1500 EUROS D'AIDE AUX LOGEMENTS ET EXONÉRATION DE LA COTISATION À LA SÉCURITÉ SOCIALE

Le cadeau de la France aux étudiants algériens

Ainsi, les Algériens qui étudient en France ne seront plus «exclus» du dispositif Visale
Ainsi, les Algériens qui étudient en France ne seront plus «exclus» du dispositif Visale

Ces nouveaux avantages devraient permettre aux étudiants algériens de respirer en réglant deux fastidieux problèmes, dont celui du logement. La France continue de capter nos cerveaux...

Bonne nouvelle pour les étudiants algériens dans l'hexagone. La France vient de prendre de nouvelles mesures en leur faveur afin de leur faciliter encore plus le suivi de leurs cursus universitaires. Ces mesures ne sont pas des moindres puisqu'elles concernent l'épineux problème du logement, ainsi que celui de la sécurité sociale. Ainsi, les Algériens qui étudient en France ne seront plus «exclus» du dispositif Visale. À l'instar de l'ensemble des étudiants étrangers, les Algériens pourront désormais profiter de ce dispositif mis en place par le groupe Action Logement. Ce dernier est un produit simple et totalement dématérialisé. Il permet d'obtenir un cautionnement gratuit qui facilite l'accès à un logement du parc privé. Visale est une caution accordée par Action Logement au locataire pour prendre en charge le paiement du loyer et des charges locatives de sa résidence principale, dans le parc privé, en cas de défaillance. Les étudiants algériens ne disposant pas de garants pour la location de leurs logements pourront le faire grâce à Visale qui offre une garantie allant jusqu'à 1500 euros en Île-de-France et jusqu'à 1300 euros dans le reste de l'Hexagone. Ce dispositif concernera la location d'une chambre dans une résidence universitaire, mais également la location d'un logement chez un particulier, explique l'établissement chargé de l'accueil de cette catégorie d'étudiants dans l'Hexagone, à savoir Campus France. Ces nouveaux avantages devraient permettre aux étudiants algériens nouvellement inscrits dans des établissements français, de régler définitivement leurs problèmes de logement qui étaient auparavant accentués par les dispositions de l'accord franco-algérien de 1968 régissant la circulation des personnes entre les deux pays. Pour rappel, cette loi limitait notamment l'accès des étudiants algériens à l'emploi et au logement en France. Autre décision qui fera beaucoup de bien aux Algériens qui poursuivent leurs études dans les universités françaises, c'est l'exonération des cotisations d'affiliation à la sécurité sociale jusque-là fixées individuellement à 217 euros. Ce seront de belles économies pour ces étudiants qui pourront respirer et mieux se concentrer sur leurs études. Il faut dire que les étudiants algériens sont toujours aussi attirés par la France! Plus de 26.000 étudiants algériens sont inscrits cette année dans les universités françaises. Ce nombre est appelé à augmenter. Harveline Brousse, la responsable de Campus France Algérie avait annoncé, en février dernier, une augmentation du nombre de visas d'études accordés par la France aux étudiants algériens. La France continue donc de capter nos cerveaux, bien qu'elle réalise que la majorité de ces étudiants ne retournera jamais en Algérie. Mais contrairement à l'Algérie, la France a pris conscience de ce trésor qui ne demande qu'à être exploité, en lui offrant des conditions adéquates pour s'exprimer. À titre d'exemple, on trouve quelque 40.000 Algériens qui exercent dans des hôpitaux en France, dont 10.000 médecins spécialistes. Les Algériens, notamment l'élite, ont la cote à l'étranger. Les exemples de réussite tels que les Ilyas Zerhouni, Belgacem Haba, Noureddine Melikechi, Kamel-Youcef Toumi, Abdenour Abbas... ont fait des émules. Les pays étrangers ont bien compris qu'il y a des milliers d'autres petits génies dans ce pays composé à plus de 60% de jeunes, mais dont le talent n'arrive pas à exploser. Ils ne se font pas prier pour les attirer. Ces nouveaux avantages accordés par la France font partie de ces «appâts». Pendant ce temps-là, notre ministre de l'Enseignement supérieur et la Recherche scientifique les chasse en affirmant qu'il n'avait pas besoin de prix Nobel...