du Sénat donnera le ton à une reprise politique, particulièrement délicate, en ce sens qu'une partie des acteurs censés l'animer souffle le chaud et le froid, de sorte qu'on ne sait toujours pas quelle direction prendra le vent pour certaines formations politiques. L'échéance de la présidentielle dictera certes, les actions et les pensées des uns et des autres, mais l'absence d'un cadre visible et reconnu en termes de débat électoral, plonge la scène nationale dans un flou artistique qui dévitalise l'action partisane de sa substance à quelques mois à peine du plus important rendez-vous politique de ces 20 dernières années.
En plus de l'incertitude politique, la rentrée 2018-2019 est aussi différente de celles qui l'ont précédée. Un invité inattendu est venu jouer le rôle de trouble-fête et voler la vedette aux autres actualités. Le choléra et son corollaire, le défaut d'hygiène, ont tenu le haut de l'affiche et pris une tournure politique, jusqu'à déborder sur la rentrée sociale. Il n'est pas dit que l'épidémie, actuellement circonscrite ne reparte pas de plus belle dans les discours des politiques et ne soit pas montée en épingle, comme la preuve de la mauvaise gouvernance.
L'Exécutif Ouyahia aurait certainement bien voulu faire l'économie d'une polémique sanitaire, née d'ailleurs d'une communication institutionnelle chaotique et désarticulée.
Cette «tache» dans la rentrée, ajoutée à la lourdeur d'un climat qui, même s'il ne vire pas au rouge, n'est pas moins porteur de quelques inquiétudes, alimentées par des surenchères émanant de cercles intéressés qui exploitent la moindre faille pour monter des scénarios invraisemblables décrivant l'Algérie comme un pays à la dérive. C'est dans cette atmosphère, par certains de ses aspects, détestable, que le Parlement, les écoles et les universités rouvriront leurs portes dans un intervalle de quelques jours seulement. Demain, les présidents de l'APN et du Conseil de la nation prononceront leurs derniers discours du quinquennat présidentiel. Les observateurs de la scène nationale seront attentifs à leurs propos et tenteront d'y lire les convictions et les intentions du pouvoir pour les huit mois qui nous séparent de la présidentielle.
Au lendemain du coup de starter annonçant le retour des politiques au travail, les centaines de milliers d'enseignants et les millions d'élèves reprendront le chemin des classes, ouvrant le bal des embouteillages sur les routes et posant ainsi le décor d'une rentrée qui peut être bouillante. Il suffirait que quelques personnes mal inspirées agitent la prétendue menace de l'épidémie, la rumeur et les réseaux sociaux feront le reste. Sur le terrain, l'Exécutif met d'ores et déjà les dernières retouches à ladite rentrée scolaire, caractérisée cette année, par un nouvel épisode dans les réformes. Un autre rendez-vous, tout aussi crucial et qui concerne plus d'un million d'Algériens sera également le centre d'intérêt du gouvernement.
La rentrée universitaire ne s'annonce certes pas problématique, mais reste un rendez-vous important pour la nation. Ces deux rendez-vous retiendront l'attention de l'opinion le temps des formulaires d'inscription pour retomber dans la quotidienneté. Dans ces deux secteurs, les syndicats restent aux aguets, bien qu'on ne sente pas, à ce jour une velléité de chahuter la reprise.
La rentrée qui ne connaîtra pas de répit est manifestement politique. Outre la proximité de l'élection présidentielle qui le moment venu mobilisera tout le monde et «phagocytera» l'ensemble des autres questions, l'APN devra voter quelques importants projets de lois. La scène politique sera le théâtre d'une passe d'armes sans précédent sur chacun de ces textes. Les lois sur les hydrocarbures, de finances 2019, sur le règlement intérieur de l'APN, le Code des collectivités locales, sont autant d'étapes décisives dans le dernier sprint du quinquennat présidentiel.
Toutes ces batailles politiques et sociales vont se dérouler sur un arrière-fond pas très reluisant. En effet, la conjoncture financière est ce qu'elle est, la loi de finances sera le principal levier de l'Exécutif pour gérer au mieux les huit mois qui nous séparent de l'élection présidentielle.
Le bouclage de ce texte essentiel recommande un exercice périlleux d'équilibrisme. Le péril est justement dans les transferts sociaux que le gouvernement a pris la résolution de maintenir en l'état. Les partis de l'opposition, qu'ils soient parlementaires ou pas, qui se préparaient à crier au scandale au moindre centime de plus dans la baguette de pain ou du litre de lait n'auront donc pas ce plaisir.
Il faut néanmoins s'attendre à une véritable furie politico-médiatique qui durera le temps du débat sur la loi de finances 2019. L'Exécutif pourra s'en tirer, grâce à une majorité acquise, mais pas sans séquelles. Et à quelques mois du scrutin, cela peut peser lourd dans l'appréciation que fera le citoyen de l'action sociale du gouvernement. Des séquelles, il y en aura aussi lors de cette rentrée, lorsque le débat fera rage sur les retraites. Les syndicats, autonomes, notamment n'ont pas l'intention de se laisser faire. Toutes les professions voudront faire partie du club sélect de la pénibilité pour sauvegarder l'avantage de la retraite proportionnelle. On imagine donc aisément le bras de fer entre le gouvernement et plusieurs corps de métier. Y aura-t-il des grèves pour faire plier le gouvernement? Assisterons-nous à une sorte de chaos social où se mêleront les travailleurs, les citoyens mécontents de certaines mesures contenues dans la loi de finances et des partis de l'opposition qui poussent tout ce beau monde à la révolte? Le tableau peut paraître assez sombre pour une rentrée, mais la probabilité d'une tension n'est pas à écarter, sauf que ce scénario a certainement été prévu par le Premier ministre et des mesures pour contrer un potentiel malaise sont prêtes à l'usage, par un Exécutif qui joue une partie de sa crédibilité dans une conjoncture tout à fait inédite, ces 20 dernières années.

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