SATISFAIT DE LA CAMPAGNE DU HADJ 2018

Mohamed Aïssa est un ministre heureux

Le ministre des Affaires religieuses
Le ministre des Affaires religieuses

«La saison Hadj a été la meilleure depuis 2014», a-t-il affirmé tout en avouant qu'elle a été émaillée de quelques défaillances.

Il a avancé les premières conclusions. Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa se dit satisfait du déroulement de la campagne du Hadj 2018. Invité hier, au forum d'El Moudjahid, le premier responsable du secteur a fait état d'un bilan préliminaire. «La saison Hadj a été la meilleure depuis 2014», a-t-il affirmé, tout en avouant qu'elle a été émaillée de quelques défaillances. Sans rentrer dans le détail, l'hôte d'El Moudjahid n'a pas voulu précipiter les choses, en préférant attendre le retour de tous les pèlerins et la réception des rapports de la délégation du ministère pour faire son constat final. Le ministre a reconnu que des agences de voyages ont failli à leurs engagements en refusant de donner des chiffres. «La commission de contrôle a recensé toutes les infractions commises par les agences de voyages et certains membres de la délégation et nous allons prendre les mesures nécessaires pour améliorer la prochaine session», s'est-il contenté de dire. Très sûr de lui, le ministre promet de sanctionner les agences qui n'ont pas tenu leurs promesses envers les clients. Selon lui, un rapport sur les agences concernées sera transmis au ministre du Tourisme pour prendre les dispositions nécessaires. Mohamed Aïssa menace même d'exclure les agences défaillantes de l'organisation de la prochaine session du Hadj. Il a encouragé les pèlerins d'ester en justice les agences responsables, en s'engageant sur le fait que le ministère se portera partie civile. Revenant sur le nombre de décès des pèlerins algériens, l'invité du forum a confirmé qu'ils sont au nombre de 20 personnes, tout en précisant que l'arrêt cardiaque était la principale cause. Interpellé sur le phénomène des pèlerins harraga, le ministre a écarté la présence des Algériens dans le Royaume de l'Arabie saoudite. «Il n'y a aucun Algérien qui réside de manière illégale dans le royaume d'Arabie saoudite», a-t-il certifié, en précisant que les autorités veillent à transporter tous les pèlerins. Le ministre a démenti que des pèlerins soient livrés à eux-mêmes dans l'aéroport de Djeddah. «Nous avons eu de vrais problèmes avec la compagnie Flaynas saoudienne qui a accusé des retards de 16 h, voire d'une journée pour transporter nos pèlerins», a-t-il avoué, tout en soulignant qu'un rapport a été transmis aux autorités saoudiennes pour prendre leurs dispositions. Le ministre a assuré que les pèlerins coincés sont pris en charge. Par ailleurs et au sujet de la Grande mosquée d'Alger, le ministre a avancé qu'elle devrait être réceptionnée fin 2018, au plus tard le premier trimestre 2019. Mohamed Aïssa a confié que le président de la République a refusé que la Garande mosquée d'Alger soit baptisée en son nom. «Elle portera le nom de mosquée d'Alger tout court», a-t-il dit en guise de mettre un terme à toute polémique. Au sujet du tapis iranien qui a provoqué une campagne folle, le ministre a écarté les rumeurs en affirmant que le tapis de 10.000 m2 a fait l'objet de contrôle à deux reprises. Ce don offert par un homme d'affaires ne sera pas exploité pour la mosquée d'Alger pour la simple raison que les motifs ne conviennent pas avec le design. Mohamed Aïssa a affirmé que le président de la République a opté pour un tapis purement algérien en vue de donner un cachet traditionnel propre à l'Algérie. Concernant la désignation de l'imam de la Grande mosquée, l'hôte du forum d'El Moudjahid rassure que des évaluations sont en cours. Au sujet de la secte des Ahmadites, le conférencier considère que ce dossier est clos. «Il n'y a pas plus de dossier des Ahmadites», a-t-il certifié en précisant que les lois de la République sont au-dessus de tous. Interpellé sur les agissements des islamistes contre l'organisation des concerts, le ministre a assuré que son département lutte contre ces dérapages, en immunisant les mosquées et les imams des discours de haine et d'intégrisme. «C'est pour cette raison que nous avons gelé la création de nouvelles associations», a-t-il soutenu.