Prévisions pour le 23 Septembre 2018

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FACE À UN FRONT SOCIAL AGITÉ

Le dialogue comme remède

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La situation sociale du pays oscille entre précarité et gestion prudente des questions brûlantes à l'image des mouvements de grèveLa situation sociale du pays oscille entre précarité et gestion prudente des questions brûlantes à l'image des mouvements de grève

Le dialogue, cette vertu qui s'est transformée en un parent pauvre dans le règlement des conflits et des situations de crises, doit être réhabilité pour permettre au pays de trouver la voie de l'apaisement et de la sérénité dans la perspective d'entamer les véritables enjeux majeurs.

Le front social est considéré comme l'élément dorsal de toute rentrée sociale et politique d'un gouvernement qui s'attelle à la tâche pour entamer ses chantiers en sa qualité de pouvoir exécutif dont la responsabilité de répondre aux préoccupations qui urgent fait partie de son rôle constitutionnel.
La situation sociale du pays oscille entre précarité et gestion prudente des questions brûlantes à l'image des mouvements de grève, des contestations qui ont trait au chômage et les préoccupations quotidiennes relevant des soucis de proximités et qui s'inscrivent dans la case des problèmes en relation directe avec le développement local.
Tout le défi se situe à ce niveau d'appréhension de maîtrise et de la gestion de ce front social avec un sens caractérisé par la sérénité et la retenue exigée pour une institution où seul le recours à la légalité prime.
La nouvelle rentrée sociale et politique n'est pas aussi dramatique comme c'était le cas durant l'année précédente où le front social ressemblait à une poudrière qu'il suffisait de mettre le feu à la mèche pour que le front s'enflamme et déborde. Les mouvements de grève prenaient une ampleur grandissante et l'atmosphère était délétère à plus d'un cran.
Comme l'année précédente, le secteur de l'Education nationale et celui de la santé publique constituent cette année l'épine dorsale des mouvements de grève, mais sans avoir la même teneur de l'année écoulée de par l'intervention même tardive des pouvoirs publics et la sagesse de beaucoup de syndicats autonomes pour mettre un terme au pourrissement qui allait hypothéquer l'année sociale et par ricochet, l'année politique.
Le gouvernement de Ouyahia est dans une posture où la disponibilité en tant qu'Exécutif doit être renforcée et consolidée pour parer à tout dérapage pouvant entraîner une situation d'impasse et de blocage au niveau du front social qui est le catalyseur par excellence de toutes les crises politiques. Le constat sur le plan social est une résultante d'une situation économique et financière du pays, ce qui amène beaucoup d'observateurs des mouvements sociaux à relever des observations et des remarques aussi objectives que concrètes quant à un front social aux indicateurs qui s'affichent avec une ampleur où la crise revêt un caractère saillant et tangible. Cette situation nécessite que l'instrument et l'outil du dialogue et concertation soient mis de l'avant pour juguler et désamorcer des bombes dans le domaine social et syndical.
L'Exécutif a du «pain» sur la planche quant au front social, surtout au niveau du secteur de l'Education nationale et le secteur de la santé publique. L'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (Unpef) vient à travers sa Commission nationale d'annoncer une grève d'une semaine à partir du 9 jusqu'au 13 du mois en cours pour crier sa colère contre la décision de la tutelle qui a marginalisé les intendants de «la dernière grille des salaires des travailleurs de l'Education nationale», en rappelant qu'elle va recourir à des sit-in qui seront organisés dans toutes les wilayas du pays.
Même l'intersyndicale des syndicats autonomes envisage d'entreprendre des actions dans le sens de rappeler les engagements de l'Exécutif à travers les tutelles concernées par la montée du mouvement revendicatif via des syndicats autonomes des deux secteurs où la grogne persiste et la protestation fait son effet.
Idem pour le secteur de la santé publique qui est traversé par une contestation qui fait irruption après une accalmie ressentie depuis deux mois au niveau des hôpitaux et des centres hospitalo-universitaires, après le bras de fer qui s'était engagé entre les médecins résidents sous la bannière du Camra et la tutelle de la santé. Le Collectif des médecins résidents retrouve l'espace de contestation à travers un sit-in qui a été organisé hier dans les hôpitaux et le CHU du pays avec comme arguments et revendications «les médecins algériens qui ont mené ce lourd et dur combat durant des mois par conviction, un combat mature et responsable, protesteront pacifiquement contre le mutisme et les promesses non tenues des deux ministères de tutelle, le 2 septembre, au siège du ministère de la Santé, et demande la réouverture du dialogue», a mentionné le collectif dans son communiqué.
Le dialogue, cette vertu qui s'est transformée en un parent pauvre dans le règlement des conflits et des situations de crise, doit être réhabilité pour permettre au pays de trouver la voie de l'apaisement et de la sérénité dans la perspective d'entamer les véritables enjeux majeurs à l'image de l'événement de la présidentielle du premier trimestre de 2019 qui est à notre porte.
Le front social est un espace où toutes les forces sociales doivent user de leur droit dans le cadre des critères légaux en optant pour une disponibilité de dialoguer en tant que partenaire social avec tout ce que cela engage comme démarcation et responsabilité à l'égard de la société et de la République, mais aussi la détermination que devrait afficher l'Exécutif dans le sens de créer toutes les conditions en mesure d'aplanir les désaccords et jouer le jeu de l'arbitrage en encourageant le dialogue et la volonté d'entreprendre des solutions réalistes et susceptibles d'apporter la confiance qui est une sorte de quitus et une garantie pour la gestion des conflits et ne pas se montrer indifférent aux problèmes posés et à la situation dans laquelle s'embourbent des pans entiers de la société.

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